MEFIONS NOUS DE LA COMMISSION EUROPEENNE
Il y a quand même quelque chose qui nous interpelle dans l'histoire de la SNCM et malgré les problèmes qui en découlent, cela nous permet de constater une chose. La Commission Européenne nous bride. La France ne peut pas faire ce qu'elle veut, il faut qu'elle s'en réfère à la Commission et qu'elle attende son accord. Ca veut dire ? Que nous ne sommes pas libres. Que nous dépendons du bon vouloir de ces quidams et que s'ils veulent nous couler, ils le peuvent.
Personne n'ignore, ou peut-être tout le monde, que l'ombre des USA plane derrière la Commission et l'Union européenne. Quand on sait le nombre des pro-bush dans cette organisation, ne rêvons pas. Là, la commission pinaille mais d'un autre côté, il est intéressant de savoir que notre chère Commission a donné 519,5 millions pour l'assistance en Irak dont 418,5 millions pour la reconstruction. Quand on sait que rien n'est reconstruit du tout en Irak, qu'il y règne une complète gabegie, on ne peut que s'interroger. D'autant que l'on peut lire dans un autre document qu'il y a eu des progrès dans le processus politique et la reconstruction du pays. Il nous semble entendre la voix de Bush disant que tout va bien au pays des zigourats détruites. La Commission se fait donc complice d'un gigantesque mensonge en assénant de telles âneries. Non pas que nous ne voulions pas que l'on aide ce pays, bien au contraire, c'est une de nos causes mais que l'on distribue des millions alors que, dans l'immédiat, tant que les USA sont là-bas, cela ne sert strictement à rien, nous laisse perplexe. Lisez les documents en anglais, ça vaut le coup d'oeil.
Dans notre situation, il nous semble que la France ne demande la Lune et malgré tout, nous assistons à des tergiversations, des diktats, les initiatives qu'elle veut prendre, lui sont refusées ou presque. Il serait bon que Jacques Chirac et Dominique de Villepin comprennent bien que cette Commission représente un danger, quelque part, vu que nos libertés de mouvements dans diverses actions sont complètement muselées. Ils déversent des millions qui servent à tout le monde sauf aux irakiens mais d'un autre côté, ils refusent d'écouter nos travailleurs qui demandent justice. Alors lorque l'on fera complètement partie de l'Union, il n'est pas difficile d'imaginer que l'on sera totalement sous tutelle et que la moindre de nos actions ne pourra se faire sans avoir demandé la permission à des étrangers.
Il nous est permis aussi de penser que nous assistons là à une manoeuvre diligentée à l'heure où les sondages en faveur de Sarkozy sont à la baisse. Dans le seul but de discréditer Villepin qui donne un peu trop dans le social peut-être (?) pour ces libéraux adeptes de Sarko, le "relais français de l'idéologie bushienne". Nous nous permettons là de citer quelques phrases d'un site ami : "Pour resserrer les liens des Etats-Unis avec ses alliés, le projet de Bush est de convertir l'Europe à l'idéologie américaine, avec l'aide de leaders politiques européens comme Nicolas Sarkozy..." et vous incitons à aller vous informer...
La Commission exige que l'Etat reste minoritaire, la CGT estime que rien ne l'y oblige
Le plan du gouvernement ballotté entre Bruxelles et la CGT
Le gouvernement est allé plaider, hier, le dossier de la SNCM auprès des instances européennes pour tenter de sortir de onze jours de crise. Le ministre de l'Economie et des Finances, Thierry Breton, s'est rendu à Bruxelles pour tenter de convaincre la Commission d'accepter que l'Etat reste actionnaire de la compagnie maritime et renfloue une dernière fois l'entreprise à la dérive.
Pendant ce temps, à Bercy, comme l'avait promis Dominique de Villepin, des fonctionnaires des finances recevaient les représentants de la CGT. L'enjeu, cette fois : leur exposer les contraintes juridiques du dossier en regard des règles européennes.
A Bruxelles, il a fallu deux heures à Thierry Breton pour plaider la cause de la SNCM. Sans garantie de succès. La Commission doit être attentive à ce que cette recapitalisation ne fausse pas la concurrence. «Le dossier sera instruit en priorité», dès sa notification par la France, a déclaré le commissaire aux Transports, Jacques Barrot, qui a fixé ses conditions.
En tout état de cause, le montant de l'aide apportée à la SNCM doit être «limité» et elle doit être «temporaire». Le plan présenté par Thierry Breton vise une reprise de la dette de l'entreprise à hauteur de 113 millions d'euros, ainsi que le financement du plan social. Dans ce montage, Butler Capital serait actionnaire à hauteur de 40%, Connex, filiale de transports publics de Veolia Environnement, à hauteur de 30%, et l'Etat conserverait 25% de la SNCM. Pour Bruxelles, c'est un plafond à ne pas dépasser, et cette participation devra être cédée dans le futur, sans conditions particulières. «Plus cette participation sera importante et plus longtemps elle sera conservée, plus nous exigerons de la part de la compagnie des contreparties», a précisé le porte-parole de Jacques Barrot. Cela signifie que la SNCM devra abandonner des lignes ou des bateaux.
La Commission européenne redoute que l'Etat injecte à nouveau des fonds en pure perte. La SNCM est toujours mal en point alors qu'elle a reçu 76 millions d'euros en 2003 et 22 millions d'euros versés en 2002. «Je me battrai pour que l'Etat puisse conserver cette participation le plus longtemps possible», a néanmoins déclaré Thierry Breton. Les négociations vont désormais s'engager entre les deux parties. D'ores et déjà, Jacques Barrot est placé dans une situation délicate. En tant qu'unique représentant français au sein de l'exécutif européen, il pourrait faire l'objet de pressions de la part de Paris. En tant que commissaire européen, il doit faire respecter les règles de la concurrence.
A Paris, la CGT n'en démord pas : pour elle, l'Etat doit et peut rester majoritaire, quoi qu'en dise Bruxelles. Ses représentants l'ont martelé hier aux fonctionnaires de Bercy. «Nous sommes sortis confortés dans l'idée que rien dans les textes européens n'oblige le gouvernement à abandonner la maîtrise publique de l'entreprise», commente Daniel Genest qui faisait partie de la délégation confédérale. Pour lui, il est acquis que Bruxelles ne met pas en préalable le statut de l'entreprise. En clair, l'Etat peut en conserver le contrôle. «Il s'agit d'un choix politique, renchérit Jean-Paul Israël, secrétaire CGT des marins de la SNCM. Le gouvernement se retranche derrière des textes qui n'existent pas. C'est de la machination politique.»
Le leader syndical demande donc à Dominique de Villepin «soit d'afficher la couleur et de prendre la responsabilité de ce choix politique, soit de revenir sur sa position et d'accepter de conserver l'entreprise dans le public». Le syndicat n'entend pas relâcher la mobilisation avant la journée de mobilisation du 4 octobre. Le gouvernement aura fort à faire pour concilier Bruxelles et la CGT. A moins d'imaginer un nouveau plan qui mette tout le monde d'accord...
Sources : LE FIGARO
Posté par Adriana Evangelizt