Encore un divorce pour Nicolas Sarkozy
Encore un divorce pour Nicolas Sarkozy
par Serge Faubert
Le culot de ces gens est quand même formidable. Il fallait les entendre sur les plateaux de télé. La méthode Coué : « Il faut faire la pédagogie de la réforme. Il faut poursuivre et aller plus loin » (Brice Hortefeux) « Nous allons poursuivre, parce qu’il faut de la ténacité » (François Fillon) « Dix mois après, les Français ne sont pas revenus sur leur choix » ( Xavier Bertrand ) « Ce sont des élections locales » (Eric Woerth)…
Pas l’once d’une interrogation. Et encore moins d’une remise en cause. Dix mois après avoir été triomphalement élu, le président voit son parti être défait dans les urnes et ce ne serait là qu’une péripétie. Au mieux, la traduction d’une impatience. Mais certainement pas une sanction.
Sont-ils aveugles ou fous ? Car la poussée de la gauche est d’abord une défection des électeurs de droite. Le taux d’abstention (34,5%) est un des plus élevés jamais enregistrés pour ce type de consultation. Comment le président pourrait-il aller de l’avant quand il ne rassemble plus dans son propre camp ?
Parmi ceux qui ont déserté, il y a d’abord les classes moyennes, menacées dans leur existence même par la politique économique et sociale du gouvernement. C’est peut-être dans ce secteur de la population que le revirement est le plus impressionnant. Les cadres ont la trouille. Pouvoir d’achat en berne, protection sociale en recul, perspective d’évolution réduite à néant. Pour la première fois dans l’histoire de ce pays, l’angoisse de la dégringolade sociale est devenue le sentiment dominant. L’éventualité de finir pauvre, voire SDF, a atteint ceux qui se croyaient jusqu’à présent à l’abri. La crainte de... la suite sur le blog de Serge Faubert.
Posté par Adriana Evangelizt