Polémique sur l'Etat "en faillite" décrit par le Premier ministre
A notre avis, Fillon n'a pas balancé cette phrase au hasard. Ils sont certainement en train de nous concocter quelque chose de copieux qui risque fort amener de grands mécontentements. Nous disions sur un autre site qu'il allait y avoir beaucoup de manifestations jusqu'à bloquer la France et nous nous demandons sérieusement si Sarkozy finira son mandat, s'il continue dans cette voie. A savoir que tout le monde se serre la ceinture sauf lui et son aéropage et nous ne parlerons pas de ses alliances avec des pays belliqueux qui ne peuvent en aucun cas être tolérés par les Français. Déjà un soldat français mort pour Bush... car nous n'avons absolument rien à faire là-bas quand on sait, de surcroît, le nombre de civils tués en Afghanistan soit par l'OTAN, soit par l'armée de la coalition.
Polémique sur l'Etat "en faillite" décrit par le Premier ministre
Les propos du Premier ministre français, François Fillon, qui s'est dit vendredi à la tête d'un "Etat en situation de faillite", ont suscité samedi une vive polémique, jusqu'au sein de la majorité de droite.
"La France n'est pas en faillite", s'est insurgé dès vendredi Dominique de Villepin, ex-Premier ministre de droite et prédécesseur de M. Fillon, affirmant "avoir laissé l'Etat dans une situation meilleure qu'aujourd'hui".
L'ex-Premier ministre socialiste Lionel Jospin a jugé "un peu étrange" qu'un chef de gouvernement prononce de tels propos, accusant en outre la droite d'avoir fait "exploser la dette" depuis 2002.
Le centriste François Bayrou a vu pour sa part dans la sortie de M. Fillon "un aveu estomaquant" alors que le gouvernement a mené notamment selon lui "une politique laxiste et injuste" avec des allègements fiscaux depuis sa nomination.
Lors d'une visite dans l'île méditerranéenne de Corse vendredi, M. Fillon a déclaré "Je suis à la tête d'un Etat qui est en situation de faillite sur le plan financier, (...) qui est depuis 15 ans en déficit chronique, (...) avant de tenter d'atténuer ses propos en précisant qu'il s'agissait d'une "image" face à des agriculteurs "qui demandent toujours plus à l'Etat".
"M. Fillon a commis deux erreurs. C'est totalement excessif de dire que la France est en faillite et il se trompe en pensant qu'il est +à la tête de l'Etat+", a réagi à droite l'ancien ministre François Goulard, faisant allusion à l'hyperactivité du président Nicolas Sarkozy qui a tendance à effacer le rôle du chef du gouvernement.
"Fillon a un orgueil énorme. Tant que Sarkozy continuera à l'étouffer et voudra tout faire, Fillon cherchera à faire des discours provocants pour exister. C'est un processus qui risque de s'emballer", a déclaré à l'AFP un élu du département de la Sarthe (ouest), fief du Premier ministre.
La France n'est pas techniquement en faillite, comme l'a affirmé vendredi le Premier ministre François Fillon, mais elle doit moins dépenser pour arrêter de gonfler sa dette, considèraient samedi des économistes:
"Techniquement, ça n'a pas beaucoup de sens", a estimé samedi l'économiste Elie Cohen sur France Info, car "pour qu'un pays soit en faillite, il faudrait qu'il ne puisse plus emprunter sur les marchés internationaux". Or "les prêteurs se bousculent pour prêter de l'argent à la France". En outre, "les niveaux de dettes que nous avons sont certes élevés mais ils se comparent tout à fait à ceux des autres pays développés". La France est ainsi "beaucoup moins endettée que le Japon" où la dette a atteint 186% du PIB en 2006, "et personne ne dit que le Japon est en faillite", a observé l'économiste.
Pour autant, la France "a accumulé des déficits puis de la dette", a-t-il souligné.
Après plusieurs années de dépassement, la France a ramené depuis 2005 son déficit public (Etat, Sécurité sociale et collectivités locales) sous la barre de 3% du produit intérieur brut (PIB) fixée par le pacte de stabilité européen. Ce déficit représentait 2,6% du PIB fin 2006 et le gouvernement prévoit de le ramener à 2,4% fin 2007 et 2,3% fin 2008.
En revanche, son taux d'endettement dépasse depuis plusieurs années le plafond de 60% du PIB préconisé. La dette a atteint en septembre 1.150,3 milliards d'euros, soit 64,2% du PIB. Pour 2007, le gouvernement entend la stabiliser à ce niveau.
Une situation qui a un "coût", a noté Valérie Rabault, membre du Collectif économiste pour l'action politique (Cepap). Le "service de la dette", c'est-à-dire le remboursement des intérêts annuels des sommes empruntées, dépasse 40 milliards d'euros chaque année, ce qui en fait le deuxième poste budgétaire, juste derrière l'Education nationale. "Les investisseurs semblant devenir de plus en plus sélectifs sur la dette de certains pays", tels que la France, le montant des intérêts à rembourser pourrait encore s'alourdir de 800 millions d'euros par an, selon Mme Rabault.
Et comme la croissance ralentit, "il va falloir serrer la dépense" et "imaginer un budget beaucoup plus strict que prévu pour 2008 et encore plus pour 2009", estime M. Cohen.
Le gouvernement doit présenter mercredi son projet de budget pour 2008, alors que plusieurs organismes internationaux ont revu à la baisse leurs prévisions de croissance pour la France en 2007. L'Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) table sur 1,8%, contre 2,2% auparavant. La Commission européenne prévoit désormais 1,9%, contre 2,4% précédemment
Dans ce contexte, M. Cohen juge "inadapté" le paquet fiscal de plus de 10 milliards d'euros adopté cet été. "Autant dans un contexte où la croissance était là, où la réduction du chômage était là, on pouvait imaginer qu'il (le président Sarkozy) distribue quelques sucreries à son électorat, (...) autant dans le contexte actuel cette politique apparaît inadaptée", déclare-t-il.
Sources YAHOO FR
Posté par Adriana Evangelizt