Le juge Van Ruymbeke contre-attaque
Pascal Clément, de toute façon, est l'âme damnée de Sarkozy. Il n'y a qu'à voir toutes les affaires où il est intervenu dont celle du type qui a tué un de ses agresseurs et qui a été libéré illico presto. D'ailleurs, il n'y a qu'à voir les commentaires du Monde pour cet article pour voir de quoi il retourne... "Que retrouve t'on dans l'entourage de Nicolas Sarkozy ? Tous les bad boys du mafieux RPR: Alain Carignon, Patrick Balkany et quelques recrues UDF comme Gérard Longuet (conseiller politique !), plusieurs fois mis en cause par la justice. Comme le dit Renaud Van Ruymbeke, le temps des affaire financières est bien fini... Patrick Balkany, était bien visible derrière Nicolas Sarkozy lors de son intronisation. Sera t'il le prochain Garde des Sceaux ?" ou bien "Je trouve la dernière phrase du ministre/candidat très menaçante... Les RG doivent déjà s'intéresser à la fiche de ce juge beaucoup trop honnête et cougageux. Il est plus facile d'attaquer le juge qui n'a fait que son travail, plutôt que son ami premier ministre, qui est à l'origine de toute cette embrouille de Clearstream...Quel bon futur président nous avons là." Sarkozy a dit que le juge "a tort, vraiment tort" de le mettre en cause. Il se sent fort Sarkozy, très fort. Trop fort. Facile quand on se croit puissant de manipuler tout le monde et de s'acharner sur les têtes qui ne lui reviennent pas. Surtout les têtes honnêtes. Souvenons-nous aussi qu'il a voulu faire virer la femme à Lahoud du service de Douste-Blazy... Il y a un proverbe bien français qui dit "Qui trop embrasse, mal étreint" ou "Tant va l'eau à la cruche qu'elle se casse..." Il a raison de bien profiter de sa situation actuelle, vu son thème astral, il est dans ce que l'on nomme "la zone fractale"... la balance qui est au-dessus de sa tête commence à sérieusement pencher du mauvais côté. "Vous serez jugé à vos oeuvres..."
Renvoyé devant le Conseil supérieur de la magistrature,
le juge Van Ruymbeke contre-attaque
Le ministre de la justice, Pascal Clément, a annoncé, vendredi 2 février, sa décision de renvoyer devant le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) le juge Renaud Van Ruymbeke, épinglé dans un rapport de l'Inspection générale des services judiciaires (IGSJ), pour sa rencontre hors procédure avec le corbeau présumé de l'affaire Clearstream.
Le garde des sceaux "a estimé que les manquements relevés par l'Inspection générale des services judiciaires à l'encontre de M. Van Ruymbeke justifiaient la saisine de la formation disciplinaire de l'organe constitutionnel compétente pour les magistrats du siège", précise la chancellerie dans un communiqué.
Remis mercredi au ministre de la justice, le rapport de l'IGSJ reproche à Renaud Van Ruymbeke, premier juge d'instruction au tribunal de grande instance de Paris, "d'avoir été singulièrement imprudent ou d'avoir manqué de discernement en acceptant ou en décidant de conduire des entretiens hors procédure" avec Jean-Louis Gergorin, personnage central de l'affaire des faux listings Clearstream.
M. Van Ruymbeke se voit reprocher dans ce rapport des auditions hors procédure, la non-révélation d'informations utiles à des procédures pénales en cours ainsi que la transmission d'éléments d'instruction à une personne extérieure. "Les manquements reprochés" sont néanmoins "replacés dans le contexte exceptionnel des deux affaires concernées" [frégates et Clearstream]. Le rapport souligne que le juge a "agi dans le souci exclusif de la recherche de la vérité".
Renaud Van Ruymbeke, 54 ans, encourra une sanction pouvant aller du blâme à la révocation. La demande de promotion de ce magistrat comme président de chambre de la cour d'appel de Paris, qui semblait acquise avant l'affaire, apparaît compromise. Le juge, connu pour avoir mené à bien des instructions sur le financement occulte du Parti socialiste, sur des détournements de fonds à Elf, ou encore sur le meurtre de la jeune Britannique Caroline Dickinson en 1996, fait figure d'exemple dans le corps des juges d'instruction.
VAN RYUMBEKE CONTRE-ATTAQUE
Le juge Van Ruymbeke a mis en cause Nicolas Sarkozy, estimant qu'il s'agissait d'une "décision politique sans surprise" après les attaques du ministre contre lui dans le dossier Clearstream. Le patron de l'UMP, candidat à la présidentielle, avait notamment expliqué, le 19 octobre 2006, sur TF1, avoir été faussement mis en cause dans l'affaire Clearstream "sur la base du mensonge d'un corbeau qui s'était allié avec un juge".
"La décision du ministre se fonde sur un rapport, dont je n'ai toujours pas eu connaissance, commandé à grand bruit par le ministre [de la justice] à l'Inspection générale qui lui est subordonnée", a constaté le juge financier, qui assure n'avoir fait que son travail en mettant tout en œuvre pour rechercher la vérité dans le dossier des frégates de Taïwan.
Sources Le Monde
Posté par Adriana Evangelizt