La longue agonie d'un enfant martyre

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Bien sûr, on pourrait penser que cet article sort de son contexte. La mort d'un enfant dans une longue agonie suite à tous les sévices qui lui ont été infligées. A un moment où Sarkozy sort tout azymuts des lois pour prévenir la délinquance, qu'il dit...

Que doit-on penser des gens innombrables dans notre pays qui maltraitent les enfants, les personnes âgées, des hommes qui battent les femmes, des individus qui font du mal aux animaux ? Cela se passe, bien sûr, dans tous les milieux. Mais dans le cas du petit Nicolas, sa famille est ce que l'on nomme des gens primaires, vivant de surcroît dans une certaine précarité. Il faut bien comprendre que la misère engendre ce genre de terribles schémas. Pas d'argent, pas d'écoles pour les enfants. Pas d'instruction, une fermeture de l'esprit à certaines valeurs.

La mort de cet enfant a quelque chose de terrible dans le sens où il est mort dans l'indifférence générale. Personne n'a rien vu, rien entendu. Nul ne s'est alerté de son absence à l'école. Voilà la société où l'on vit. Chacun chez soi et dieu pour tous. Il faut quand même savoir qu'il y a 40 000 enfants maltraités en France, un record mais aussi entre 600 et 700 000 personnes âgées qui subissent le même sort et plus de deux millions de femmes battues. Il nous semble que pour s'attaquer à la délinquance, il nous faut comprendre d'où elle provient. Une sérieuse réforme des mentalités s'impose. Mais dans tous les cas, la misère engendrée par la précarité et le chômage n'arrangera pas les choses, c'est certain.

Mort du petit Nicolas: une "longue agonie", selon les experts

Le petit Nicolas, 9 ans, est décédé au terme "d'une longue agonie", à la suite des sévices infligés par ses plus proches parents, ont témoigné lundi à Strasbourg des médecins et experts devant la cour d'assises du Bas-Rhin."L'enfant était inconscient, cyanosé, et avait la peau couverte d'hématomes, comme une peau de léopard, un bleu tous les cinq centimètres" lorsqu'il a été découvert par les secours dans l'appartement familial, a indiqué le docteur Christian Glace, médecin au SAMU de Strasbourg.

"Je n'avais jamais vu ça" auparavant, a indiqué le médecin qui s'est dit tellement choqué par la vue des tortures subies par l'enfant qu'il a dû consulter un psychanalyste pendant quatre mois pour "surmonter le traumatisme".

Le médecin se rappelle aussi l'aspect rangé des cassettes vidéo empilées contre le mur, contrastant fortement avec le tas d'immondices entassé sur 40 cm de haut sur le sol. La mère de l'enfant avait raconté qu'un de ses loisirs préférés était de regarder des cassettes.

L'autopsie du cadavre de Nicolas, mort peu après son admission à l'hôpital, a révélé que sa muqueuse gastrique portait les "signes d'un stress pré mortem, qui se voit lors d'une agonie assez longue", a précisé le Pr Bertrand Ludes, expert en médecine légale. Le décès est lié à des traumatismes crâniens très sévères qui ont atteint le centre respiratoire et entraîné perte de conscience et coma. La forte fièvre de l'enfant (plus de 40°) semble être due à sa déshydratation lors du mois d'août caniculaire de 2003.

Selon l'expert, les quatre accusés, Fernand Holzmann et son épouse Isabel, parents de Nicolas, l'oncle de l'enfant et sa grand-mère, Bruno et Marie-Thérèse Vieira, mentent quand ils maintiennent que Nicolas a dit "Bonjour Papa", le matin de sa mort et qu'il a pris un bain chaud tout seul.

Interrogés sur ces contradictions et sur leur part de responsabilité dans la mort de Nicolas, les quatre accusés n'ont fait que se rejeter la faute l'un sur l'autre, ou répéter: "je ne sais pas", ou "c'est possible", comme si aucun d'entre eux n'avait été acteur de la tragédie.

La grand-mère est même allée jusqu'à dire, après la projection des photos de l'enfant supplicié, que "ces images ne correspondaient pas à ses souvenirs".

Sources : YAHOO FR

Excusez-moi du peu mais quand je lis ces lignes, si on me mettait les tortionnaires en face, il me serait très difficile de garder mon calme. Que ce soit la vieille, la mère, le père ou l'engeance de 21 ans.

Le martyre du petit Nicolas, persécuté par quatre adultes qui nient

 

Les quatre plus proches parents du petit Nicolas, mort de sévices en août 2003, ont raconté comment l'enfant avait été cogné "comme un punching-ball", empêché de boire pendant un été caniculaire et bâillonné, tout en niant l'ampleur de leur responsabilité vendredi devant la cour d'assises du Bas-Rhin.

Le récit dramatique des dernières 48 heures de l'existence de l'enfant a été fait tour à tour par sa mère Isabel Holzmann, son oncle Bruno Vieira et sa grand-mère Marie-Thérèse Vieira, qui comparaissent pour des actes de torture et de barbarie ayant entraîné la mort sans intention de la donner, en même temps que le père de l'enfant, Fernand Holzmann.

Le 7 août 2003 au soir, Nicolas, 9 ans, déjà couvert de bleus depuis le début des vacances à la suite des coups reçus, est ligoté dans son lit et bâillonné pour l'empêcher de réveiller ses trois soeurs, mais les petites viennent se plaindre de leur frère à leur mère.

Isabel raconte: "Je l'engueule, puis on le ramène avec mon frère dans le salon". "On lui a détaché les mains, mais pas les chevilles, il a été mis à genoux devant la petite table du salon et il s'est remis à écrire" ses lignes de punitions, obligé de copier des milliers de fois des phrases comme "j'apprends à me taire" dans un grand cahier, indique sa mère.

"Il s'est mis à être effronté, a menacé ma mère, mon frère, ses soeurs, et je lui ai donné une claque, j'ai tapé assez fort, il est tombé et s'est cogné la tête par terre", poursuit-elle. L'enfant s'est pourtant relevé et a continué à écrire ses lignes à genoux jusque tard dans la nuit. L'oncle indique qu'il a couché le gamin vers 8H30 le matin.

Le lendemain, même scénario: des lignes de punition toute la journée à genoux dans le salon, des coups dans la nuit sur l'enfant ligoté et bâillonné, de plus en plus fort.

"Il tenait des propos incohérents pendant la nuit, raconte Bruno. Il parlait à son père et à ses soeurs qui n'étaient pas là", raconte Bruno. Mais les coups continuent de pleuvoir. L'enfant tombe et se cogne encore le front contre un pied de canapé. Sa mère lui donne un coup de tête, sa grand-mère "lui flanque une tarte" et remarque: "Faut bien que quelqu'un porte le chapeau, alors je le porte".

 

Nicolas est mort le 9 août dans un logement sordide où s'entassaient quatre adultes, quatre enfants, sept chats et trois tortues. La période de fin juin où son calvaire a débuté correspond à l'arrivée au foyer Holzmann de la grand-mère maternelle de la victime, Mme Vieira, et de son fils Bruno, 21 ans à l'époque des faits.

Mme Vieira reconnaît avoir frappé Nicolas avec des gifles et des pantoufles, mais aussi une palette en bois pour faire les crêpes, utilisée également par ses enfants, Bruno et Isabel, pour frapper le garçon. "Mais ce n'était pas pour lui faire mal, je ne lui faisais pas de marque", a assuré la grand-mère.

Elle a reconnu aussi qu'elle s'était servie d'une corde à sauter pour attacher Nicolas dans son lit "pour qu'il reste dedans", a-t-elle expliqué, car les déplacements nocturnes de Nicolas dérangeaient ses trois soeurs et sa grand-mère qui dormaient dans la même chambre.

"Les pieds et les mains attachés, il passait quand même, alors on l'a attaché au lit", raconte-t-elle de sa voix chevrotante.

 

Quand le président Jérôme Bensussan a demandé aux quatre accusés qui avait contraint Nicolas à écrire ces lignes, ils se sont tous récriés: "Ce n'est pas moi", mais la grand-mère a confirmé qu'elle frappait Nicolas dès qu'il cessait d'écrire.

Dans ces cahiers, Nicolas avait écrit 2.772 fois "pendant la nuit, je ne me lève pas en cachette pour boire", 1.551 fois "Je ne me fous pas de la gueule de mon père" et 1.008 fois "j'apprends à me taire".

A l'évocation des sévices, le père de Nicolas, Fernand, s'est effondré en pleurant, victime apparemment d'un malaise. Il a reconnu que les problèmes d'énurésie de son fils avaient repris au moment même où sa belle-mère s'était réinstallée dans leur petit trois pièces, fin juin, après un premier séjour de cinq mois, de décembre 2002 à mai 2003, déjà extrêmement tendu.

Son épouse, Isabel, a confirmé qu'il y avait "un assez fort climat de tension à la maison", depuis l'arrivée de Bruno et de sa mère.

Le verdict est attendu le 27 janvier.

Sources : YAHOO

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans LA MISERE EN FRANCE

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