Les dirigeants européens approuvent le traité remplaçant la Constitution
Sarkozy doit sans doute être fier de lui. Non seulement il s'asseoit sur le vote populaire des Frnçais qui ne voulaient pas d'une Europe inféodée aux Etats-Unis mais, de surcroît, il a participé aux doléances du principal cheval de troie étatsunien, la Pologne qui n'a pas honte d'héberger sur son sol le bouclier anti-missiles de l'oncle Sam. Ma foi, pour quelques millions de dollars que ne ferait-on pas ? Peuples, nous venons de rentrer dans la machine à broyer du populo et dans le piège du Nouvel Ordre Mondial qui se referme lentement sur l'Humanité. Mais tout le monde est aveugle et ceux qui nous gouvernent marchent main dans la main avec les ennemis de demain qui ricanent en coulisses du bon tour joué aux dupes si facilement manipulées. Plus que jamais nous disons qu'il et temps que les peuples du monde se libèrent de la servitude des puissants qui sont incapables de bien nous gouverner et encore moins de nous protéger. Triste constat.
Les dirigeants européens approuvent le traité
remplaçant la Constitution
Les dirigeants européens ont approuvé vendredi un nouveau traité remplaçant la Constitution européenne, avec l'espoir d'en avoir enfin fini avec plus de deux ans de crise institutionnelle.
"L'Europe est sortie de sa crise institutionnelle et est prête à affronter les défis du futur", a affirmé le Premier ministre portugais José Socrates, président en exercice de l'UE, avant de sabler le champagne avec ses homologues européens.
"Nous avons réussi: le pas politique décisif a été franchi ce soir", a déclaré de son côté la chancelière allemande Angela Merkel.
Le texte de plus de 250 pages a été approuvé peu avant 01h00 du matin (minuit GMT), après d'ultimes concessions aux Polonais et aux Italiens, les deux pays qui avaient encore d'importantes réserves en arrivant à Lisbonne.
"La Pologne a obtenu tout ce qu'elle voulait", s'est félicité son président Lech Kaczynski, qui a acquis depuis son arrivée au pouvoir la réputation de trublion de l'Union européenne.
Le traité devra encore être signé et ratifié dans les 27 Etats membres pour entrer en vigueur, une phase délicate qui devrait durer jusqu'à fin 2008. Les dirigeants européens espèrent qu'il entrera en vigueur au 1er janvier 2009, ou avant les élections européennes du printemps 2009.
Le traité a été rédigé de manière à pouvoir être ratifié sans référendum. Il retient de nombreuses innovations qui figuraient dans la Constitution rejetée en 2005 par les Français et les Néerlandais, mais évite le mot Constitution et supprime tout ce qui semblait donner à l'Union européenne les apparences d'un super-Etat (hymne et drapeau européens notamment).
Seule l'Irlande est tenue d'organiser une consultation populaire sur ce texte. En Grande-Bretagne, les eurosceptiques en réclament un. Mais le Premier ministre Gordon Brown a rejeté ces appels jeudi à Lisbonne.
"Il est temps pour l'Europe de passer à autre chose et de mettre tous nos efforts dans les problèmes importants pour les Européens: croissance économique, emplois, changement climatique et sécurité", a déclaré M. Brown.
Les ultimes concessions faites aux Polonais et aux Italiens sont à l'image des compromis tortueux qui jalonnent l'histoire de l'intégration européenne.
Les frères Kaczynski, respectivement président et Premier ministre de Pologne, qui affrontent des législatives difficiles dimanche, s'inquiétaient de la perte de poids relative de leur pays dans le nouveau système de vote à la majorité prévu par le nouveau traité.
Après avoir obtenu un report à 2014 de ce nouveau système, ils exigeaient encore qu'une clause dite de Ioannina, qui permet à des pays mis en minorité de geler quelques temps une décision, soit inscrite dans le marbre du traité.
Ils ont obtenu l'ajout dans le traité d'une disposition précisant qu'il ne pourra être modifié qu'à l'unanimité des 27.
Les dirigeants européens ont aussi accepté de demander à la Cour européenne de justice de créer trois postes d'avocats généraux, dont un sera réservé à la Pologne.
Le chef du gouvernement italien Romano Prodi contestait lui la nouvelle répartition des sièges au Parlement européen qui, à partir de 2009, aurait donné pour la première fois moins de sièges d'eurodéputés aux Italiens qu'aux Français et aux Britanniques.
Cette nouvelle répartition avait été proposée pour satisfaire à la réduction du nombre total d'eurodéputés à 750 au lieu de 785 actuellement, inscrite dans le traité.
Les Italiens ont finalement obtenu un eurodéputé supplémentaire, le nombre d'eurodéputés passant à "750 plus le président" du Parlement, selon l'artifice trouvé par les 27, qui met les Italiens à parité avec les Britanniques et avec seulement un député de moins que la France.
Ces concessions ont été annoncées après de longs apartés, entre le président français Nicolas Sarkozy, MM. Prodi et Kaczynski, auxquels se sont joints le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker, vétéran de ces sommets, et M. Socrates.
Sources AFP
Posté par Adriana Evangelizt