Philippe Douste-Blazy est arrivé à Beyrouth

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Il y a quand même quelque chose qui nous chagrine... jusqu'à présent, il y avait sur la ligne bleue les hommes de la Finul qui, comme tout le monde le sait, ne pouvaient pas utiliser d'armes contre les belligérants, c'est-à-dire qu'ils ne pouvaient pas intervenir directement aux incursions de l'armée israélienne, ni faire quoique ce soit pour que les avions et drones qui violaient l'espace aérien, ni s'interposer lorsque le Hezbollah répliquait à ces violations. Ils étaient là en tant qu'observateurs dans une zone plus que sensible. A quoi servaient-ils alors ? Est-ce que s'ils avaient été davantage opérationnels sur les lieux, on en serait arrivé là où l'on en est aujourd'hui ? Il nous semble qu'il y a là un anachronisme assez singulier et qu'une force inactive, dans ce cas très précis, n'était pas la meilleure des solutions.

Arrivée à Beyrouth de Philippe Douste-Blazy

Le ministre français des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy est arrivé mercredi à Beyrouth où il doit discuter notamment des conditions de déploiement d'une force de l'Onu renforcée au Liban sud.

Pour cette quatrième visite en moins d'un mois à Beyrouth, M. Douste-Blazy doit notamment rencontrer le Premier ministre libanais Fouad Siniora et des responsables libanais.

Il devrait "évoquer les conditions de déploiement de la Finul renforcée, la question de la réouverture des ports et des aéroports, les conditions de distribution de l'aide humanitaire aux populations déplacées", selon son entourage.

Il s'agit du quatrième déplacement de M. Douste-Blazy au Liban en un peu plus d'un mois.

"Il faut déployer l'armée libanaise au sud, avec l'appui de la Finul", a déclaré mardi M. Douste-Blazy, en estimant que "le temps presse".

Il était monté au créneau lundi soir après une déclaration du chef du Hezbollah Hassan Nasrallah douchant les espoirs d'un désarmement rapide de son mouvement qui ne peut, selon lui, être réglé "de façon hâtive et sous la pression".

Le ministre français avait aussitôt souligné les "obligations" découlant de la résolution 1701 des Nations unies visant à mettre un terme au conflit et acceptée à la fois par Israël, le gouvernement libanais et le Hezbollah.

Pour Paris, cela implique un repli des combattants chiites au nord du fleuve Litani et leur désarmement - prévu dans une résolution précédente de l'Onu, la 1559. M. Douste-Blazy a également rappelé qu'il revenait au gouvernement libanais de définir les "modalités" d'un tel désarmement.

La France avait mené d'âpres discussions à l'Onu avec les Etats-Unis pour que les casques bleus ne se retrouvent pas chargés de cette tâche, quasiment suicidaire à ses yeux. D'autant qu'elle a expérimenté les dangers d'une participation à une force multinationale au Liban: en octobre 1983, 58 parachutistes français avaient été tués dans l'explosion de l'immeuble qui les abritait à Beyrouth, le Drakkar.

241 militaires américains avaient péri le même jour près de là dans des circonstances comparables et Washington avait accusé le Hezbollah d'être responsable de ces attentats. Les Etats-Unis ont fait savoir qu'ils ne participeraient sans doute pas à la Finul renforcée.

Selon les milieux diplomatiques, Paris se trouve sous la pression conjuguée de toutes les parties concernées pour donner un rapide feu vert à l'envoi de troupes. "Tant qu'elle n'a pas envoyé ce signal, les autres pays sollicités hésiteront à s'engager", explique une source diplomatique.

La résolution 1701, adoptée vendredi, prévoit un retrait des troupes israéliennes du Liban sud parallèlement au déploiement dans la zone de 15.000 soldats libanais et d'une Finul dont les effectifs doivent être portés à 15.000 hommes, contre 2.000 actuellement.

Selon des sources françaises, Paris pourrait fournir entre 2.000 et 4.000 hommes. L'Italie, le Maroc, l'Indonésie, la Turquie, l'Espagne, la Belgique, le Portugal ou la Malaisie figurent parmi les autres pays cités.

Le secrétaire général de l'Onu Kofi Annan a toutefois indiqué lundi qu'il n'avait pas encore reçu d'engagements précis.

Les Nations unies espèrent que les premiers soldats de la Finul renforcée arriveront au Liban sud "d'ici une dizaine de jours", a déclaré le chef des opérations de maintien de la paix de l'Onu, Jean-Marie Guéhenno.

L'actuel commandant de la Finul, le général français Alain Pellegrini, a estimé pour sa part que la situation au Liban sud allait "rester très fragile" pendant "pas mal de temps". "Je vois les choses avec beaucoup de réserves, et l'avenir avec un peu d'appréhension. Il faut que se prolonge la cessation des hostilités et ce n'est pas évident", a-t-il dit au journal Le Monde.

Sources :  AFP

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans LIBAN

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