IN MEMORIAM... NAPOLEON... AUSTERLITZ

Publié le par Adriana EVANGELIZT

NAPOLEON LE MAGNIFIQUE

Nous ne pouvions pas -sur ce blog consacré à Dominique de Villepin- ne pas poser un article sur Napoléon en ce 2 décembre, jour anniversaire du bi-centenaire de la victoire d'Austerlitz.

Napoléon Bonaparte est un des personnages clés de notre histoire au même titre que Charlemagne, Saint-Louis, Jeanne d'Arc ou Louis XIV... ils ont fait que la France soit connue dans le monde entier, grâce à eux. On peut ne pas être d'accord sur le Roi Soleil et sa folie des grandeurs... sur le Petit Corse qui devint Empereur des Français mais, pour ce dernier, même s'il aimait la magnificence, n'oublions pas qu'il était avec ses hommes au coeur du combat... qu'il était un tacticien hors pair. Pas comme les teneurs de rênes d'aujourd'hui qui -planqués dans leur confortable bureau- sont incapables non seulement de commander leur armée, de dresser les plans de bataille mais aussi de motiver leurs hommes en donnant l'exemple. On imagine mal Bush sur un tank en Irak... ou Blair...

Autres époques, autres hommes. Des hommes et femmes de valeur que la perfide Albion a pris plaisir à faire mourir à petits feux pour certains... et pour Jeanne d'Arc, ce n'est hélas pas qu'un jeu de mots... à noter aussi que le descendant d'un des maréchaux de Napoléon, le comte de Bernadotte, médiateur de l'ONU et messager de paix,  a été assassiné par le groupe terroriste Stern en Israël et que leurs affidés nomment cela "action spectaculaire".

Nous avons posé, pour l'occasion, un album de peintures de Napoléon. Vous pourrez y voir sa mère, son père, son fils l'Aiglon et divers jolis portraits de lui dont un impressionnant sur son lit de mort. Paix à son âme.

Nous vous recommandons d'aller voir le site magnifique Napoléon 1er Com avec une entrée éblouissante et une musique impressionnante... mais notre héros le vaut bien.

Voir aussi Napoleon guide, un site anglais avec de très belles peintures...

LE BILLET DU POETE

"Au commencement de ce siècle, la France était pour les nations un magnifique spectacle. Un homme la remplissait alors et la faisait si grande qu'elle remplissait l'Europe. Cet homme, sorti de l'ombre, était arrivé en peu d'années à la plus haute royauté qui jamais peut-être ait étonné l'histoire. Une révolution l'avait enfanté, un peuple l'avait choisi, un pape l'avait couronné. Chaque année, il reculait les frontières de son Empire... Il avait effacé les Alpes comme Charlemagne et les Pyrénées comme Louis XIV ; il avait construit son État au centre de l'Europe comme une citadelle, lui donnant pour bastions et pour ouvrages avancés dix monarchies qu'il avait fait entrer à la fois dans son Empire et dans sa famille. Tout dans cet homme était démesuré et splendide. Il était au-dessus de l'Europe comme une vision extraordinaire."

 

(Victor Hugo. Discours à l'Académie Française, le 3 juin 1841).

Bicentenaire d'Austerlitz, le chef d'oeuvre tactique de Napoléon Ier

Le 2 décembre 1805, à Austerlitz, en République Tchèque actuelle, 71.000 soldats de la Grande armée mirent en déroute en moins de six heures les 91.OOO hommes des forces russe et autrichienne. L'affrontement laissa 19.000 morts et blessés du côté des vaincus, 9.000 en face, sans oublier les prisonniers.

La ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie assiste ce vendredi à une cérémonie sur le lieu même de la bataille, en République tchèque tandis qu'à Paris la bataille d'Austerlitz doit être célébrée dans la soirée place Vendôme, par une cérémonie militaire et un spectacle son et lumières en présence d'un bataillon de l'Ecole de Saint-Cyr et des drapeaux et étendards des régiments de l'armée de Terre ayant participé à la bataille en 1805.

La bataille d'Austerlitz est considérée par les experts comme le chef d'oeuvre tactique le plus abouti de Napoléon Ier.

Dans les jours qui précèdent la bataille, Napoléon Ier convainct les forces de la coalition (91.000 hommes) commandées par le prince Koutouzof, qu'il est en train de battre en retraite afin de les attirer, en fait, sur le terrain qu'il a choisi pour engager le combat avec ses 71.000 soldats: le plateau de Pratzen, à une centaine de km au nord de Vienne.

Napoléon n'a laissé aucun ouvrage de référence sur sa pensée stratégique mais ses proclamations, ses ordres aux armées et sa correspondance montrent la cohérence de son système, en vingt ans de campagnes, depuis le général Bonaparte, nommé en 1795 commandant de l'armée d'Italie jusqu'à l'empereur Napoléon, vaincu en juin 1815 à Waterloo.

Supériorité en hommes et en matériel à l'endroit exact où sera provoquée la rupture du dispositif ennemi, mobilité avec des bivouacs légers plutôt qu'avec des camps installés, concentration des feux d'artillerie, renseignements très précis sur les mouvements adverses, système divisionnaire alliant rapidité du mouvement avec concentration des forces, relation étroite avec ses soldats: ces principes immuables alliés à un pragmatisme constant en fonction du terrain fondent la stratégie napoléonienne dont Austerlitz reste la meilleure référence.

Une dizaine de jours avant de livrer bataille, Napoléon fait reculer ostensiblement plusieurs dizaines de milliers de ses hommes devant Koutouzof. Dans le même temps, il demande à Bernadotte, en arrière-garde, et à Davout, qui se trouve à Vienne, de se préparer à le rejoindre.

Le 1er décembre, alors qu'il est parfaitement au courant des mouvements de Koutousov, l'empereur français parvient à concentrer toutes ses forces dans la plus grande discrétion, les divisions de Bernadotte et de Davout se joignant à celles de Lannes, Soult et Murat.

Dans la journée, les troupes austro-russes gagnent le plateau de Pratzen, à l'est d'Austerlitz là où Napoléon les attend. Dans la nuit, l'empereur parcourt les bivouacs et explique sa manoeuvre à ses soldats: "les positions que nous occupons sont formidables et pendant qu'ils marcheront pour tourner ma droite, ils me présenteront le flanc".

Le 2 décembre, jour choisi par Napoléon pour livrer bataille, marque le premier anniversaire de son couronnement, les soldats allument des torches et acclament Napoléon aux cris de "Vive l'empereur, vive le petit tondu".

A l'aube, dans le brouillard et le froid, les forces de Koutouzov entament leur marche pour déborder Napoléon sur son aile droite. A 9H00, le brouillard se dissipe, le "soleil d'Austerlitz" perce, Napoléon lance les divisions de Soult à l'assaut du plateau de Pratzen et coupe, comme prévu, en son centre l'armée de Koutouzof.

Malgré plusieurs contre-attaques de la garde impériale russe, le centre du dispositif de Koutouzof est enfoncé. Napoléon fait donner son artillerie sur les étangs gelés, où l'aile gauche de Koutouzof reflue.

La victoire française est totale. Les alliés comptent près de 20.000 morts, les Français, qui ont fait des milliers de prisonniers, moins de 9.000 morts et blessés.

Le lendemain, Napoléon écrit dans son ordre du jour à l'armée: "soldats, je suis content de vous. Il vous suffira de dire +J'étais à la bataille d'Austerlitz+ pour que l'on réponde +Voila un brave+".

Sources : AFP

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans HISTOIRE

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<br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> Pour le retour<br />  <br /> <br /> de<br />  <br /> <br /> <br /> la Famille Impériale<br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> Dans deux ans, en 2008, nous allons être en présence du 200ème anniversaire de la naissance de celui qui fut tout à la fois le premier président de<br /> la République<br /> élu au suffrage universel mais aussi le dernier souverain qu’ait connu notre pays, nous voulons bien entendu parler de Louis Napoléon Bonaparte<br /> <br />  <br /> <br /> Depuis la capitulation de Sedan et la chute de l'Empire le 4 septembre 1870, l'on aurait pu croire que la "propagande" de<br /> la Troisième République<br /> , que la "légende noire" du Second Empire, enterreraient pour toujours Napoléon III, son Empire et ses réalisations au plus profond de la mémoire nationale. Mais de nombreux ouvrages ont contribué à redonner petit à petit la place qui est la sienne à notre dernier Empereur. <br /> <br />  <br /> <br /> Une œuvre de justice a commencé, bien réelle grâce à des auteurs comme Octave Aubry (Le Second Empire), André Castélot (Napoléon III), Georges Bordenoves (Napoléon III), JB Barbier (Outrances sur le Second Empire, Mensonges sur le Second Empire et Silences sur le Second Empire) ou encore par des ouvrages plus récents "Napoléon III, empereur social" d'Edouard Bornecque, "Louis Napoléon le Grand" de Philippe Séguin, "Napoléon III ou le catholicisme social" de Rénée Casin et tout dernièrement "Napoléon III" de Pierre Milza.<br /> <br />  <br /> <br /> Cette reconnaissance a connu une première marque officielle en 1987, lorsqu'une place de Paris prenait le nom de Napoléon III,  honneur toujours refusé à Napoléon Ier. Certains esprits chagrins diront que cette place, située Xème arrondissement (ancienne place de Roubaix) aux abords de la gare du Nord, est un bien piètre choix mais ce geste est déjà une preuve en soi. <br /> <br />  <br /> <br /> Mais pourquoi vouloir à ce point réhabilité Napoléon III et le Second Empire ? Tout simplement parce qu'en 20 ans, notre pays sous l'impulsion de Louis Napoléon a fait un bon de géant dans les secteurs économiques, sociaux, agricoles mais aussi dans les domaines scolaires, du patrimoine et de l'aménagement du territoire. Cette emprunte est aussi visible au niveau international, diplomatique et architecturale.<br /> La France<br /> et les Français ne peuvent oublier ce que l'on doit à Napoléon III: l’économie prospère par la révolution industrielle et le développement des chemins de fer, l’intéressement des employés dans l’entreprise, les prémices de la protection sociale, autant d’apports incontestables (et incontestés) du Second Empire, sans oublier l’urbanisation moderne de Paris que tant ont décrié alors mais que tous saluent aujourd’hui, le percement du canal de Suez et l'enseignement supérieur ouvert aux jeunes filles.<br /> <br />  <br /> <br /> Donc, après des décennies, où il aura tour à tour été traité d’imposteur, de dictateur et de lâche, l’œuvre politique, sociale et économique de Napoléon III, le dernier souverain français, est enfin reconnue. Alors quoi de plus logique, quoi de plus digne pour sa mémoire et celles des siens qu’une reconnaissance officielle du peuple français. Quelle plus belle reconnaissance que le retour sur le sol natal des cendres du dernier Empereur, de l’Impératrice Eugénie et du Prince Impérial. <br /> <br />  <br /> <br /> C’est pourquoi France Bonapartiste et le Centre d’Etudes et de Recherches sur le Bonapartisme lancent un appel aux autorités françaises  et une campagne nationale de pétitions pour demander le retour sur le territoire français des cendres de<br /> la Famille Impériale.<br /> Les représentants politiques doivent se montrer aussi dignes que Louis-Philippe Ier en 1840, en effectuant toutes les démarches nécessaires pour la réalisation de cet événement historique qui sera le point culminant de la réhabilitation de Napoléon III.<br /> <br />  <br /> <br /> Faisons, ensemble, de 2008 le point culminant de la reconnaissance de Napoléon III et de l’œuvre du Second Empire !<br /> <br />  <br /> <br /> Ensemble, faisons tout pour le « Retour des Cendres » !<br /> <br />  <br /> <br /> Pour signer la pétition en ligne : http://www.france-bonapartiste.com/<br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> David Saforcada<br />  <br /> <br /> Secrétaire Général de France Bonapartiste<br />  <br /> <br /> contactbonapartiste@yahoo.fr
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A
Allons donc signer la pétition ! Pourquoi pas le retour des cendres de Napoleon III ?