De l'eau dans son vin américain
Il peut dire ce qu'il veut, nous gardons en souvenir "l'arrogance de la France" lors de son séjour aux Etats-Unis. Ce n'est pas la peine qu'il fasse marche arrière, on connaît ses relations outre atlantiques y compris les lobbies sionistes dont il est un des bras armés. Ici on n'est ni en Amérique ni en Israël, on est en France.
De l'eau dans son vin américain
Le leader UMP a souhaité une relation «libre» avec les Etats-Unis.
Comment rectifier le tir sans se dédire ? «L'amitié entre l'Europe et les Etats-Unis est une nécessité pour l'équilibre du monde, a déclaré hier Nicolas Sarkozy. L'amitié entre la France et les Etats-Unis est profonde, sincère et indéfectible. Mais l'amitié, c'est d'être avec ses amis quand ils ont besoin de vous et d'être capable de leur dire la vérité quand ils ont tort. L'amitié, c'est le respect, la compréhension, l'affection, mais pas la soumission.»
Le candidat de l'UMP savait être attendu sur le sujet après que sa visite et ses déclarations à Washington ont troublé les esprits en septembre dernier, y compris au sein de la droite. La France n'est «pas exempte de reproches» dans sa relation avec les Etats-Unis avait-il alors affirmé après une rencontre avec George W. Bush, prônant un dialogue «sans arrogance, sans mises en scène», allusion non voilée à la flamboyance du discours à tonalité anti-américaine tenu par Paris avant l'intervention militaire des Etats-Unis en Irak.
Hier, Sarkozy a balayé l'épisode, le qualifiant d' «erreur historique» avant de lancer avec des accents quasi gaulliens : «Je veux une France libre, une Europe libre. Je demande donc à nos amis américains de nous laisser libres, libres d'être leurs amis. L'amitié ce n'est vrai, ce n'est sincère, que si on est libre.» Et pour mieux en finir avec les accusations d' «atlantisme» portées à son encontre, le candidat a cité, à la fois, son opposition à l'entrée de la Turquie dans l'UE comme gage de son «indépendance» à l'égard des Etats-Unis et a appelé les Européens à veiller «à ce que l'Otan n'évolue pas, comme semblent le souhaiter les Etats-Unis, vers une organisation concurrente de l'ONU et effectuant des missions aux confins du militaire, de l'humanitaire et des activités de police internationale» .
Sources Libération
Posté par Adriana Evangelizt
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