Cocaïne : un nombre croissant d'Européens "franchissent la ligne blanche"
Là, c'est pareil. On sait qu'elle arrive d'Afghanistan et rien n'est fait pour stopper cette calamité. Bien au contraire. Elle franchit allègrement les frontières et remplit les poches des salopards qui ont envahi l'Afghanistan et protège les champs de pavot. On vit dans un monde pourri.
Cocaïne: un nombre croissant d'Européens
"franchissent la ligne blanche"
La consommation, les demandes de traitement et les saisies de cocaïne ne cessent d'augmenter en Europe alors qu'aucun traitement efficace contre cette dépendance n'existe, posant "un problème de santé publique grandissant", souligne un rapport européen publié jeudi.
"La cocaïne est actuellement l'étoile montante des drogues, un nombre croissant d'Européens franchissent la +ligne blanche+ et cette drogue sans traitement de substitution va poser un réel problème de santé publique à court terme", assure Frank Zoebel, de l'Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT), dans son rapport annuel publié jeudi à Bruxelles. L'organisme souligne qu'environ 4,5 millions d'Européens déclarent avoir consommé cette drogue l'année dernière (contre 3,5 millions l'année précédente).
Les variations entre les pays sont importantes, les taux de consommation les plus faibles étant déclarés par la plupart des pays d'Europe orientale. Parallèlement, les saisies de cocaïne, produite essentiellement en Colombie, Pérou et Bolivie, ont atteint des niveaux record en Europe: 107 tonnes en 2005, soit 45% de plus que l'année précédente. Les demandes de traitement sont également à la hausse, particulièrement en Espagne et au Pays-Bas: après les opiacés et le cannabis, la cocaïne est la drogue la plus souvent invoquée pour débuter un traitement en Europe (13% de toutes les demandes en 2005 soit 48.000 cas), 85% émanant de consommateurs de poudre (reniflée) et 15% de crack (ou "free base", poudre de cristaux de cocaïne que l'on peut fumer). "La mise en place de traitements adaptés aux cocaïnomanes n'est pas évidente", souligne Thomas Legl, du réseau européen des centres de soins pour toxicomanes (Euro-TC), basé à Vienne. "Les concernés ne constituent pas un public homogène, avec d'un côté les consommations récréatives d'individus bien intégrés socialement et de l'autre les marginaux", rappelle-t-il. Autre difficulté persistante, "l'absence de traitement de substitution alors que la cocaïne est un stimulant entraînant une très forte dépendance", relève M. Legl.
Les consommateurs de "coke" se voient prescrire des médicaments comme des antidépresseurs ou des benzodiarépines, pour réduire les symptômes du manque (anxiété), alors que les drogues thérapeutiques sont encore à l'essai et un vaccin à l'étude.
"Il faut que la recherche européenne investisse dans ce domaine", poursuit Thomas Legl, "car cette drogue représente un véritable défi de santé publique en Europe".
D'autant que si la prise de cocaïne provoque initialement un sentiment d'euphorie et de toute-puissance intellectuelle et physique, elle peut faire des ravages sur le plan physique et psychique: dépression, anxiété, instabilité d'humeur, délires paranoïdes, attaques de paniques, envies suicidaires, épilepsie, troubles cardio-vasculaires et cérébrovasculaires... La dangerosité de la substance varie en fonction de son degré de pureté, puisqu'elle est très souvent "coupée" avec d'autres produits (sucres, anesthésiques locaux, caféine...etc...) ou parfois mélangée avec d'autres drogues injectées (avec de l'héroïne, "speedball"). Plus de 400 décès imputables à la cocaïne ont été enregistrés en 2005 - un chiffre généralement considéré comme sous-évalué car le lien entre la prise de cocaïne et la mort est généralement difficile à établir, notamment en cas d'attaque cérébrale.
Sources Tageblatt
Posté par Adriana Evangelizt