Sarkozy s'approprie "la gauche de jadis" contre le PS d'aujourd'hui
La provocation continue. Il se réclame de Blum, de Ferry, cite du de Gaulle, il ne va pas tarder pour séduire les chrétiens à nous sortir des phrases du Galiléen. Lorsqu'il est monté sur le podium face à un public nombreux, Sarkozy se sent plus grand et il est exalté. L'égrégore créé par ses fans plane au dessus de sa tête et lui donne de l'inspiration. Il nous fait penser à certain tribun vantant l'esprit de la Nation à une jeunesse ayant perdu tous ses repères. C'est eux finalement qui l'avaient hissé au Pouvoir. Le même schéma nous attend. Préparons nos valises, les bons et vrais Français ne resteront pas dans un pays qui ne s'appartiendra plus et le Peuple encore moins. Pauvre France !
Sarkozy s'approprie "la gauche de jadis" contre le PS d'aujourd'hui
Le candidat UMP à la présidentielle Nicolas Sarkozy s'est attaqué frontalement au PS mardi à Toulouse, invoquant plus que jamais l'héritage de Jean Jaurès pour disqualifier "la gauche d'aujourd'hui".
Dans la ville rose "qu'on a dit de gauche parce qu'elle a du coeur", il a cité pas moins de onze fois le fondateur de L'Humanité, rendant aussi hommage à Blum pour mieux accabler ses héritiers socialistes. "Je ne suis pas socialiste, mais ce qu'a fait la gauche de jadis (...) je veux le faire à mon tour", a affirmé M. Sarkozy devant un auditoire estimé par l'UMP à 14.000 personnes, mais vraisemblablement plus proche de 8.000 à 10.000. Se définissant comme un membre de "la droite républicaine", il a revendiqué "l'héritage du droit du travail, de la sécurité sociale, de l'assurance-chômage et des congés payés, parce que cet héritage appartient à tous les Français qui ne souhaitent pas renvoyer l'homme à la loi de la jungle". "Laissez dormir la gauche qui a tant fait pour la classe ouvrière, vous qui n'avez jamais rien fait pour elle", s'est-il exclamé à l'intention des dirigeants du PS.
"Je me sens l'héritier de Jaurès. Salut, Monsieur Hollande", a-t-il insisté, moquant le premier secrétaire du PS qui l'avait accusé de "captation d'héritage" quand il avait commencé, en janvier, à citer le grand homme de Carmaux. Selon l'ex-ministre de l'Intérieur, "la gauche en dévalorisant le travail a trahi Jaurès" et "la classe ouvrière s'est détournée d'elle parce que la gauche a oublié les ouvriers". "Cette gauche", d'après lui, "condamne la France à un assistanat et à un égalitarisme généralisés qui portent atteinte à la dignité de la personne humaine et qui portent le germe de la régression sociale". Lui promet de "réhabiliter le travailleur qui a été trop longtemps ignoré par la droite et qui a été trahi par la gauche", et dit "comprendre la désespérance" des travailleurs pauvres. Il a aussi stigmatisé un PS qui ne serait plus réformateur, mais "immobile et statufié", et "préfère s'occuper de la démocratie participative que du pouvoir d'achat".
"La politique qui ne peut rien, c'est la politique qui ne veut rien", a-t-il martelé.
Il a encore accusé la gauche actuelle d'"hystérie" dans le débat sur l'identité nationale ou sur l'inné et l'acquis. "A force de considérer que tous les enfants se ressemblent, on s'interdit de corriger les inégalités", a-t-il dit sur ce point. Aujourd'hui en France, a-t-il dit, un homme politique n'aurait "pas le droit d'appeler voyou un voyou, racaille une racaille", ce dernier mot déclenchant un tonnerre d'applaudissements. Le candidat UMP, après avoir encore invoqué Jules Ferry, père au XIXe siècle de l'école publique gratuite et obligatoire, a tout de même conclu en citant le général de Gaulle.
"Où est l'avenir? Il est en nous", a-t-il dit en appelant ses partisans à se mobiliser en vue du 1er tour. Le candidat était accompagné par Jean-François Copé, ministre du Budget, son collègue des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy, également président de la communauté urbaine de Toulouse, et par le député-maire UDF d'Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) André Santini. Avant le meeting, Nicolas Sarkozy s'était rendu brièvement auprès des responsables syndicaux d'Airbus, qu'il avait déjà rencontrés le 5 mars. Au sortir de cette rencontre, il avait ironisé sur "l'ouverture d'esprit" de Jean-Marie Le Pen, qui "accepte de parler avec un immigré comme moi". Un rival FN que M. Sarkozy n'a pas cité une seule fois lors du meeting.
Sources Tageblatt
Posté par Adriana Evangelizt