Sarkozy et Merkel veulent réfléchir à la concurrence internationale
Sarkozy et Merkel veulent réfléchir à la concurrence internationale
Ils souhaitent que l'Europe s'intéresse à la façon dont elle peut faire face à la concurrence des pays émergents.
Nicolas Sarkozy, a assuré lundi 16 juillet que la France était "pour l'indépendance de la Banque centrale européenne" (BCE). Il s'est exprimé à l'issue d'un sommet franco-allemand à Toulouse, auquel participait Angela Merkel. La chancelière allemande a conforté les propos du président français indiquant que "l'indépendance de la BCE est très importante pour la zone zeuro".
"Nous sommes d'accord tous les deux sur le fait que la Banque centrale européenne est indépendante, c'est très important", a-t-elle insisté.
"Dans notre débat, nous avons également parlé des taux de change et de la politique monétaire, budgétaire", a rapporté la chancelière.
Débats sur les écarts des taux de change
"En tant que pays du G8, il faut que nous fassions en sorte que les différences entre les politiques soient les plus minces possibles afin que cela n'ait pas trop de répercussions sur les taux de change, comme on le voit avec l'euro et le dollar, mais ça vaut également pour la monnaie chinoise", a-t-elle dit.
"Ceci amènera sans doute à des débats dans le domaine transatlantique sur les écarts des taux de change", a poursuivi Angela Merkel.
Précédemment, Nicolas Sarkozy avait critiqué la politique de l'euro fort à de nombreuses reprises.
Concurrence des pays émergents
Dans la foulée, ils ont également abordé la question de la concurrence des pays émergents et la façon dont l'Europe, dans son ensemble, peut y faire face.
Aussi, au prochain Conseil des ministres, ils ont indiqué qu'ils proposeraient une réflexion à la présidence portugaise de l'UE, sur la manière dont l'Europe doit "se préparer" à de "nouveaux paramètres de compétition" et faire face à cette concurrence.
"Nous allons réfléchir à comment créer une concurrence ouverte en Europe, et par la suite la réciprocité avec d'autres pays moins ouverts que nous à cette concurrence", a déclaré Angela Merkel.
Et d'ajouter qu'il faut "éviter que tout règlement ne soit fait dans une vision uniquement nationale".
Nicolas Sarkozy a, pour sa part, expliqué qu'il "faut que l'Europe à 27 réfléchisse à une politique économique et une politique industrielle luttant contre la délocalisation".
Sources Challenges
Posté par Adriana Evangelizt