170 soldats français débarquent au Liban

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Débarquement au Liban de nouveaux renforts français de la Finul,
Paris annonce 2000 soldats au total

Le deuxième détachement de renforts français pour la force de l'Onu au Liban, soit 170 soldats, a commencé à débarquer vendredi matin à Naqoura, un port du sud du pays proche de la frontière israélienne.

Les premiers chalands du Foudre, un bâtiment de la marine française, ont débarqué des véhicules et une partie des 170 soldats du génie, arrivés dans le cadre du renforcement de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), à laquelle la France prévoit de participer avec 2.000 hommes.

Ils rejoignent 49 soldats du même corps déjà au Liban depuis samedi dernier.

La France s'est engagée jeudi à porter de 200 actuellement à 2.000 hommes sa contribution à la Finul élargie, dans le cadre de l'application de la résolution 1701 des Nations unies, qui a mis fin, le 14 août, à un mois de combats au Liban entre Israël et la milice chiite du Hezbollah.

Les soldats qui débarquaient vendredi sont spécialisés dans le déblaiement, la reconstruction et le déminage.

"Les différents protagonistes (du conflit au Liban) ont laissé derrière eux un certain nombre d'engins explosifs, que ce soit des sous-munitions lancées par avion ou des mines antipersonnel ou antichar, et puis des pièges divers et variés", a expliqué l'amiral Xavier Magne, le commandant de l'opération Baliste qui assure la logistique des troupes françaises au Liban.

"Il s'agit des premiers renforts qui arrivent pour préparer le terrain à de futurs déploiements. Leur rôle est de préparer ces déploiements, de repérer les mines, de mettre sur pied les installations pour les futures troupes", a indiqué de son côté le porte-parole de la Finul, Alexander Ivanko.

Interrogé sur les éventuelles difficultés que pourrait rencontrer cette mission, le porte-parole s'est montré assez optimiste, soulignant que "les Israéliens se retirent, le cessez-le-feu tient, et seuls des incidents mineurs ont été signalés".

Le Foudre, un transport de chalands de débarquement, est chargé notamment de moyens de déblaiement (dont huit tractopelles et six camions-bennes), de déminage (six véhicules blindés), d'aménagement (une grue de 36 tonnes), de commandement et de logistique.

L'arrivée de ce contingent français au Liban coïncide avec une importante réunion à Bruxelles des ministres des Affaires étrangères européens, qui devraient s'engager devant le secrétaire général de l'Onu Kofi Annan à contribuer substantiellement à la Finul.

Ces progrès dans la constitution de la force de paix font suite à de longues hésitations des pays contributeurs, notamment de la France qui s'était attirée des critiques pour ne s'être engagée dans un premier temps que sur l'envoi de 200 soldats au Liban, en renfort de ses 200 Casques bleus participant à l'actuelle Finul.

M. Annan poussait les Européens à jouer un rôle moteur dans la future force, à laquelle les Etats-Unis, déjà très exposés en Irak ou en Afghanistan, ont décidé de ne pas participer sauf avec une contribution logistique.

Mais de nombreux pays avaient exprimé leurs réticences en l'absence de règles d'engagement précises et de garanties de sécurité, craignant d'envoyer leurs troupes sur un terrain explosif, sans qu'elles aient les moyens d'agir en cas de violences.

Sources : AFP

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans LIBAN

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