LA RIVALITE DDV-SARKOZY

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Alors quand on nous dit qu'il n'y aura qu'un seul candidat sorti de ses rangs en 2007, on aimerait savoir exactement ce que cela signifie. Déjà Madame Boutin a l'intention de se présenter, ce qui fait DEUX.

 

Rétrospective 2005: la rivalité entre Villepin et Sarkozy a battu son plein

Petites phrases, joutes par médias interposés, concurrence active sur le terrain: la rivalité entre Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy a battu son plein cette année, sur fond d'élection présidentielle.Les divergences affichées entre le chef du gouvernement et son ministre de l'Intérieur sont légion: quotas d'immigration, discrimination positive, vote des immigrés aux élections locales, laïcité, zones d'éducation prioritaire, modèle social, primaires à l'UMP en vue de 2007, ...

Ces désaccords nourrissent une compétition encore à fleurets mouchetés entre deux hommes apparemment soucieux, à dix-sept mois de la présidentielle, de maintenir la cohésion gouvernementale, mais qui pourrait aller crescendo à mesure que se rapproche l'élection phare.

Alors que le président de la République Jacques Chirac semble hors course, chacun marque l'autre pour ne pas se laisser voler la vedette : quand M. Sarkozy organise une convention de son parti sur l'économie, M. de Villepin annonce une conférence de presse sur le même sujet. Si le Premier ministre prévoit de parler aux Français de l'égalité des chances, le président de l'UMP organise un colloque sur les injustices.

M. Sarkozy veut en finir avec un modèle social français qu'il juge "dépassé" et que M. de Villepin continue de "défendre". Pourtant, les deux hommes sont moins éloignés qu'il n'y paraît sur les questions économiques et sociales. Le chef du gouvernement a d'ailleurs repris plusieurs idées de son numéro deux, notamment en matière de fiscalité et de réforme de l'Etat.

Attentif toutefois à offrir une image plus "sociale" que le ministre de l'Intérieur, perçu comme "libéral", M. de Villepin a cherché à montrer qu'il ne bradait pas les services publics, décrétant une pause dans les privatisations, comme celle, partielle, du groupe nucléaire Areva, souhaitée par M. Sarkozy.

Le président de l'UMP dénonce alors "les réformes bancales" et les "prudences hypocrites" de Matignon, tandis que le Premier ministre stigmatise "l'utopie de la rupture" chère à son rival.

Toutefois, après les violences urbaines, Dominique de Villepin a musclé son discours - en annonçant un durcissement du contrôle de l'immigration en France - pour le rapprocher de celui de Nicolas Sarkozy dont la fermeté lui avait permis de gagner jusqu'à onze points dans les sondages.

Pour le moment, cette stratégie semble payante: 46% des Français choisiraient M. de Villepin au second tour de la présidentielle en cas de duel avec M. Sarkozy (40%) selon un récent sondage CSA, qui ne portait pas toutefois sur des intentions de vote.

Autre sujet de discorde entre les deux hommes tout au long de l'année: la proposition de Nicolas Sarkozy de faire choisir par les adhérents de l'UMP le candidat qui sera soutenu par leur parti en 2007.

Les chiraquiens, désormais minoritaires dans le parti, ont fini par se rallier à cette proposition, entérinée par un bureau politique de l'UMP le 6 décembre.

C'est une petite révolution à droite, où le dogme gaulliste veut que l'élection présidentielle soit "la rencontre entre un homme et un peuple", comme le répètait à l'envi M. de Villepin.

Sous l'impulsion de MM. de Villepin et Sarkozy, l'UMP a également décidé qu'il n'y aurait qu'un seul candidat sorti de ses rangs en 2007.

Malgré tout, la rivalité entre les deux dirigeants qui a prévalu tout au long de l'année inquiète nombre d'élus UMP qui appellent à "l'union" face à un Parti socialiste apparemment sorti ragaillardi de son dernier congrès.

Sources : YAHOO.FR

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans Villepin Sarkhozy

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