Clearstream: Villepin entendu pendant 17 heures
DDV a subi un interrogatoire de 17 heures. C'est de l'acharnement pur et simple de la part de ces juges inféodés à l'Injustice et non à la Justice. Et l'on sait bien qui est là derrière. Comme ils ne trouvent aucune preuve pour l'inculper et le salir, ils pinaillent, font traîner les choses en longueur dans le seul but de lui nuire et de porter tort à son image. Et pendant ce temps, il y a des tas de vrais coupables de toutes sortes de délits qui, eux, ont été relaxés et siègent à l'Assemblée en toute impunité. Ceci est révoltant !
Clearstream: Villepin entendu pendant 17 heures

Arrivé jeudi matin à 9h, le Premier ministre n'est sorti que ce matin, à 3h, du pôle financier, où il a été entendu comme témoin dans le cadre de l'affaire des listings falsifiés de la société Clearstream.
Le Premier ministre Dominique de Villepin a subi entre jeudi et vendredi un interrogatoire-marathon d'une longueur record de 17 heures dans l'affaire des listings falsifiés de la société Clearstream.
Il se pose en "victime"
Arrivé vers 9h du matin jeudi au pôle financier du tribunal, il est ressorti peu avant 3h du matin vendredi, sans qu'aucune charge soit retenue contre lui par les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons, puisqu'il n'avait que le statut de simple témoin.
Exprimant ses "pensées particulières pour l'ensemble des victimes de ce dossier", il a fait part de sa satisfaction aux journalistes après l'audition et s'est posé en victime. "Je suis très heureux, en ce qui me concerne, de pouvoir apporter mon témoignage dans cette affaire où j'ai été victime pendant de longs mois de calomnies et de mensonges. Tout au long de cette audition-marathon [...], j'ai eu à coeur de répondre à l'ensemble des questions avec le plus de précision possible, soucieux de faire avancer la vérité", a-t-il dit.
Une dizaine d'officiers de sécurité affectés à Matignon étaient postés dans le pôle financier pendant l'interrogatoire et les juges avaient consenti à l'installation d'une salle de transmission spéciale avec un système de communication crypté, en cas d'urgence gouvernementale, qui ne s'est pas produite.
Le Premier ministre s'est vu accorder une pause-déjeuner d'une heure et lors d'autres pauses plus brèves au tribunal, il a affiché sa décontraction, saluant dans les couloirs un magistrat de sa connaissance en s'enquérant de ses occupations pour Noël, ou lançant à des journalistes: "C'est vraiment une affaire de marathonien ça, hein!"
Retirant sa veste une autre fois, il est allé jusqu'à se livrer devant les journalistes à des étirements et à des pompes, pour se décontracter, avant de lancer en retournant dans le bureau des juges : "Bon, je vais aller terminer mon affaire!".
Lors d'un troisième intermède, il a pris argument du titre du livre que lisait un reporter, Imprévu, pour lancer en souriant aux journalistes : "on est en plein dedans".
Sort encore incertain
C'est seulement la seconde fois sous la Ve République qu'un premier ministre est entendu comme témoin par un juge, après Lionel Jospin en 2001 dans une affaire de financement du PS.
Les juges d'Huy et Pons doivent déterminer si Dominique de Villepin a eu ou non un rôle pénalement répréhensible. Un changement de statut vers celui de "témoin assisté" ou mis en examen n'est pas techniquement exclu d'ici la fin de l'enquête. Les juges peuvent aussi saisir de poursuites la Cour de justice de la République, compétente pour les ministres. Ces hypothèses semblent peu probables, les investigations n'ayant pas permis de lui imputer un rôle direct dans les faits de "faux" et "dénonciation calomnieuse" visés par la procédure.
Les juges enquêtent sur la manipulation menée avec des faux listings de comptes bancaires occultes de la société luxembourgeoise Clearstream, qui compromettaient des centaines de personnalités, dont Nicolas Sarkozy, Jean-Pierre Chevènement, Alain Madelin et Dominique Strauss-Kahn.
Selon l'accusation, ces fausses listes ont été fabriquées en 2003 par Imad Lahoud, alors cadre d'EADS, à partir de documents authentiques dérobés chez Clearstream par un consultant, Florian Bourges et transmis à un journaliste, Denis Robert. Les fausses listes ont été remises au juge Renaud Van Ruymbeke au printemps 2004 par Jean-Louis Gergorin, ami de Dominique de Villepin et vice-président d'EADS, démarche qui a entraîné une enquête menaçante pour les personnes concernées.
Ces quatre protagonistes sont mis en examen. Le chef du gouvernement nie de son côté avoir eu en mains les fausses listes et les avoir utilisées pour une opération de déstabilisation politique de ses rivaux.
Philippe Camus, ancien dirigeant d'EADS, l'a contredit devant les juges en expliquant que Jean-Louis Gergorin lui avait affirmé dans un message téléphonique avoir remis ces documents à Dominique de Villepin, écrit Le Monde de vendredi. Dominique de Villepin a par ailleurs demandé le 9 janvier 2004, alors qu'il était aux Affaires étrangères, des investigations sur les listes au général Philippe Rondot, spécialiste du renseignement. En juillet 2004, passé à l'Intérieur, il a commandé une seconde enquête à la DST.
Toutes les procédures ont mis au jour la falsification mais ni le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, ni le successeur de Dominique de Villepin au Quai d'Orsay, Michel Barnier, ni Arnaud Lagardère, actionnaire d'EADS rencontré en septembre 2004, ni surtout le juge Van Ruymbeke, n'ont été informés de ces démarches.
Sources L'Express
Posté par Adriana Evangelizt