Sarkozy reporte son voyage du 18 septembre à Nantes

Publié le par Adriana EVANGELIZT

En pleine grogne syndicale,

Sarkozy reporte son voyage du 18 septembre à Nantes

PARIS (AFP) — Le report de la visite de Nicolas Sarkozy à Nantes, où il devait évoquer mercredi l'avenir de la Fonction publique, intervient en pleine grogne syndicale face à la réforme annoncée des régimes spéciaux et aux suppressions programmées de postes de fonctionnaires.

L'Elysée a annoncé lundi soir que le déplacement de Nantes était reporté au 20 septembre, en invoquant des "contraintes d'agenda". Réinterrogé mardi matin sur la raison de ce report, la présidence n'a fait aucun autre commentaire.

Le chef de l'Etat devait y détailler les réformes qu'il entend mener dans la fonction publique, des mesures très attendues des syndicats, exaspérés par les suppressions d'emploi et l'absence de négociations salariales. Nicolas Sarkozy s'exprimera donc sur l'avenir de la Fonction publique deux jours après avoir dévoilé ses intentions sur les régimes spéciaux, qui ne concernent pas les fonctionnaires mais constituent une nouvelle pomme de discorde entre syndicats et gouvernement.

En effet, après l'annonce dimanche par le Premier ministre François Fillon - et à la surprise générale - que la réforme des régimes spéciaux n'attendait que le "signal" du chef de l'Etat, M. Sarkozy a prévu de faire part de sa décision "le 18 septembre" devant les journalistes d'information sociale. L'avenir de la Fonction publique et les régimes spéciaux de retraite constituent pour le président son premier grand test social.

Au centre du premier dossier, figurent les effectifs et les salaires. Le non remplacement de 22.700 fonctionnaires partant à la retraite dans le budget 2008, annoncé fin juillet, a fortement irrité les organisations syndicales. La grogne des syndicats a été attisée par la malencontreuse formule de la ministre de l'Economie Christine Lagarde qui a évoqué le 2 septembre un "plan de rigueur" dans la Fonction publique.

Même si le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant puis François Fillon ont vivement démenti la ministre, les syndicats y ont vu un "aveu de franchise", selon le terme du secrétaire général de la CFDT François Chérèque. Depuis dimanche, le gouvernement a ouvert un autre front, celui des régimes spéciaux. Le soupçonnant de vouloir "passer en force" sur cette réforme qui avait paralysé le pays en 1995, les syndicats ont prévenu le gouvernement qu'un "conflit majeur" aurait lieu s'il agissait sans négocier.

Ils ont toutefois reconnu pour certains la nécessité d'une évolution. D'ailleurs, selon Le Parisien/Aujourd'hui en France de mardi, le "coup d'accélération" du Premier ministre a été jugé "hâtif" et "maladroit" par l'Elysée. Le quotidien cite, sans le nommer, un ministre qui affirme que "cela a un peu grincé". Interrogé sur ce point, Matignon ne faisait mardi matin aucun commentaire. Auteur de la réforme de 2003 sur les retraites (gouvernement Raffarin), François Fillon considère que le pays est mûr pour revoir les régimes spéciaux.

Le président Nicolas Sarkozy se rend ce mardi à Rennes où il présentera sa "vision" pour l'avenir de l'agriculture en inaugurant le 21e salon de l'élevage Space, le deuxième plus important d'Europe, dans un contexte de hausse des coûts des matières premières.

Le Space sera l'occasion d'entendre le "premier discours de politique agricole du président", a annoncé le président du salon, Jean-Michel Lemétayer, également président de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA). Ce "grand discours" permettra à M. Sarkozy de "présenter sa vision et ses ambitions pour l'avenir de l'agriculture française et européenne", a précisé David Martinon, le porte-parole de l'Elysée.

Les agriculteurs attendent que le nouveau président, qui sera accompagné du ministre de l'Agriculture Michel Barnier, "confirme ses positions, dont certaines étaient dans son programme", a souligné M. Lemétayer. Parmi les sujets de préoccupation figure l'évolution de la Politique agricole commune (PAC), dont la Commission européenne doit dresser un "bilan de santé" en 2008.

Dans l'immédiat, les éleveurs s'inquiètent surtout de la hausse du coût des aliments pour bétail, qui affecte en particulier les secteurs du porc et de la volaille, très implantés dans l'ouest de la France. A l'appel de la FNSEA, des agriculteurs ont manifesté ces derniers jours devant plusieurs grandes surfaces de l'ouest pour dénoncer les marges des distributeurs et réclamer une augmentation des prix payés pour la viande.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt


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