Sarkozy juge déterminante la part du christianisme dans l'identité nationale
La nouvelle stratégie de Sarkozy est de se revendiquer catholique de culture, de tradition, de confession. Il sera l'invité dimanche de "Face aux chrétiens". Nous imaginons sans peine comme il va ricaner intérieurement... un peu comme quand il était devant la tombe du général de Gaulle pensant qu'aucun objectif ne capterait son "sourire". Un sourire qui en dit long...

Nicolas Sarkozy est comme le caméléon. Il s'adapte avec une facilité étonnante à l'environnement du moment à partir de l'instant où ça doit lui rapporter quelque chose. Avec les chrétiens, c'est du pain béni. Entre les protestants et les catholiques, il n'y a pas photo. Ils sont à 90 % pro-israéliens. Ceci explique cela. Tout va toujours dans la même direction avec Sarkozy. Il perd pas le nord. Même pas pour le financement des cultes.
Sarkozy juge déterminante la part du christianisme
dans l'identité nationale
PARIS (AFP) - Candidat à la présidence d'un pays laïque, Nicolas Sarkozy met régulièrement en avant son appartenance au catholicisme et considère "déterminante" la part du christianisme dans l'idendité nationale française, au moment où on constate que les chrétiens votent plus à droite que la moyenne nationale.
Jeudi, il sera l'invité de l'émission "Face aux Chrétiens" sur RCF et Radio Notre-Dame. Le rédacteur en chef et animateur de l'émission Frédéric Mounier indique qu'il l'a invité "parce qu'il est intéressant de recevoir les deux candidats avant le deuxième tour" (Ségolène Royal est invitée pour le jeudi suivant) et aussi parce qu'"il cite fréquemment des références religieuses" et "parle volontiers de la place du sacré" dans la société contemporaine.
Mardi soir, en meeting dans la banlieue de Rouen, Nicolas Sarkozy avait ajouté Jeanne d'Arc à son panthéon personnel. Le 16 avril, il s'était dit "inspiré" par Jean Paul II, "l"homme qui a eu le courage de dire aux jeunes +n'ayez pas peur+". Et dans le livre d'entretiens publié en 2004 (Cerf) "La République, les religions, l'espérance", il dit son admiration pour le père Guy Gilbert (qui s'occupe de jeunes délinquants), Soeur Emmanuelle, et les contemplatifs.
Dans ce même ouvrage, il affirme: "je suis de culture catholique, de tradition catholique, de confession catholique. Même si ma pratique religieuse est épisodique, je me reconnais comme membre de l'Eglise catholique".
Dans une interview à Famille Chrétienne, le 21 avril, il parlait de la part "déterminante" du christianisme dans "l'identité nationale", dans son histoire et dans sa culture. Il y redisait que pour lui, le rôle des religions dans les débats de société est "fondamental" parce qu'elles y apportent "une dimension morale et métaphysique essentielle à nos questionnements".
Dans son livre d'entretiens, il avait déjà parlé de la place "centrale" de la religion dans la France de ce début de troisième millénaire.
Jusqu'à présent, ni les candidats, ni les présidents ne s'exprimaient aussi ouvertement sur leurs convictions religieuses dans une république laïque où les rôles de l'Etat et de l'Eglise sont nettement séparés (loi de 1905). Nicolas Sarkozy a justement envisagé un toilettage de cette loi concernant notamment le financement des lieux de culte, mais il n'en parle plus pour le moment.
Ces déclarations sur la place de la religion dans la société ont-elles eu une influence sur le vote des chrétiens? Mardi, le futur président de la Fédération protestante de France (FPF) Claude Baty estimait que l'attitude de Nicolas Sarkozy avait "pu jouer une rôle" dans la droitisation du vote des protestants, jusqu'ici classés plus à gauche que les catholiques.
Selon deux sondages Ifop publiés avant le premier tour, 34% des protestants s'apprêtaient à voter Sarkozy (Réforme), comme 33% des catholiques (La Croix). Et un sondage sortie des urnes (CSA-Cisco pour La Croix) indiquait que 37% des catholiques et 45% des pratiquants réguliers (au moins une messe par mois) avaient voté Sarkozy au 1er tour.
Pourtant, il n'y a pas de consignes de vote de la part des responsables des cultes qui se contentent de rappeler les grands principes de solidarité, d'accueil de l'autre, de partage. Traditionnellement "plus on est pratiquant et plus on vote à droite" et dans un contexte général de glissement vers la droite, le vote des chrétiens n'est peut-être pas directement influencé par les références religieuses de Nicolas Sarkozy.
Sources AV Maroc
Posté par Adriana Evangelizt