Sautes d'humeur à répétition
Sautes d'humeur à répétition
par Alexandre Sirois
La montée de lait de Nicolas Sarkozy au Salon de l'agriculture samedi dernier n'était pas sa première. Et probablement pas sa dernière.
Car depuis son arrivée au pouvoir, il y a neuf mois, le président français est sorti de ses gonds à plusieurs reprises.
La journaliste du réseau CBS, Lesley Stahl, a pu se rendre compte du caractère bouillant du président français dès le 5 octobre 2007. Ce jour-là, en plein tournage de l'émission 60 Minutes, il a subitement quitté le plateau, retirant son microphone sans crier gare et tournant les talons.
La reporter américaine avait osé poser une question sur Cecilia, sa femme d'alors. Leur relation battait déjà de l'aile et se retrouvait sous les projecteurs.
L'émission a été diffusée quelques semaines plus tard, le 28 octobre. On peut encore visionner l'extrait de cette saute d'humeur de Sarkozy sur YouTube.
Sur le même site, on retrouve aussi les images de la prise de bec entre le chef d'État et un pêcheur breton, Julien Guillamet, datant du 6 novembre 2007.
Traité d'«enculé» par ce pêcheur, Sarkozy s'est emporté. «Qui est-ce qui a dit ça? C'est toi qui as dit ça? Descends un peu le dire!» a-t-il lancé.
Le président avait aussi perdu son sang-froid quelques semaines plus tôt. Lors de vacances hautement médiatisées au New Hampshire. La scène n'a cependant pas été filmée.
Sarkozy, qui était dans un bateau avec sa famille, s'est choqué en constatant que deux photographes le suivaient. Il a sauté dans leur bateau pour les engueuler. Il a même saisi la caméra de l'un d'eux.
Preuve que ce n'est pas la présidence qui a monté à la tête de Sarkozy, il avait pris l'habitude de piquer des colères et de semer des insultes sur son passage bien avant son entrée à l'Élysée.
L'écrivaine Yasmina Reza a suivi le politicien en campagne électorale et en a tiré un best-seller: L'Aube le soir ou la nuit. Elle y rapporte plusieurs écarts de langage du candidat.
Comme ce jour où il qualifie un forum public de «connerie». Ou cet autre, quand il lance à deux journalistes: «Je suis quand même une source inépuisable pour vos articles de merde.»
Et que dire de la façon insolente dont il dénonce les choix de son équipe de campagne, moins d'un mois avant le jour du scrutin. «Qu'est-ce qu'on va foutre dans un centre opérationnel sinistre à regarder un radar? Vous vous êtes renseignés sur la météo? Qui a eu cette idée de demeuré?... Je me fous des Bretons. Je vais être au milieu de 10 connards en train de regarder une carte!»
Sources Cyberpresse
Posté par Adriana Evangelizt