CHIRAC MOUCHE SARKOZY

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Nous apprécions que le Président dise ce qu'il faut dire quand les bornes sont dépassées. Ce n'est pas de diplomatie dont le Peuple a besoin mais de Vérité et de Justice...

Chirac mouche Sarkozy et disserte sur les discriminations

 

par Antoine GUIRAL

 

Interpellé la semaine dernière par une cinquantaine de lecteurs du Parisien sur la crise des banlieues et ses conséquences, le chef de l'Etat a illico flairé la bonne opération de communication. Il a tenu à répondre afin de recoller les morceaux avec les Français et faire oublier l'émission télévisée d'avant le référendum où il était apparu singulièrement déphasé face aux jeunes Français. Mais, cette fois, Jacques Chirac n'a pas voulu commettre l'erreur du «direct». Il a laissé à son cabinet le soin de répondre aux cinquante personnes. Le chef de l'Etat s'est contenté de les recevoir dimanche à l'Elysée pour poser en photo parmi elles, et de discuter de manière informelle.

Pour autant, le résultat de la causerie présidentielle n'est pas totalement aseptisé. Et les claquements de bec et réponses cinglantes à Nicolas Sarkozy, qu'il ne supporte définitivement pas, sont omniprésents. Ainsi, Jacques Chirac a peu apprécié les termes de «racailles» et de «voyous» : «En politique, le choix des mots est évidemment essentiel. Je l'ai dit en France, tous les citoyens sont les filles et fils de la République [...] Et quand une personne commet un délit ou un crime, c'est un délinquant ou c'est un criminel. C'est la loi qui le dit. Ce sont les termes qu'il faut employer. C'est cela la République», affirme-t-il. Et pour compléter la leçon, le Président prévient son meilleur ennemi qui passe son temps à segmenter la société française qu'il n'y a pas de «catégorie de Français. Il n'y a que des citoyens libres et égaux en droit».

Sur le vote des étrangers, une autre pomme de discorde avec le président de l'UMP, Jacques Chirac explique qu'il y est opposé, y compris aux élections locales. Pour lui, «le principe c'est qu'en France la nationalité et le suffrage sont liés». Il note cependant que «celui qui le veut peut devenir français» et donc voter. Quant à la question du versement des allocations familiales aux parents de mineurs délinquants, le chef de l'Etat estime que «leur suppression pure et simple n'est pas une solution». Il préconise en revanche des amendes et une suspension provisoire «si les parents refusent de s'engager dans une démarche de responsabilités». Ils ne retrouveraient leur prestation que «quand la situation est rétablie».

Comme lors de son allocution télévisée de la fin novembre, Jacques Chirac revient longuement sur le sujet des discriminations. Il se dit favorable à la pratique du CV anonyme et à tout autre «moyen efficace dans le respect de nos principes républicains». Il préconise ainsi la «légalisation du testing». En matière d'accès au logement, il prévient qu'une loi est en préparation «qui retirera leur agrément aux agents immobiliers condamnés pour discrimination».

Enfin, alors qu'il juge que les médias français ont fait «preuve de grande responsabilité» dans le traitement des violences urbaines, il s'en prend «à certains médias étrangers qui ont souvent présenté les événements avec démesure».

Sources : LIBERATION

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans JACQUES CHIRAC

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