L'URGENCE SOCIALE, UNE PRIORITE
L'urgence sociale, priorité pour l'année 2006
Un décret signé mardi 3 janvier par Jacques Chirac a mis fin à l'état d'urgence à compter du 4 janvier. Instaurée le 8 novembre 2005, à la demande de Dominique de Villepin, prorogée pour trois mois le 18 novembre, cette mesure de caractère exceptionnel était censée mettre fin à la crise des banlieues.
Cette décision s'accompagne, pour le gouvernement et pour l'Elysée, de l'ouverture d'une nouvelle phase de réformes. Reprenant la thématique de l'"année utile" défendue par son premier ministre, M. Chirac a précisé, mercredi en recevant les voeux du gouvernement : "Les échéances viendront à leur heure. L'expression des ambitions (...) doit venir elle aussi à son heure. Aujourd'hui notre honneur, notre exigence, c'est de redoubler d'efforts au service du pays."
Pour sa part, le chef de l'Etat souhaite ouvrir "le chantier de la réforme du financement" de la protection sociale que droite et gauche ont échoué à mettre en oeuvre. Principale piste envisagée : une réforme des cotisations patronales qui tient compte de la valeur ajoutée des entreprises. Plusieurs syndicats se sont déclarés intéressés par un tel projet. En revanche, le président de la République n'a pas retenu l'hypothèse de la création d'une "TVA sociale".
Fort de sa popularité engrangée lors des violences urbaines, Nicolas Sarkozy prépare son projet de loi sur l'immigration, qui devrait être soumis en février au Parlement. Le texte en préparation promeut la notion d'"immigration choisie" auquel s'est rangé le premier ministre. Il prévoit un durcissement des conditions d'accès en France pour les étrangers non communautaires et une restriction des dispositifs de régularisation.
Sources : LE MONDE
Posté par Adriana Evangelizt