DDV- SARKOZY DUEL A CLICHY

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Les derniers évènements montrent bien la faille de la dérive sécuritaire de Sarkozy. Il pourra mettre des caméras à tous les coins de rue, doubler le nombre d'effectifs policiers, quadrupler le nombre des radars... tout ça c'est de l'argent foutu en l'air mais déboursé par le contribuable. Depuis le départ, le ministre de l'Intérieur a traité avec mépris les musulmans avec des phrases lapidaires du style "nettoyer au karcher...", comprenons d'abord pourquoi les jeunes de nos cités vivent mal ? Comment se passe l'intégration pour les jeunes musulmans ? Comment se comporte la police avec eux ? Il n'y a qu'à lire le dernier rapport pondu par le CNDS pour comprendre. Des tutoiements et des comportements agressifs. Des coups. Des gardes à vue qui n'en finissent pas et tout cela dirigé toujours contre les noirs et les arabes, pas un seul cas n'est cité pour judéophobie par exemple... Et la Commission Nationale de Déontologie de la Sécurité est un organisme qui fait bien son travail. Lisez le rapport et vous comprendrez mieux...

Depuis le départ, nous le disons, le Président de la République et le Premier Ministre ont laissé aller Sarkozy trop loin dans diverses initiatives qui nuisent à la France et au Peuple Français. Ils doivent pouvoir visualiser quand il va trop loin, y mettre un frein voire y mettre un terme quand il dépasse les bornes. La France est en train de devenir un pays où le sécuritaire l'emporte sur la Liberté et surtout sur la compréhension des individus. Pour soigner le mal, il faut le prendre à la racine. Stigmatiser les jeunes d'origine maghrébines ne peut en aucun cas apporter une solution satisfaisante que ce soit pour leur intégration ou pour leur évolution au sein de notre société. Voilà ce que nous en pensons... au lieu de doubler le nombre de policieurs, Sarkozy ferait mieux de doubler le nombre d'assistantes sociales, pédagogues et autres personnels utiles. Quand on voit que le nombre d'enfants maltraités en France a considérablement augmenté, nous jugeons utile de se poser les bonnes questions plutôt que de faire n'importe quoi...

Villepin et Sarkozy se battent aussi à Clichy

Bras de fer sans précédent, et par lieutenants interposés, entre les deux hommes suite à la gestion désastreuse des affrontements

Des soirées d'émeutes en Seine-Saint-Denis à la guerre ouverte au sommet de l'Etat. D'une tragédie pour des familles au choc de deux ambitions. Cinq jours après la mort de deux jeunes de Clichy, électrocutés dans un transformateur, et après cinq nuits d'émeutes et d'incidents, la question des banlieues est devenue l'objet d'un bras de fer sans précédent entre Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy.

Hier, les deux hommes se sont facticement réconciliés en recevant ensemble à Matignon les parents des victimes, avant d'annoncer leur volonté d'«apporter des solutions concrètes aux difficultés rencontrées à Clichy-sous-Bois». Mais au même moment, la bataille politique montait d'un cran, par lieutenants interposés.

Lundi, Sarkozy avait essuyé une rebuffade quand les familles de Bouna et Zyed, les deux jeunes décédés, ont décliné sa proposition de les recevoir. Pis : le frère de Bouna demandait à rencontrer le Premier ministre. Finalement, hier à 18 heures, les proches ont été reçus par Dominique de Villepin flanqué de son ministre d'Etat. L'entretien a duré deux heures et le Premier ministre a «témoigné sa profonde sympathie et son appui dans cette terrible épreuve», en assurant les familles «que toute la lumière serait faite sur les circonstances de cet accident». Dans le même communiqué, l'hôtel Matignon a annoncé la tenue d'une réunion, tard dans la soirée, place Beauvau «sous la présidence» de Sarkozy «afin d'ouvrir le dialogue dans un esprit de respect mutuel». Message implicite : désormais, dans ce dossier, c'est le Premier ministre qui décide et Sarkozy qui exécute.

Begag contre Sarko. Histoire de calmer le jeu, Villepin n'avait pas convié à Matignon Azouz Begag, son ministre chargé de la Promotion de l'égalité des chances. Il s'est contenté de le recevoir après, pendant trois quarts d'heure. Discret depuis sa nomination, l'écrivain et sociologue lyonnais s'est transformé depuis deux jours en Robocop anti-Sarkozy. Multipliant les interventions médiatiques, il dénonçait hier dans Libération «la sémantique guerrière» du ministre de l'Intérieur. Une semaine plus tôt, il avait qualifié de «faux débat» la question du droit de vote aux immigrés. Une stratégie de réponse systématique très calculée. Car avec Begag, le Premier ministre pense avoir trouvé un moyen de concurrencer, au moins dans la tonalité, l'omniprésence de Sarkozy sur le sujet, de l'inciter à la surenchère et donc à la faute. Une véritable politique du pire qui inquiète certains ténors chiraquiens. «Villepin va y laisser des plumes. Car même si Sarkozy manoeuvre de façon critiquable, il reste son ministre», assure l'un d'eux. En ayant l'air de se réjouir des incidents de Clichy-sous-Bois, le Premier ministre joue avec le feu au moins autant que les incendiaires de voitures.

La réponse de Sarkozy ne s'est pas fait attendre, sous la forme d'une succession cousue de fil blanc de déclarations à l'AFP. Sept de ses fidèles, pas moins, se sont exprimés. Des députés UMP ont affirmé que les problèmes d'intégration relevaient du ministère des Affaires sociales (Yves Jégo), demandé la démission de Begag (Alain Marleix), dénoncé le «silence assourdissant» de Villepin (Pierre Cardo). Et Christian Estrosi, ministre à l'Aménagement du territoire, a rappelé le devoir de solidarité gouvernementale.

Chirac surveille. Sarkozy, lui, s'est contenté d'accueillir à son ministère des jeunes d'Argenteuil, où son déplacement mouvementé la semaine dernière lui avait déjà permis de monopoliser l'intérêt des médias. Et ce matin, dans le Parisien, il défend sa politique «ferme mais juste» vis-à-vis des banlieues. Ce qui n'empêche pas son entourage de dénoncer, sans rire, «le plan média» d'Azouz Begag.

«Notre électorat est furieux de ces bagarres. C'est trop tôt pour ouvrir la compétition de 2007», se lamente un dirigeant UMP. Le chef de l'Etat, dont l'équation politique repose sur le double thème de la sécurité et de l'intégration, suit de très près le dossier. Hier, son cabinet était en contact avec l'équipe de Sarkozy. En liaison permanente avec Villepin, Jacques Chirac n'est pas étranger au rabibochage de façade d'hier soir. Et pourrait bien décider de siffler la fin de la récré. Par exemple dès ce matin, au Conseil des ministres.

Sources : LIBERATION

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans Villepin Sarkhozy

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