DDV : IL Y A URGENCE POUR LA DETTE

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Villepin : «Il y a urgence»

Le premier ministre, Dominique de Villepin a clairement marqué, hier, sa volonté de «diminuer la dépense».

INVITÉ, hier de l'émission «Question ouverte», sur France 2, le premier ministre, Dominique de Villepin a affirmé qu'il y avait «urgence à traiter» le problème de la dette.

«Nous devons traiter cette question les yeux ouverts, cette dette limite nos marges de manoeuvre, les intérêts de la dette, c'est 45 milliards d'euros, on ne peut pas continuer comme cela. La France dépense trop et trop mal, nous devons prendre les choses en main», a-t-il lancé.

Pour faire face à cette situation qu'il juge «inacceptable», Dominique de Villepin a fixé deux rendez-vous. Dès le mois de janvier, il organisera une «conférence générale des finances publiques», qui réunira «tous ceux qui ont des responsabilités», État, collectivités, Sécurité sociale et partenaires sociaux. Il s'agira de «déterminer le chemin du désendettement», l'objectif étant d'atteindre «l'équilibre en cinq ans», et de passer de 66% à 60% de taux d'endettement, conformément aux engagements européens.

La dette inquiète la majorité dans son ensemble

En juin, le premier ministre prendra un «engagement national chiffré» pour 2007 devant le Parlement, qui marquera «clairement sa volonté de diminuer la dépense». «Nous allons engager ce processus vertueux indispensable : la remise en marche est engagée. En 2007, nous engagerons la diminution de la dépense», a-t-il assuré, en faisant valoir que le budget 2006 se traduit déjà par une «stabilisation».

Sans attendre l'intervention du premier ministre, Nicolas Sarkozy avait publié, dans l'après-midi, un communiqué dans lequel il soulignait l'urgence d'agir. «Le rapport Pébereau met en évidence le caractère insoutenable» de la dérive des finances publiques. Devant «l'urgence et la nécessité», il appelait à appliquer les recommandations de la commission Pébereau. «Ces propositions ne sont efficaces que si elles sont mises en oeuvre dans leur ensemble», estimait-il.

Signe que la dette inquiète la majorité dans son ensemble, des députés UDF, dont Hervé Morin, Maurice Leroy et André Santini, et des députés UMP proches de Nicolas Sarkozy, dont Françoise de Panafieu, Manuel Aeschlimann ou Dominique Paillé, ont cosigné une proposition de loi visant à réduire «impérativement de 10 milliards d'euros par an» le déficit budgétaire.

«La question de la dette sera au coeur du débat présidentiel de 2007», indique Michel Hunault, le rédacteur du texte. Mais ces députés visent, eux aussi, un équilibre à fin 2012.

Sources : FIGARO

Posté par Adriana Evangelizt

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