L'ANNEE UTILE DE DDV
Dominique de Villepin devance donc Sarkozy dans les sondages et c'est un bon point. Mais il ne parle toujours pas de la présidentielle. A tel point que nous sommes nombreux à nous demander s'il va faire acte de candidature ??? A en croire l'article ci-dessous "Toute la tactique de Dominique de Villepin consiste donc à s'émanciper sans trop le montrer, à se dévoiler sans brûler ses vaisseaux.", certes, c'est une bonne tactique. On peut même penser qu'il attend le verdict du Peuple et qu'il fait monter la tension. Bonne stratégie. D'autre part, il se murmure aussi "qu'il ne veut pas se dévoiler trop tôt pour ne pas froisser son mentor Jacques Chirac." Ménager la chèvre et le chou va être difficile. Car il est indéniable que DDV doit se démarquer tant du Président que de Sarkozy. Comment va-t-il faire ? Il y a certains dossiers sur lesquels, il faudrait qu'il planche... on les a posé sur le site Royal mais ils sont d'actualité pour lui aussi... Hôpitaux... Enseignement... Prisons... qu'il donne des couleurs à son programme. Nous donnons juste quelques idées aux futurs candidats... et cela concerne le Peuple...

Dominique de Villepin lance son «année utile»
Le chef du gouvernement présente aujourd'hui ses voeux à la presse et devrait une nouvelle fois insister sur l'emploi.
«SE BOUGER et prendre des risques.» Sept mois après son installation à Matignon, Dominique de Villepin livre dans ces termes, devant sa garde rapprochée, les objectifs qu'il se fixe en 2006. Le premier ministre, qui reprend la parole cet après-midi avec ses voeux à la presse, promet de faire un discours sur sa «manière de faire de la politique» en 2006, une année dont il a déjà souhaité qu'elle soit «utile». Plutôt que des annonces tous azimuts, le chef du gouvernement entend exposer sa «vision», sur l'air de «la France est en train de réussir». Une manière pour lui de prendre date et d'annoncer en creux que «ça ira nettement mieux l'an prochain». En attendant ce retour de la confiance dans le pays, c'est dans la «bonne humeur», dit-on à Matignon, que l'équipe du premier ministre prépare le début d'année.
Dans la veine des voeux du chef de l'Etat, Dominique de Villepin veut combattre à son tour cette «tendance très française à l'auto-flagellation». Pas d'annonces précises à attendre, ni de premier bilan, qui serait «prématuré» selon un proche, mais plutôt un «message de volonté pour une année de décision et d'action sur le front de l'emploi», insiste un conseiller.
En fait, le premier ministre a décidé de consacrer sa conférence de presse mensuelle – sans doute le 26 janvier – à la «deuxième étape» de la bataille pour l'emploi. Il semble que l'hôte de Matignon veuille se donner encore quelques jours pour rendre ses arbitrages. Aller plus loin dans la libération de l'emploi ? Maintenir l'essentiel des acquis du «modèle social français» ? Un villepiniste pose ainsi les tenants de l'équation politique du premier ministre : «Soit on se contente peu ou prou de ce qui est en place et on est à peu près sûr de finir l'année avec un taux de chômage autour de 9%. Soit, on prend de nouveaux risques et on peut espérer voir le taux descendre nettement plus bas.» Un ministre proche de Villepin renchérit : «Il a réussi son atterrissage à Matignon et s'est imposé en un semestre comme un présidentiable crédible. Maintenant, il doit encore plus découvrir son jeu pour semer ses rivaux.»
«Motiver les troupes, c'est important aussi»
Si Dominique de Villepin évoque désormais en privé cette nécessaire prise de risque, il se garde bien de montrer la moindre ambition élyséenne. Celui qui entame la nouvelle année avec le «maillot jaune» dans les sondages – il devance Nicolas Sarkozy dans le baromètre TNS-Sofres/Figaro Magazine – se veut imperturbable. En clair : 2006 est une année d'action, 2007 sera celle des élections. Ses plus proches collaborateurs continuent de jurer la main sur le coeur qu'ils n'ont jamais entendu leur patron parler de 2007. A les écouter, la seule personne avec qui il parle sans détour de la présidentielle est... Nicolas Sarkozy. Les deux hommes ont d'ailleurs déjeuné ensemble la semaine dernière à l'issue du premier Conseil des ministres de l'année.
Une autre raison pousse l'ancien secrétaire général de l'Elysée à ne pas se découvrir trop tôt : ne pas froisser son mentor Jacques Chirac. A Matignon comme à l'Elysée, on a bien compris que le président de l'UMP et ses amis ne manqueraient pas de faire mousser la moindre petite crispation entre les deux pôles de l'exécutif. Toute la tactique de Dominique de Villepin consiste donc à s'émanciper sans trop le montrer, à se dévoiler sans brûler ses vaisseaux. Cela sera-t-il suffisant ? Les partisans du premier ministre le pressent de donner des signaux de sa détermination. «Avoir des résultats, c'est indispensable. Motiver les troupes, c'est important aussi», prévient ce ministre chiraco-villepiniste. Un conseiller de Matignon répond : «Si les choses doivent se réaliser alors elles se feront naturellement.»
Sources : LE FIGARO
Posté par Adriana Evangelizt