L'HISTOIRE DES ECOUTES
L'article ci-dessous au sujet des écoutes téléphoniques de "l'ère Mitterand"... ce qui nous fait bien sourire. Nous aimerions bien connaître le nombre de personnes sous écoute actuellement et sur ordre de qui elles le sont. Au nom de l'insécurité et de la "chasse aux terroristes", tous ceux qui ont le malheur de prendre faits et causes pour certains pays sont déjà dans le "collimateur". Quelqu'un de "bien placé" nous l'a affirmé. De surcroît, nous pensons même que le Président Jacques Chirac et Dominique de Villepin pourraient fort bien être "écoutés" à leur insu juste parce que les services secrets israéliens sont implantés en France et que ce n'est un secret pour personne. Ils ont bien investi le Pentagone alors vous pensez... Matignon, un jeu d'enfant... VOIR LES VIDEOS DE CNN... voir aussi l'article ici avec divers liens et articles... bien sûr, ce ne sont pas des choses dont on entend parler sur TF1. Le Peuple Français doit être maintenu dans l'ignorance de ce qui se trame vraiment chez nous et ailleurs...
Le tribunal correctionnel de Paris a conclu mercredi le procès des écoutes illégales de l'Elysée, dérive de la présidence Mitterrand, en prononçant sept condamnations, notamment à l'encontre de Gilles Ménage, Christian Prouteau, Louis Schweitzer, Michel Delebarre et Paul Barril.
Parmi les douze personnes mises en cause dans cette affaire d'écoutes illégales de nombreuses personnalités (avocats, journalistes, hommes d'affaires ou artistes) réalisées par l'Elysée entre 1983 et 1986, cinq ont été relaxées dont le général Pierre Charroy, ancien patron du groupement interministériel de contrôle (GIC) qui réalisait les branchements.
Les deux principaux protagonistes de cette affaire, MM. Ménage et Prouteau, ont été respectivement condamnés mercredi à Paris à six et huit mois d'emprisonnement avec sursis et 5.000 euros d'amende chacun.
M. Prouteau a estimé que cette décision était "juste" et a déclaré être content d'"arriver au bout" de cette affaire. Quant à M. Ménage, il a considéré qu'il s'agissait d'un jugement "mesuré".
Au moment des faits, M. Ménage était directeur adjoint de cabinet du président et M. Prouteau dirigeait la cellule. Ils n'ont été condamnés que pour une partie des écoutes, notamment celles visant l'écrivain Jean-Edern Hallier ou l'ex-journaliste du Monde Edwy Plenel.
Les avocats des deux prévenus ont fait remarquer à l'issue du délibéré que le tribunal avait pris soin de souligner qu'ils avaient agi sur ordre.
Ainsi est-il précisé dans le jugement, à propos de M. Prouteau, "que le faits qui lui sont reprochés ont été commis sur ordre soit du président de la République, soit des ministres de la Défense successifs qui ont mis à sa disposition tous les moyens de l'Etat afin de les exécuter".
La 16e chambre du tribunal présidée par Jean-Claude Kross a par ailleurs condamné, tout en les dispensant de peine, MM. Schweitzer et Delebarre, anciens directeurs de cabinet à Matignon, qui étaient soupçonnés d'avoir exercé leur contrôle sur les écoutes illégales.
Pour l'actuel PDG de Renault, le tribunal a relevé qu'il avait fait preuve de fermeté, s'opposant à la plupart des écoutes, mis à part celles de M. Hallier où il a été "manifestement confronté à l'exigence du président (...) qui avait décidé de mobiliser tous les moyens et toutes les personnes".
Le capitaine Barril, pour lequel le procureur François Cordier avait requis la relaxe, a été condamné à six mois d'emprisonnement avec sursis et 5.000 euros d'amende. Il a annoncé à l'AFP qu'il allait faire appel.
Selon une source judiciaire, les peines prononcées sont couvertes par les lois d'amnistie à la condition que les condamnés paient les amendes.
Ce jugement a donné lieu à un incident de la part d'une des parties civiles déboutées, le lieutenant-colonel Jean-Michel Beau, ancien officier de gendarmerie dont la carrière a été brisée par l'affaire des Irlandais de Vincennes. Il a été expulsé de la salle d'audience, après avoir crié : "Je sors devant cette justice rampante, je vous emmerde, vous êtes des types odieux".
La cellule de l'Elysée avait été créée en 1982 à l'initiative du chef de l'Etat.
Cette officine qui devait essentiellement servir à la lutte anti-terroriste après les sanglants attentats perpétrés en 1982 rue Marbeuf et rue des Rosiers, avait surtout cherché à étouffer certaines affaires compromettantes pour le pouvoir ou à taire les secrets d'alcôve du président, écoutant des personnalités aussi différentes que Carole Bouquet, Paul-Loup Sulitzer ou Jacques Vergès.
Sources : AFP
Posté par Adriana Evangelizt