« Nicolas Sarkozy doit être rappelé à l'ordre »
Sarkozy doit "être aidé" et "rappelé à l'ordre". Voilà deux expressions qui sonnent bizarrement lorsque l'on parle d'un chef de l'Etat. Depuis le départ, nous disons qu'il est immature et qu'il n'a pas la stature pour gouverner notre pays. Pour gérer parfaitement cette fonction, il faut au minimum posséder la maîtrise de soi-même, chose qu'il est incapable de faire. On le voit dans ses emportements. On le voit dans sa vie privée. Quel homme ou femme sensée franchement épouserait une personne qu'il vient de rencontrer ? Quoiqu'il en dise, Nicolas Sarkozy n'est pas une homme libre. Il est prisonnier d'un lobby qui n'oeuvre pas pour nos intérêts et prisonnier de lui-même. Prisonnier de ses pulsions, de ses impulsions, de ses mauvais penchants qu'il ne sait pas réprimer. Psychologiquement, on peut dire qu'il a un sérieux problème de comportement. Et avec du recul, on voit que Cécilia avait raison lorsqu'elle affirmait cela, elle qui le connait mieux que quiconque.
Plus le temps passe et davantage ressortent des anomalies. C'est sans compter son tempérament à vouloir tout contrôler. Il faut qu'il se mêle de tout, c'est plus fort que lui. On est dans l'absolutisme complet pour ne pas dire dans la dictature. Il doit être très difficile pour certains membres du gouvernement de supporter cette omniprésente qui les prive de toute latitude. D'autant qu'il les harasse et passe ses colères sur eux à tout bout de champ et qu'il veut toujours avoir raison. Moi je. Nicolas Sarkozy nous fait penser à un petit potentat. Tout doit dépendre de lui.
Il y a fort à craindre que dans l'avenir les choses n'aillent pas en s'arrangeant, notamment dès que surgiront les premiers nuages noirs dans son couple. Car Carla Bruni fait partie des femmes libres qui supportent difficilement d'être enfermées dans un carcan. Or, comme Sarkozy est un affectif dépendant, lorsqu'il y aura des turbulences, cela rejaillira sur son comportement de chef d'Etat. Et peut-être qu'aux pires moments, il sera justement incapable de faire la part des choses. Incapable de dissocier le privé du public par son manque de Maîtrise, on y revient.
« Nicolas Sarkozy doit être rappelé à l'ordre »
Neuf mois après son élection à l'Elysée, Nicolas Sarkozy voit s'accumuler les difficultés. En contestant la décision du Conseil constitutionnel sur la loi de rétention de sûreté, il risque, de plus, d'ouvrir une crise institutionnelle.
DURANT la campagne, Nicolas Sarkozy avait promis une loi pour faire enfermer à vie les criminels soupçonnés de pouvoir récidiver et ce après leur sortie de prison. Les Sages du Conseil constitutionnel ne l'ont pas entendu de cette oreille et ont partiellement censuré le projet de loi controversé de la ministre de la Justice, Rachida Dati, sur la rétention de sûreté. Ils ont renvoyé son application à...
2023. La loi ne concernera donc pas les criminels qui purgent actuellement leur peine. Dans un geste inédit, le chef de l'Etat a engagé un bras de fer institutionnel en saisissant le premier président de la Cour de cassation pour qu'il trouve le moyen de faire appliquer cette mesure sans délai.
Résultat : une levée de boucliers dans l'opposition et dans les milieux judiciaires, où on s'insurge contre un « coup de force » et une « violation » des principes constitutionnels de la Ve République.
Pour Arnaud Montebourg, député PS de Saône-et-Loire, le président ne doit pas violer la Constitution. Il demande à Jean-Louis Debré, le président du Conseil constitutionnel, de rappeler à l'ordre le chef de l'Etat.
Le président de la République ne peut-il contester une censure du Conseil constitutionnel qu'il juge abusive au regard de la situation créée par les délinquants sexuels les plus dangereux ?
Arnaud Montebourg. Il ne peut fort heureusement pas - sinon nous reviendrions à l'époque des lettres de cachet et de l'arbitraire - mettre par terre l'état de droit. S'il juge que le Conseil constitutionnel a pris une mauvaise décision, il n'a pas d'autre choix que de l'approuver, et même de la défendre, car il est le garant du bon fonctionnement de nos institutions. Toute autre attitude de sa part est une violation de la Constitution. C'est d'autant plus grave qu'il le fait à propos d'un texte très important qui constitue, comme l'a dit très justement Robert Badinter, un tournant dans notre justice : on enferme les gens non pas pour ce qu'ils ont fait (puisqu'ils ont déjà payé), mais pour ce qu'ils sont supposés faire et être, ce qui est très grave.
« Nous en appelons à la vigilance des Français »
Comment l'opposition va-t-elle réagir ?
Nous ne pouvons pas en rester là. Nous demandons que le président de la République soit rappelé à l'ordre par le président du Conseil constitutionnel. Il me paraît ensuite nécessaire que la commission des lois et les groupes politiques soient réunis autour du président de l'Assemblée afin que nous défendions l'Etat de droit et les compétences du législateur. Car s'il y a une autorité qui doit reprendre le texte de loi en question, ce n'est pas le président de la République et encore moins le premier président de la Cour de cassation, mais le législateur.
Ce nouvel épisode est-il, selon vous, à mettre sur le compte de la pratique politique générale de Nicolas Sarkozy ?
Il n'en est pas à son coup d'essai. Il a déjà dépossédé les ministres de leurs compétences constitutionnelles pour les donner à des conseillers de l'Elysée qui n'en ont aucune. Il amoindrit chaque jour les fonctions de contrôle et législatives du Parlement, il l'a fait faire par sa garde des Sceaux qui est dans une politique de caporalisation des magistrats. Tout cela devient extrêmement préoccupant. Nous en appelons à la vigilance des Français.
Sources Le Parisien
Posté par Adriana Evangelizt