Un bataillon français en route pour le sud du Liban

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Nous répétons que MAM assure. Vraiment. Voir une femme, comme ça, être au commandement de l'armée, se démener comme elle se démène et dans son apparente fragilité montrer une certaine force et autorité, inspire le respect, cela mérite d'être dit... on se rend compte qu'elle pourrait se présenter aux présidentielles sans problèmes. Quand on peut diriger une armée, on peut aussi diriger un pays. D'autant qu'elle sait très bien que la Mission des soldats et officiers français ne sera pas facile. Elle vise pour l'option plus musclée de la Finul et elle a raison. Nos soldats doivent pouvoir réagir à toutes attaques et à toute ingérence en territoire Libanais. Et ce n'est pas en agitant le drapeau de l'ONU que cela pourra se faire. On a déjà vu les résultats et le respect qu'ont certains envers l'Organisation. Nos militaires vont donc se trouver confrontés à pas mal de difficultés s'ils ne veulent vraiment ramener l'ordre.

 

Un bataillon français du génie en route pour le sud du Liban

La ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, a indiqué vendredi matin qu'un bataillon du génie était déjà en route pour le Liban sud pour renforcer la Finul, et souligné que la France était la seule "à apporter dans l'urgence les moyens supplémentaires à la Finul".

"Il s'agit de permettre à l'armée libanaise de se déployer dans le sud du Liban", a souligné Mme Alliot-Marie sur RTL. "C'est dans ce but que nous avons décidé de rajouter 200 hommes à ceux déjà présents dans la Finul dans le sud".

"Nous sommes les seuls à apporter dans l'urgence les moyens supplémentaires à la Finul, les seuls aussi parce que nous avons la réactivité pour le faire", a souligné la ministre.

"Je ne peux pas laisser dire que la France ne ferait pas tout son devoir dans la crise libanaise", a-t-elle ajouté, affirmant que "depuis le début de la crise, elle est en première ligne et le premier contributeur".

La France, a rappelé la ministre, va "laisser sur place les 1.700 hommes de l'opération Baliste, "qui va continuer à assurer la surveillance maritime et aider au soutien humanitaire".

Il faut qu'il puisse y avoir "une Finul efficace", a-t-elle déclaré soulignant qu'elle gardait en mémoire "des expériences douloureuses, où les Nations-Unies n'avaient pas de mission suffisamment précise, ni de moyens d'agir", tels la Bosnie, où la France "a perdu 71 militaires", ou l'Ituri (République démocratique du Congo) où l'Union européenne avait été obligée d'intervenir pour dégager des forces de l'ONU.

Le bataillon du génie, a-t-elle dit, viendra "en complément de l'apport des 15 ponts métalliques qui permettent de remplacer des ponts détruits par des bombardements".

Mme Alliot-Marie a fait valoir encore que la France était "disponible" pour assurer le commandement de la Finul jusqu'à la fin de la mission du général Alain Pellegrini, qui commande actuellement la Finul. Mais "si nous passons d'une Finul de 2.000 hommes à une force beaucoup plus importante, cela implique un commandement qui ait davantage de moyens, notamment en officiers".

Le bataillon qui va renforcer la Finul est composé de soldats venant du nord-est de la France, spécialistes de l'ouverture d'itinéraires en zones difficiles, a-t-on précisé à l'état-major de l'armée française.

Ils étaient en route vendredi pour un point de regroupement près de Toulon d'où ils seront embarqués pour le Liban ce week-end.

Parmi les éléments supplémentaires dépêchés par la France, figurent aussi une dizaine d'officiers qui vont renforcer l'état-major du général Pellegrini, indique-t-on encore.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans LIBAN

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