Dominique de Villepin, un atout pour le Président...

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Alors pour les jaloux de tous poils qui voudraient reléguer Dominique de Villepin dans un rôle de simple exécutant, nous posons cet article datant un peu mais il est toujours d'actualité et montre son importance dans le gouvernement ainsi que dans sa proximité avec le Président. On comprend mieux d'ailleurs pourquoi Sarkozy tient à limiter le rôlde du Premier Ministre... bel article...

L'un des derniers atouts de Chirac

par Antoine GUIRAL et Vanessa SCHNEIDER


Le chef de l'Etat fait une confiance totale au Premier ministre. Au point qu'il pourrait l'introniser concurrent de Sarkozy en 2007.

Ils sont très liés mais ne sont pas amis. Ils se comprennent d'un mot mais se vouvoient toujours. Alors que Jean-Pierre Raffarin se posait en docile directeur de cabinet de Jacques Chirac, Dominique de Villepin, membre du premier cercle du chef de l'Etat, se bâtit peu à peu une place originale à ses côtés. Sept ans passés ensemble à l'Elysée (1995-2002), avec des hauts (la réélection de 2002) et beaucoup de bas (la dissolution, les juges aux basques de Jacques Chirac), ont permis aux deux hommes d'avoir une parfaite connaissance l'un de l'autre. Leur relation est marquée par une admiration réciproque et une somme de petits intérêts bien compris. «Dès le début, le Président ne l'a jamais considéré comme un simple collaborateur mais comme un homme à fort potentiel capable un jour de prendre son envol, c'est-à-dire d'exercer de hautes responsabilités politiques», note justement un ancien conseiller de l'Elysée. La mise en orbite accélérée de Dominique de Villepin à partir de 2002 (aux Affaires étrangères puis à l'Intérieur) ne doit rien au hasard. Et le Premier ministre apparaît aujourd'hui comme l'une des dernières cartes du chef de l'Etat et un successeur potentiel s'il parvient à obtenir des résultats sur son dossier prioritaire, l'emploi.

Prévenant. Deux mois après son installation à Matignon, Jacques Chirac continue à couver et à couvrir d'éloges son Premier ministre qui, divine surprise, le tire vers le haut dans les sondages. Signe de sa prévenance à l'égard de son protégé, Jacques Chirac a pris soin de préciser lors de son allocution télévisée du 14 juillet que cent jours pour obtenir des résultats sur le front du chômage (comme l'avait annoncé Villepin après sa nomination), «c'est une image». «Leurs rapports n'ont pas changé, observe-t-on à Matignon, ils s'appellent plusieurs fois par jour, se voient au moins une fois par semaine, ils ont un rapport de totale confiance avec des échanges très directs et très ouverts. Ils ne sont pas toujours d'accord mais c'est toujours constructif.» Pour le chef de l'Etat, la clé de voûte de l'exécutif réside dans la relation de confiance entre le président de la République et son Premier ministre. Dès lors, il était inimaginable que Nicolas Sarkozy puisse un jour se retrouver à Matignon. «Chirac, Villepin, c'est de l'ordre de la fusion, c'est un lien spirituel, affirme Frédéric de Saint-Sernin, conseiller du premier et cousin du second. Il y a une véritable proximité intellectuelle entre eux, ils pensent de la même façon, s'intéressent aux mêmes choses.» Interrogé le 30 juin lors de sa première conférence de presse, le chef du gouvernement a reconnu : «Le fait de connaître [Jacques Chirac] depuis longtemps aide. Nous travaillons dans la confiance, il n'y a pas de problèmes de coordination.»

Autonomie. Au quotidien, l'Elysée met un point d'honneur à laisser le Premier ministre arbitrer sur tous les grands dossiers du moment. A en croire le Château, «Dominique de Villepin n'a pas beaucoup d'hésitations sur la manière de trancher puisqu'il connaît par coeur les valeurs et les idées du Président». «Ses relations avec Chirac n'ont rien à voir avec celles qu'entretenait le chef de l'Etat avec Raffarin, renchérit un dirigeant UMP. Raffarin et Chirac s'entendaient bien, étaient en totale confiance, mais Raffarin n'était pas RPR, il n'avait pas la même culture, il fallait le cadrer. Avec Villepin, il est sur la même longueur d'onde.» Autre atout du chef du gouvernement, selon cet élu : «Il a l'avantage d'avoir la bienveillance de l'entourage. Il a été le chef de toute la maison Elysée et ses anciens subordonnés roulent pour lui.»

Dominique de Villepin n'entend pas apparaître comme un simple exécutant. Il ne veut pas non plus se laisser enfermer dans l'image trop restrictive d'un simple chiraquien dévoué. A peine nommé, Nicolas Sarkozy a bien essayé de l'y cantonner en déclarant : «Dans l'esprit des gens, Villepin, c'est Chirac.» Du coup, le Premier ministre aime à montrer qu'il dispose d'une grande autonomie. Sarkozy au gouvernement ? «C'est son idée», jure son entourage. De même, il aurait composé quasi seul son équipe gouvernementale en obtenant une limitation du nombre de ministres. Enfin, il aurait imposé l'abandon de la baisse de l'impôt sur le revenu, condition sine qua non de son installation à Matignon. Et tant pis pour la promesse présidentielle de baisser de 30 % en cinq ans l'impôt sur le revenu.

S'il assure que le chef de l'Etat est «le capitaine du navire qui est à la barre avec le souci de défendre l'intérêt général», il se place néanmoins en presque égal du Président. «Nous sommes dans la maximisation de nos atouts respectifs», explique-t-il pour définir leurs relations. «Leurs liens ont évolué, constate un de ses proches. Villepin a avancé, il a bâti des choses, il a fait ses preuves, il s'est affirmé en tant que responsable politique. Et comme il a vingt-cinq idées à la minute, il n'attend pas qu'on lui dise quoi faire.»

Détestation. Enfin, Jacques Chirac et Dominique de Villepin partagent un goût immodéré pour les batailles électorales version blitz. Tout comme ils ont en commun une même détestation pour Nicolas Sarkozy, à qui ils reconnaissent simplement de «l'énergie», rien de plus, et surtout pas la capacité de diriger un jour le pays. A vingt mois de la présidentielle, ces deux-là se préparent donc à livrer de concert leur ultime combat conjoint. Mais cette fois c'est Jacques Chirac qui pourrait se retrouver dans le rôle du Pygmalion.

Sources : LIBERATION

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans Le Ministre

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E
Le système est sclérosé. Chirac doit partir s'il lui reste un peu de dignité.
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E
Juste pour te signaler que je suis candidat aux élections cantonales sur le canton d'Evron Mayenne, après le décès du conseiller général, et je place mon action qui n'est ni de gauche ni de droite, sous le soutien officiel et affiché à la victoire de Dominique de Villepin en 2007.<br /> La première campagne 100 % blog, sans tract papier, sans affichage sauvage, juste les documents officiels et encore les internautes pourront venir prendre les professions de foi et les bulletins de vote sur mes blogs.<br /> Merci de relayer mon appel et ma souscription public paru sur mon blog pour cette première en France.<br /> A charge de revanche.
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N
Bonjour,<br />  <br /> <br /> Je profite de mon passage pour vous faire la promotion de mon blog :<br />  <br /> <br />  <br />  <br /> <br /> Ségolène 2007, une femme présidente, vite !<br />  <br /> <br /> http://segolene2007.over-blog.com<br />  <br /> <br />  <br />  <br /> <br /> Ce blog est un blog de soutien à la candidature de Ségolène pour les élections de 2007…merci s’il vous est possible de l’ajouter dans votre catégorie « liens »…<br />  <br /> <br />  <br />  <br /> <br /> Bon courage et bonne continuation pour votre blog…<br />  <br /> <br />  <br />  <br /> <br /> Cordialement,<br />  <br /> <br />  <br />  <br /> <br /> Nicolas.
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