Quand DDV applique "le cri de la gargouille"

Publié le par Adriana EVANGELIZT

La fermeté de Villepin désoriente les syndicats

 

François-Xavier Bourmaud

Les centrales syndicales tentent d'organiser la riposte aux mesures du premier ministre

LES SYNDICATS devraient lire plus attentivement Dominique de Villepin. Notamment Le Cri de la gargouille. Ils comprendraient mieux la conception du dialogue social du premier ministre, dont ils dénoncent les «manquements». «Un pouvoir qui écoute doit, une fois la décision prise, s'efforcer de ne point reculer s'il est persuadé d'oeuvrer pour le bien commun», écrivait en 2002 celui qui se préparait déjà à entrer à Matignon. Ne point reculer, c'est bien la stratégie qu'il s'apprête à suivre avec le contrat première embauche (CPE), après avoir résisté à la levée de boucliers syndicale sur son CNE.


Pourtant, dans les rangs syndicaux, la riposte s'organise. Et puisque les dernières manifestations n'ont pas produit d'effet notable, ils tentent d'étendre la contestation. François Chérèque (CFDT) a ainsi indiqué hier dans Le Monde que son organisation consulterait «dans les prochains jours les autres syndicats, les organisations étudiantes et les associations pour discuter des réactions» contre le CPE. Même tonalité chez Bernard Thibault (CGT), qui a déjà proposé à ses homologues «une concertation pour agir dans l'unité syndicale dès que possible», tout en maintenant sa «journée de mobilisation» le 31 janvier.

«Poussée d'urticaire»


Question de Dominique de Villepin, toujours dans son livre : «Devant l'ampleur et la gravité des enjeux, peut-on se satisfaire d'une approche impressionniste, qui ménage les susceptibilités, courtise l'opinion et bat en retraite à la première poussée d'urticaire ?» Réponse évidente : bien sûr que non. Pour le premier ministre, il s'agit même de poursuivre l'action en faisant «le choix du mouvement». Quitte à heurter jusqu'au Medef, qui dénonce une France rendue «illisible». Une analyse que partagent à mots couverts, et pour des motifs différents, la CFDT ou la CGC. Tous dénoncent d'ailleurs les reproches du Medef au gouvernement. «On ne peut pas à la fois demander de prendre en main ce qui relève du social et faire pression en coulisse, auprès des parlementaires et du gouvernement, pour que soient écartées les revendications des salariés», critique la CFTC.


D'autant que les partenaires sociaux ont un programme chargé. Le troisième plan pour l'emploi est d'ores et déjà annoncé, et avec lui une nouvelle batterie de mesures. Si bien qu'entre les négociations, consultations et autres groupes de travail, les syndicats ne savent plus où donner de la tête. Seniors, pénibilité, accidents et maladies professionnelles, remise à plat de l'assurance-chômage, finances publiques, financement de la Sécurité sociale, contrat de travail, licenciement, représentativité... La liste est longue. Or tous s'entremêlent et se croisent. A tel point qu'un cadre syndical estime qu'«il faudra attendre la présidentielle pour mettre tout cela à plat sereinement». François Chérèque ne dit pas autre chose lorsqu'il constate que «les rythmes du politique et du social ne s'accordent pas».


Sources : LE FIGARO

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans CHÔMAGE

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