Un grand ami d'Israël et de la Palestine au Quai d'Orsay ?

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Hubert Védrine et Israël

Un grand ami d'Israël et de la Palestine au Quai d'Orsay ?

Par Daniel Rouach

Israel Valley

Selon Le Monde.fr, Nicolas Sarkozy a proposé à Hubert Védrine, ancien ministre de Lionel Jospin, d’être le prochain ministre des affaires étrangères de son gouvernement, et ce dernier y “réfléchit”. En Israël Hubert Védrine n’est pas un inconnu.

Hubert Védrine en janvier 2007 dans son blog n’hésite pas a donner une synthèse de sa vision de Moyen-Orient :

Hubert Védrine : “La paix à inventer entre la Palestine et Israël est au cœur du projet de l’alliance des civilisations. Elle impose que soit mis en chantier, sans plus attendre, un état des lieux objectif du Moyen Orient. Cet état des lieux procèderait de trois réalités désormais irréfragables :

- réalité du mouvement national palestinien, dont chacun a enfin compris que ni l’usure du temps, ni la force, ni l’argent, ne viendront à bout de sa détermination à bâtir un Etat libre, respecté et doté des moyens de la souveraineté ;

- réalité du mouvement national juif, qui a trouvé son aboutissement en Israël, dans une partie de la Palestine, et dont on sait également que ni le terrorisme, ni les guerres, ni les pressions internationales, ne viendront à bout ;

- volonté de tous et d’abord de la majorité des Arabes et des Palestiniens, du peuple israélien et des juifs dans le monde, d’accepter et de faire vivre une solution digne, juste et éthique, qui donne ses vraies chances à la coexistence de deux Etats, palestinien et israélien, égaux en sécurité, en droits et en devoirs.

Cet état des lieux conduirait de lui-même à un scénario apaisé et non partisan, de construction de la paix entre deux Etats également légitimes. Deux Etats auxquels on aura reconnu, dans un esprit de justice, les mêmes exigences de viabilité, de pérennité et de sécurité. Deux Etats et deux peuples pour lesquels ces droits et ces valeurs devront, dans le futur, être conjugués de la même façon, sans compromissions, sans faiblesse et sans ostracisme.

Nous pensons qu’il est vital que les Palestiniens et les Israéliens entendent enfin un propos et un discours qui relatent objectivement leurs responsabilités respectives dans la tragédie et la faillite actuelles. Il est essentiel pour les Palestiniens, comme pour le monde arabo-musulman, de comprendre que les termes de l’équation Palestine-Israël peuvent changer si les Nations unies prennent la responsabilité de dire à l’opinion internationale ce qu’ont été le prix et le poids de ces soixante années d’incompréhension, de stigmatisation, de vérités cachées ou instrumentalisées.

Cette souffrance doit être connue et reconnue. Le franchissement de ce seuil psychologique et historique peut changer la donne, être le premier pas sur le chemin de la dignité reconquise, conduire enfin à une paix qui ouvre la voie à la réconciliation. L’analyse froide et rationnelle de ces soixante années peut contribuer à exorciser les peurs en Israël tout en permettant au peuple israélien de retrouver ses valeurs fondatrices.

Notre proposition est que cet exercice de vérité « pédagogique et politique » sur l’histoire entrecroisée des deux peuples telle qu’ils l’ont ressentie, soit lancé par les Nations unies, sous la forme d’un « Livre Blanc », à entreprendre sans tarder, et rédigé par des personnalités israéliennes et palestiniennes incontestables.

Seuls les extrémistes et les fondamentalistes seront mis sur la défensive par cet exercice, car ils ne seront plus les champions d’une cause dont ils se sont emparés par défaut ou par effraction, en tirant profit d’une histoire non dite et trop longtemps ignorée par la communauté des nations.

Il faut espérer qu’une même approche pragmatique et réaliste pour changer la donne prévale aux Etats-Unis malgré les difficultés sur la base du rapport Baker-Hamilton. S’agissant des relations entre l’islam et le monde occidental, de l’Irak ou de la paix entre Palestiniens et Israéliens, tous les acteurs de cette crise ont besoin de reconnaître ce qu’ils ont vécu et enduré pour fonder leur relation future sur une base clarifiée et sereine”.

Israelvalley a retrouvé les propos de Hubert Védrine en 1997, alors Ministre des Affaires Etrangères, lors d’une réunion très importante au Sénat :

EXTRAITS :

Le Ministre Védrine “a estimé que toute forme de pression exercée sur Israël à l’occasion de la ratification de l’accord d’association entre ce pays et l’Union européenne risquerait d’être contre-productive, sachant que certaines dispositions de cet accord étaient déjà en vigueur.

Toute mise en garde, a estimé M. Hubert Védrine, gagnerait en efficacité dans le cadre d’un accord ratifié plutôt qu’en dehors de tout accord. Au demeurant, a précisé le ministre, l’accord comportait des clauses selon lesquelles sa mise en oeuvre pleine et entière était liée à l’évolution normale du processus de paix.

Le ministre a fait remarquer que le récent accord conclu entre Israël et le Vatican sur certains biens de l’Eglise catholique s’inscrivait dans une normalisation progressive des relations bilatérales qui, du fait de la difficile question du statut de Jerusalem, suscitait certaines inquiétudes parmi les Palestiniens.

Hubert Védrine a évoqué les problèmes liés à la prolifération et au contrôle des armements au Moyen-Orient ainsi que l’équilibre des forces dans la région.

Sources Israel Valley

Posté par Adriana Evangelizt

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