DDV à Beyrouth
Pauvre Liban. Pauvre Liban. Pauvre Liban. Nous ne nous laisserons pas aller sur ce blog à nos commentaires qui expriment colère et révolte... nous le faisons sur notre autre blog... il est bien que Dominique de Villepin se rende à Beyrouth pour exprimer notre solidarité et notre chagrin au Peuple Libanais. Nous transmettons notre Amitié et notre soutien au site Libanvision... avec une pensée particulière au Webmaster Monsieur Jean-Michel Druart... dont nous partageons la douleur et la vision sur la propagation du chaos par l'axe sionisto-américain. D'autant que pour nous, cette intrusion nous ramène à de bien tristes souvenirs. En 1982, notre cousine mariée à un Libanais nous téléphonait au milieu des bombardements, nous décrivant la désolation de Beyrouth, les vitres de la maison où elle vivait avaient volé en éclats sous l'impact des missiles. Ils ont du quitter précipitamment le pays, la valise à la main. Ils ont tout perdu par la faute de cette guerre et il leur a fallu trois ans de galère pour reconstruire quelque chose ailleurs... nous ne pouvons donc soutenir cette agression dont le seul but est de détruire un pays sous le faux prétexte de sauver des soldats israéliens.
Dominique de Villepin en visite éclair à Beyrouth
Dominique de Villepin s'est rendu lundi à Beyrouth pour exprimer la "solidarité de la France" au peuple libanais, au moment où devaient débuter les premières évacuations de Français au Liban, en proie aux violents affrontements opposant Israël au Hezbollah.
Le Premier ministre a quitté Paris en fin de matinée, à l'issue d'une deuxième réunion à Matignon sur la situation au Liban, avec le chef de la diplomatie française Philippe Douste-Blazy et la ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie.
Matignon s'est contenté d'un bref communiqué à l'issue de cette réunion annonçant le déplacement du Premier ministre et précisant que cette réunion a permis de "faire le point sur la situation au Liban". "Ils ont examiné la mise en place du dispositif permettant aux Français qui le souhaitent de partir du Liban, notamment le premier ferry affrété à la demande des autorités françaises qui doit partir de Beyrouth ce lundi soir, mais également les moyens militaires qui sont en cours d'acheminement vers Chypre", indique le communiqué.
Depuis Saint-Pétersbourg (Russie), où Jacques Chirac participe au sommet du G8, la présidence française avait annoncé dans la matinée que M. de Villepin allait se rendre à Beyrouth, à la demande du chef de l'Etat, pour exprimer "le soutien de la France" au peuple libanais.
Au cours de cette visite éclair, il doit rencontrer son homologue Fouad Siniora, afin de "lui exprimer le soutien de la France et la solidarité du peuple français avec le peuple libanais dans l'épreuve". Dimanche, les huit grandes puissances mondiales avaient lancé un appel à Israël comme au Hamas et au Hezbollah à cesser leurs hostilités pour enrayer la spirale de la violence au Proche-Orient. La visite du chef du gouvernement français à Beyrouth intervient le jour même où le Liban a été frappé par de nouveaux raids israéliens en riposte dure aux tirs de roquettes du Hezbollah sur son territoire.
Au sixième jour de l'offensive israélienne, l'armée a intensifié ses raids contre de nombreux objectifs au Liban dont le port de Beyrouth, tuant au moins 19 personnes, alors que le Hezbollah a tiré des dizaines de roquettes sur le nord de l'Etat juif. Au total, 12 personnes ont péri en Israël dans les tirs de roquettes par le Hezbollah. Au Liban, l'opération israélienne a déjà fait au moins 167 morts et 400 blessés depuis son lancement le 12 juillet en riposte à la capture de deux soldats israéliens par le Hezbollah et la mort de huit autres à la frontière. Sept Canadiens ont été tués et trois autres blessés dimanche dans les bombardements israéliens, tandis que des centaines d'étrangers fuyant le Liban ont commencé à arriver en Europe.
La France, qui compte quelque 20.000 ressortissants dans ce pays, a mis en place dès samedi un important dispositif civil et militaire pour préparer une évacuation de grande envergure. Un ferry grec de 800 à 1.600 places affrété par la France, devait arriver à la mi-journée au large de Beyrouth, en vue du rapatriement de quelque 2.000 personnes. Cette vaste opération mobilise outre ce ferry civil, des avions, deux navires de guerre, des hélicoptères et plus de 800 militaires.
La situation au Liban préoccupe la classe politique française qui s'alarme des risques d'embrasement général au Proche-Orient et réclame des initiatives internationales.
Sources : AFP
Posté par Adriana Evangelizt