L'Onu veut aller vite et compte beaucoup sur la France

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Il nous font bien rire en parlant du désarmement du Hezbollah et en oubliant de mentionner les incessantes incursions israéliennes et les fermes de Sheeba. La future Finul devrait aussi contribuer à libérer le territoire et à le rendre à qui il revient de droit. Tout comme on n'entend point parler des fameuses mines dont le territoire Libanais est infesté par des gens de bonnes intentions. Or là, dans l'immédiat, beaucoup de choses sont passées sous silence. Ce qui ne peut, en aucun cas, instaurer un climat de paix. Nos soldats vont donc partir sur un terrain plus que miné -il l'est vraiment de toute façon- et s'ils ne se contentent pas d'être spectateurs, ce n'est pas le Hezbollah qui leur posera le plus de problèmes.

Finul renforcée: l'Onu veut aller vite et compte beaucoup sur la France

 

L'Onu compte sur la France pour fournir l'ossature d'une Finul renforcée, dont elle souhaite qu'une avant-garde de plus de 3.000 hommes soit sur le terrain au Liban dans 15 jours maximum, ont indiqué mardi des responsables onusiens.

Elle s'apprête par ailleurs à définir des règles d'engagement "musclées" pour la future Finul, pour lui permettre d'aider le gouvernement libanais à exercer son autorité sur la totalité de son territoire, ce qui implique à terme le désarmement du Hezbollah, selon ces responsables.

"Nous espérons voir d'ici 10 jours à deux semaines le déploiement de 3.000 à 3.500 soldats" qui constitueraient l'avant-garde de la Finul renforcée prévue par la résolution 1701, a déclaré à la presse Hedi Annabi, sous-secrétaire général de l'Onu pour les opérations de maintien de la paix.

La résolution 1701 du Conseil de sécurité, adoptée vendredi, appelait à une cessation des hostilités, qui est effective, quoique fragile, depuis lundi matin.

Elle prévoit aussi le déploiement au Liban sud d'une Finul (Force intérimaire des Nations unies au Liban) renforcée de 15.000 hommes (contre 2.000 actuellement), en appui de 15.000 soldats de l'armée libanaise promis par Beyrouth, parallèlement au retrait de l'armée israélienne.

Les planificateurs de l'Onu espèrent que la France pourra offrir rapidement "une contribution significative qui constituerait la colonne vertébrale" de la Finul renforcée et que son annonce aura "un effet d'entrainement sur d'autres pays pour les inciter à contribuer également", a indiqué un haut fonctionnaire de l'Onu, sous couvert de l'anonymat.

Il n'a pas précisé combien d'hommes l'Onu souhaitait que la France fournisse. "Notre espoir est que ce sera une contribution significative et qu'elle sera rapide", s'est-il contenté de dire.

Il a précisé que deux responsables militaires français devaient participer à des discussions au siège de l'Onu à New York à partir de mercredi.

Une réunion est également prévue jeudi entre les experts de l'Onu et plusieurs pays contributeurs potentiels, lors de laquelle des détails devraient leur être fournis sur les règles d'engagement de la future Finul, a-t-il encore dit, précisant que ces règles seront "musclées".

Ces règles d'engagement sont un élément crucial dans la prise de décision des différents contributeurs potentiels, qui veulent notamment savoir si les Casques bleus seront en mesure de se défendre en cas d'attaque et quel rôle ils pourraient être amenés à jouer dans le désarmement du Hezbollah.

Le responsable a rappelé que la résolution 1701 vise à créer entre la Ligne bleue (frontière entre Israël et le Liban) et le fleuve Litani "une zone d'exclusion de tous personnels armés, biens et armes autres que ceux déployés dans la zone par le gouvernement libanais et les forces de la Finul".

"Tout ceci vise à essayer de créer une situation où l'on peut aller vers la pleine application de la résolution 1559" (septembre 2004) qui prévoit "notamment le désarmement du Hezbollah", a-t-il dit. Il a spécifié que ce processus devra s'effectuer "progressivement" et qu'en la matière, le gouvernement libanais devra "prendre l'initiative".

Plusieurs pays ont été pressentis pour fournir des contingents à la Finul renforcée mais aucun ne s'est encore engagé fermement.

Le chef de la diplomatie française, Philippe Douste-Blazy, doit rencontrer mercredi à Beyrouth le Premier ministre libanais Fouad Siniora et d'autres responsables politiques pour tenter d'obtenir des assurances, en particulier sur le désarmement du Hezbollah, avant un renforcement de la Finul.

Selon des sources françaises, Paris pourrait fournir entre 2.000 et 4.000 hommes. Italie, Maroc, Indonésie, Turquie, Espagne, Belgique, Portugal et Malaisie figurent parmi les autres pays cités pour participer à la Finul.

L'Allemagne a annoncé qu'elle ferait jeudi des propositions concrètes à l'Onu sur l'engagement militaire qu'elle pourrait fournir.

Sources : AFP

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans LIBAN

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