DDV FACE AUX CRITIQUES
Face aux critiques Villepin invoque "l'urgence sociale"
Critiqué par l'opposition de gauche mais aussi par certaines voix à droite et par le Medef après son "discours de Grenelle", lundi, Dominique de Villepin a invoqué mercredi soir "l'urgence économique et sociale".
"Toutes ces annonces, pourquoi ? Parce qu'il y a urgence. S'il n'y avait pas tant de difficultés, il n'y aurait pas tant de décisions à prendre", a affirmé le Premier ministre, qui était l'invité de France 2.
"C'est une mobilisation tous azimuts que nous avons engagée dans tous les domaines. Certains observateurs s'attendaient à ce que pendant deux ans on regarde passer les ballons, on attende les échéances électorales, ce n'est certainement pas ce que nous voulons faire. Nous voulons traiter (...) l'urgence sociale, l'urgence économique", a-t-il martelé.
"Nous n'avons pas l'éternité devant nous. Nous devons agir vite, bien, bien sûr, mais plus vite pour davantage répondre aux inquiétudes et aux impatiences des Français", a insisté Dominique de Villepin.
Lors de sa réunion avec les partenaires sociaux au ministère du Travail, lundi, le Premier ministre a proposé un plan d'action, axé sur une sécurisation des parcours professionnels et une meilleure récompense des efforts des salariés.
La mesure-phare, la mise en place à titre expérimental dans six bassins d'emploi en difficulté d'un "contrat de transition professionnelle" (CTP) destiné aux licenciés économiques d'entreprises de moins de 300 salariés, a suscité le scepticisme des syndicats et la colère du Medef.
La présidente de l'organisation patronale, Laurence Parisot, a critiqué une "logique très étatique".
Elle a souligné que l'annonce du CTP interférait sans concertation dans le dialogue entre les partenaires sociaux.
"Nous faisons bouger les lignes, nous sommes dans un temps de changement, il faut de la mobilisation, de l'énergie, de l'audace, c'est de tout cela dont la France a besoin", a répliqué Dominique de Villepin mercredi soir.
"Je veux le faire avec une règle importante, celle du dialogue social. Cela implique de mettre les sujets sur la table et d'accepter de se parler les uns et les autres davantage (...) Nous souffrons d'un déficit de dialogue", a-t-il poursuivi.
"C'est bien sûr aux partenaires sociaux d'engager ce dialogue d'abord mais c'est à l'Etat de prendre aussi ses responsabilités. Nous voulons encourager ce dialogue, créer les conditions du dialogue", a insisté le Premier ministre.
Il a rappelé que l'emploi était la priorité de son gouvernement et que la baisse du chômage enregistré depuis son arrivée à Matignon il y a six mois était "un mouvement" qu'il fallait "amplifier".
Sources : BOURSIER COM
Posté par Adriana Evangelizt