«La terreur règne dans la campagne colombienne»
Voilà un article pour bien comprendre la situation en Colombie. Ce sont les militaires qui assassinent les colombiens en mettant ces crimes sur le dos des FARC. C'est sans compter qu'Uribe est couvert par les Etats-Unis qui financent les militaires pour lutter contre les narco-trafiquants alors que les plus gros trafiquants sont au pouvoir. Il faudrait que Nicolas Sarkozy tienne compte de tous ces paramètres. Bush est peut-être son "ami" mais s'il l'était vraiment, il ferait quelque chose pour Ingrid Betancourt. Seulement il préfère protéger le corrompu Uribe.
«La terreur règne dans la campagne colombienne»
par François VIGNAL
Un rapport dénonce des exécutions «extra-légales» de paysans en Colombie par l’armée ou la police. Les auteurs mettent en cause le pouvoir militaire et étatique et dénoncent une «impunité.»
Selon Françoise Escarpit, qui s'est rendue dans la région de Valledupar (nord du pays), ces exécutions seraient notamment dues «à la prime d’encouragement donnée aux militaires en fonction du nombre de guérilleros abattus, dans le cadre de la “politique de sécurité démocratique” du président Uribe. On peut parler de stratégie de terreur. La “politique de sécurité démocratique” permet des arrestations arbitraires, de syndicalistes notamment. La guérilla menée par les Farc permet de justifier cette politique. Or même si le problème persiste, la guérilla a reculé aujourd’hui.»
«L’Etat devrait protéger les citoyens. On constate que c’est l’inverse»
Pour les auteurs du rapport, «une impunité pratiquement absolue» règne sur ces exécutions. On ne compte que 11 condamnations à ce jour. La plupart des enquêtes sont confiées à la justice militaire, «ce qui pose un problème d’impartialité.» Le rapport préconise donc que la justice civile soit toujours chargée de ces affaires. Encore faut-il les mener à bien. «La justice civile en traite déjà une partie, mais on peut remarquer un manque de volonté pour mener ces enquêtes», souligne Françoise Escarpit, qui n’hésite pas à affirmer que «les plus hauts niveaux militaire et étatique sont mêlés» dans cette histoire. «L’Etat devrait être là pour protéger les citoyens. On constate que c’est l’inverse», dénonce pour sa part Alexandra Pardo, de France Amérique Latine Bordeaux.
Pour ces défenseurs des droits de l’homme, la solution pourrait passer par «des pressions internationales». Les Etats-Unis bien sûr, grand partenaire de la Colombie, qui aide financièrement et militairement le pays dans sa lutte contre le narcotrafic. Mais, rappelle Fabien Cohen, l’Union européenne aussi, «qui négocie des accords économiques avec la Colombie et la région. Il y a besoin d’une solidarité internationale.»
Sources Libération
Posté par Adriana Evangelizt