Incidents et coups tordus émaillent la campagne présidentielle
Incidents et coups tordus émaillent
la campagne présidentielle
Le candidat à l'élection présidentielle, Nicolas Miguet, le 8 décembre 2006 à ParisCandidat en garde à vue, piratage informatique ou vols, soupçons de détournement de parrainages: la campagne présidentielle est émaillée d'incidents susceptibles, vu la période et les enjeux, de devenir des "affaires" pour la police qui doit redoubler de vigilance.
Nicolas Miguet, président du Rassemblement des contribuables français et candidat à l'élection présidentielle, se trouvait en garde à vue depuis mardi après-midi dans le cadre d'une enquête préliminaire liée à une suspicion de détournement de parrainages, a-t-on appris auprès de son avocat.
Il est entendu par la brigade de répression de la délinquance faite aux personnes (BRDP) dans le cadre d'une enquête ordonnée par le parquet de Paris, selon une source judiciaire.
De même source, on a appris lundi qu'une partie du système informatique du Front national (FN), qui contenait la liste des maires ayant promis de signer pour Jean-Marie Le Pen, avait été piratée, sans doute en interne.
L'avocat de Ségolène Royal, Jean-Pierre Mignard, a annoncé d'autre part mercredi que les victimes de quatre vols et tentatives accompagnés d'effraction, commis chez la candidate socialiste cet été et au domicile de membres de son équipe de campagne récemment, seront "prochainement réentendues".
M. Mignard a rencontré à ce sujet mardi, à sa demande, le procureur général de la cour d’appel de Paris, Laurent Le Mesle. Ce dernier a confirmé qu'une "audition et des informations complémentaires" sur ces vols avaient été demandées, a indiqué à sa suite le parquet général.
Une inexplicable série de dégradations vise par ailleurs les permanences de partis politiques, à Paris, ce qui inquiète leurs responsables en pleine campagne et laisse les policiers perplexes.
De sources policières, on a affirmé mercredi que toutes ces affaires étaient examinées "avec attention", en soulignant qu'elles sont "fréquentes" en périodes électorales où la "vigilance est de mise".
"Les services spécialisés sont automatiquement saisis, quelle que soit la nature des infractions, afin de lever tout doute et suspicion", a-t-on précisé. "Il y a parfois des esprits qui s'échauffent et de la surenchère", observe en l'occurence un commissaire des Renseignements généraux (RG).
Un ancien directeur de la police judiciaire parisienne, Claude Cancès, qui a vécu la campagne présidentielle de 1995, confirme: "il faut être très attentif, le moindre incident peut devenir une affaire. Il faut tout verrouiller surtout avec le développement des officines privées" de sécurité et de gardiennage.
Il constate, à l'instar d'autres policiers, que le rôle des dites officines est souvent évoqué dans ces affaires. D'autres affirment que "des ordres" peuvent même parfois être donnés aux policiers eux-mêmes".
Sources AFP
Posté par Adriana Evangelizt