La personnalité de Villepin mise en cause par le PS
Le PS cible la personnalité de Villepin
Jusqu'à présent, la gauche avait surtout critiqué la politique de Dominique de Villepin sur le fond (« la précarisation ») et sur la forme (« le mépris du dialogue »). Depuis deux jours, les socialistes s'attaquent aussi à la personnalité du Premier ministre. Avec deux objectifs : montrer que le chef du gouvernement se soucie plus de son destin personnel que de celui du pays ; et qu'une telle disposition d'esprit peut être dangereuse.
« Le Premier ministre est-il un dirigeant responsable ? », s'est interrogé François Hollande hier matin sur Europe 1, jugeant que « loin de considérer l'état du pays, loin de savoir si le CPE est adapté ou pas à la situation du marché de l'emploi, [Dominique de Villepin] est dans une stratégie personnelle », qu'il « organise le conflit avec le pays » et ce « quel que soit le prix à payer » pour la France.
« Manifestement, M. de Villepin est plus intéressé par le culte de sa personne que par le gouvernement de la France », a renchéri Henri Emmanuelli sur France Info. « Le rôle d'un gouvernement, ce n'est pas d'attiser les crises, c'est de les apaiser », a estimé Laurent Fabius sur RTL, qui, comme tous les autres socialistes, tient à rendre l'exécutif responsable d'éventuels troubles.
Après que Dominique de Villepin a semblé amorcer une ouverture hier après-midi, les quelques socialistes qui ont réagi ont fait comme s'ils n'avaient rien vu. « Le Premier ministre rabâche la même chose depuis trois semaines, il dit : «Je ne retire pas le texte et j'ouvre le dialogue». C'est un dialogue de sourds », a estimé Henri Emmanuelli, tandis que Jean-Marc Ayrault estimait que Dominique de Villepin « ferme complètement la porte ».
Sources : LES ECHOS
Posté par Adriana Evangelizt
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