Royal, Villepin ou Sarkozy ?

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Présidentielles 2007 Royal Sarkosy ou Villepin ?

 

Présidentielles 2007 Royal Sarkosy ou Villepin ? Deux sondages viennent de paraître sur les élections présidentielles de 2007, l’un par BVA pour Le Figaro et LCI (publié jeudi) et l’autre par CSA pour le journal hebdomadaire Marianne (publié ce vendredi). Les résultats de ces deux sondages sont contradictoires. En effet, selon le CSA, Ségolène Royal (PS) battrait Nicolas Sarkozy (UMP) au second tour de la présidentielle par 51% des voix contre 49%. Pour le BVA, au second tour, la gauche serait battue quelques soient les hypothèses retenues. En effet, Ségolène Royal serait devancée par Dominique de Villepin (48% des votes contre 52%) ou par Nicolas Sarkozy (49% des votes contre 51%).

Selon le sondage publié par Marianne, à la question « pour qui y aurait-il le plus de chances que vous votiez au second tour de la présidentielle? », 51% des personnes interrogées répondent Ségolène Royal, 49% Nicolas Sarkozy et 28% s'abstiendraient ou voteraient blanc ou nul.

De son côté, les hypothèses d’intentions de vote à l’élection présidentielle réalisées par l’institut BVA pour Le Figaro et LCI présentent les particularités suivantes :
· La proposition aux interviewés, selon les hypothèses, de l’une ou l’autre des deux
personnalités les plus fréquemment citées comme meilleur candidat possible pour le Parti socialiste, Lionel Jospin ou Ségolène Royal ;
· La présence simultanée de Nicolas Sarkozy et de Dominique de Villepin au premier tour ;
· Le test, pour deux des quatre hypothèses de premier tour, d’une candidature de José Bové, dans une situation où les Verts, le Parti communiste et la LCR s’abstiendraient de présenter un autre candidat.

Selon le BVA, le premier enseignement consiste en la situation actuellement très dominée de la gauche, dont le candidat rassemble au second tour, selon les hypothèses, entre 45% (L. Jospin contre D. de Villepin) et 49% (S. Royal contre N. Sarkozy) des intentions de vote. A droite l’écart demeure pratiquement inchangé entre Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin, le Premier ministre ne recueillant qu’une intention de vote sur dix au premier tour. Au sein des sympathisants UMP, le rapport entre les deux hommes est aussi déséquilibré, Nicolas Sarkozy en attirant environ 7 sur 10 sur son nom, et Dominique de Villepin seulement 2 sur 10. Au second tour, si Dominique de Villepin fait de meilleurs public, les sympathisants UDF et les diplômés, il réalise globalement, à un point près, la même performance que le Ministre de l’Intérieur Le résultat obtenu par Ségolène Royal est supérieur à celui enregistré lorsque Lionel Jospin est testé, de 3 à 4 points au premier tour, de 3 points au second tour. Se trouve ici confirmée, par rapport à une précédente enquête BVA pour Le Figaro et LCI présentée dans l’émission « Questions qui fâchent » le 6 octobre 2005, l’attraction exercée sur les sympathisants écologistes par une éventuelle candidature de Ségolène Royal. En revanche, il n’existe pas entre les deux personnalités socialistes testées de différence substantielle de performance parmi les hommes et les femmes. En d’autres termes, l’effet « Ségolène Royal » semble très lié à l’idée d’une candidature « alternative », dans toute l’ambiguïté du terme. La possibilité que José Bové puisse générer un mouvement autour de son éventuelle candidature demeure ; cependant, avec 8 à 9% des intentions de vote, il recueille dans cette enquête un score inférieur à la somme des trois candidats qui ont été pour cela retirés de la compétition (le cumul des intentions de vote pour les candidat LCR, PCF et Verts atteignant 11%). Cette situation tient largement à l’absence d’intérêt que lui manifestent les sympathisants socialistes en termes d’intentions de vote.

Selon les Français, le meilleur candidat pour l’UMP à la présidentielle de 2007 serait clairement Nicolas Sarkozy (43%), devant Dominique de Villepin (38%), les défenseurs d’une candidature de Jacques Chirac ne faisant ici que de la figuration (9%). L’avance du Ministre de l’Intérieur sur Dominique de Villepin est de 35 points parmi l’ensemble des sympathisants de droite, et de 43 points parmi les seuls sympathisants de l’UMP, soit, chez ces derniers, par rapport à l’enquête menée en octobre dernier, un résultat stable, à trois points près.

La crédibilité personnelle de Nicolas Sarkozy, comparée à celle de Dominique de Villepin, est très largement dominante en matière de lutte contre l’immigration clandestine et de maintien de l’ordre et de la sécurité. En la matière, l’opinion considère que la délinquance a été plutôt moindre qu’augmentée depuis son arrivée place Beauvau il y a bientôt quatre ans. Très fort à droite (47%), ce sentiment n’est que faiblement contesté à gauche (21%).

Si le Premier ministre apparaît plus crédible en matière de lutte contre le chômage, de garantie du système de sécurité sociale et de relance de la construction européenne, on constate une situation assez équilibrée pour ce qui est de la réduction du déficit de l’Etat et de la mise en oeuvre d’une grande politique économique et sociale. Sur ces deux derniers sujets, très sensibles à droite, Nicolas Sarkozy apparaît plus crédible aux yeux de six sympathisants de droite sur dix. La modernisation du fonctionnement de la vie politique constitue une autre zone de force dans l’opinion du discours de Nicolas Sarkozy : 50% des Français, et 69% des sympathisants de droite, lui font davantage confiance qu’à Dominique de Villepin pour la réaliser. Les réformes institutionnelles que seraient la démission forcée du Président de la République en cas de revers électoral pour des scrutins qu’il aurait initiés, l’interdiction qui lui serait faite d’exercer sa charge au delà de deux mandats, ou bien la possibilité et l’obligation pour lui de soumettre sa politique au vote des députés reçoivent un accueil favorable dans l’opinion. A l’inverse, l’extrapolation de la logique du quinquennat qui aboutirait à une implication plus directe du Président de la République dans la direction de la politique gouvernementale soulève une forte réticence. Au final, une majorité absolue des Français (53%) considèrent que le programme de Nicolas Sarkozy et celui de Dominique de Villepin en vue de l’élection présidentielle de 2007, seraient différents, sentiment que partagent plus encore les sympathisants de l’UMP (57%).

D’après un autre sondage réalisé par BVA pour l’Express du 26 janvier 2005, Jacques Chirac connaît une amélioration sensible de son image (+4 points), mais seuls quatre Français sur dix ont une bonne opinion de lui comme Président de la République, soit le niveau brutalement atteint en mai dernier, lors de la campagne référendaire. Selon BVA, cette progression est, dans le détail des critères descriptifs disponibles, assez dispersée. « On remarque qu’elle est particulièrement marquée parmi les femmes (+ 7 points, au lieu de +1 point chez les hommes), les 65 ans et plus (+ 14), les cadres moyens et supérieurs du secteur public (+ 12) et, puis, surtout, chez les sympathisants de l’UMP (+ 13) et ceux ne s’intéressant pas particulièrement à la politique (7 points). » Globalement, il est possible de voir dans cette évolution la résultante d’une exécution particulièrement réussie de l’exercice présidentiel de début d’année, c’est-à-dire l’enchaînement des remises de vœux, qui a rassuré, notamment à droite, sur la permanence de Jacques Chirac dans le jeu politique.

Toujours d’après ce sondage, Dominique de Villepin demeure populaire, et jamais la proportion des bonnes opinions sur lui comme Premier ministre n’a été aussi élevée (48%). Ce score peut être relativisé par une comparaison avec son prédécesseur après la même durée à Matignon (53% en février 2003). Surtout, les contrastes se creusent dans l’image du Premier ministre. Il perd un peu plus de cinq points parmi les 18-34 ans (40% de bonnes opinions), 15 points chez les ouvriers (32%), 10 points parmi les salariés du secteur privé (39%), cependant qu’il en gagne 12 parmi les personnes à leur compte (53%). Le CNE et son extension possible ont levé un vent mauvais sur l’image de Dominique de Villepin.

Enfin, BVA indique que 32% des Français se disent prêts à voter pour Français Bayrou à la prochaine élection présidentielle. Le résultat excède de loin les sympathisants UDF (environ 7% de la population), mais est bien inférieur aux 50% qui ne le ferait « en aucun cas ». Ce résultat tient largement à ce qu’il agace plus à droite (29% de réponses « oui, certainement » ou « oui, peut-être » à l’UMP), qu’à gauche (31% parmi les sympathisants socialistes, 35% chez les Verts). Pour le reste, il apparaît que son image tend à échapper au cadre traditionnel du vote UDF, avec des « scores » potentiellement honorables chez les jeunes (28% parmi les 18-24 ans), les salariés du public (37%) et les habitants des grandes villes (35% parmi ceux des villes de plus de 100.000 habitants)

Sources : Emploi Stage Environnement

Posté par Adriana Evangelizt

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