Villepin-Sarkozy, tensions maximales
La fin des haricots est proche. Dominique de Villepin est en train de se décrédibiliser complètement et ceux qui soutiennent le CPE soutiennent l'exploitation de la jeunesse et soutiennent donc les exploiteurs. C'est une grave erreur de ne pas se rendre compte de cela. S'il persévère dans cette voie, ce n'est même pas la peine qu'il se présente aux présidentielles, il est déjà coulé. Sarkozy, bien sûr, va saisir la balle au bond car il voit bien que toute l'opinion publique est contre cette "cagade", excusez-nous du peu... sa stratégie va donc de se désolidariser du CPE et donc du Premier ministre pour marquer sa différence. Et c'est bien sûr à lui que va profiter cette aubaine. Dans tous les cas, entre le CPE et la loi votée pour les OGM, là aussi contre l'avis des français, il est clair et net que l'image de la droite en prend un sacré coup. Il y a longtemps que l'on n'a pas vu un gouvernement se moquer autant du Peuple. On se croirait presque revenu au temps des Rois. Le droit des citoyens est bafoué, piétiné, jeté aux orties. Tant d'arrogance et de mépris méritent sanction et sanction il y aura, c'est certain. On ne se fout pas, comme ça, impûnément de la gueule du monde. Bonne nuit !
Villepin-Sarkozy, tensions maximales
par Nadège Belange
Ainsi la députée de Meurthe-et-Moselle Nadine Morano a-t-elle estimé qu'il y a en France "un vrai problème de gouvernance" et que Dominique de Villepin a voulu aller trop vite en créant le CPE. "Il aurait mieux valu le discuter, en parler, l'expliquer avant, en parler avec les partenaires sociaux", regrette-t-elle. Pour cette sarkozyste favorable au retrait du contrat, la "France est prête au changement", mais pour cela il "nécessite une méthode particulière", un peu comme celle du ministre de l'Intérieur car, lui, "il explique, il dit, ensuite il fait" et a "un vrai talent à la fois de la pédagogie, de l'explication et de l'action". Selon elle, le chef du gouvernement devrait profiter du fait que le texte est déféré devant le conseil constitutionnel pour amener les partenaires sociaux "à la table des négociations".
Mardi, le débat a continué lors de la commission exécutive de l'UMP, au siège du parti. Les uns se sont dits favorable au CPE et d'autres contre. Pour conclure, Nicolas Sarkozy a pris la parole et expliqué son intention de "reprendre l'initiative si le Premier ministre ne bouge pas avant la fin de la semaine" selon Le Parisien.