Sarrkozy s'aligne sur Bush sur le Moyen-Orient
Les choses se précisent et les vérités aussi. Déjà Sarko est allé aux Etats-Unis avec Pierre Lellouche. Tout un symbole. Il nous étonnerait franchement fort que Jacques Chirac ait envoyé cette équipée outre-Atlantique de lui-même. Ou alors il devient de moins en moins inspiré. Simplement il fait bonne figure contre mauvaise fortune pour "faire croire" que l'UMP est unie. Lire Madelin et Lellouche contre Chirac.
Alors la cohorte française dit que l'entrevue Bush-Sarko a duré 45 mn mais le New-york Times dit 25 mn. Et nous avons plutôt tendance à croire ce dernier. Nous allons aussi vous dire comment les choses ont pu se passer. Parce qu'à la base, Sarkozy ne devait pas voir Bush. Ce n'était pas prévu au programme. Seulement la veille, il a dîné avec les personnalités du lobby qui ont du lourdement insisté pour qu'un quidam fasse l'intercession et que Bush quitte son ranch, ce qu'il a du faire à contre-coeur. Mais comme il est redevable et pas libre de lui, il n'a pas pu faire autrement que d'accorder cette entrevue. Et pour vous dire que les Américains pensent à tout, la fameuse photo où on les voit tous les deux est magique. Car comment se fait-il que Sarko faisant 1,68 m et Bush 1,85 qu'ils soient de la même taille ? C'est important les "détails"...

Certainement que cette rencontre improvisée était davantage faite pour "emmerder" Chirac qu'autre chose... d'autant que Sarko a traité la France d'arrogante. "l'efficacité de la modestie" face à une "France arrogante". "Plus jamais nous ne devons faire de nos désaccords une crise", Dans l'immédiat, il nous semble que l'arrogant, c'est lui. Un peu trop à notre goût. Le reste est à l'avenant... "Il n'est pas convenable de chercher à mettre ses alliés dans l'embarras, ou de donner l'impression de se réjouir de leurs difficultés" . Il va peut-être nous empêcher de penser ou de réfléchir Sarko ? Nous empêcher de faire notre devoir de conscience et de dire que ce qui est mal est mal et ce qui est bien est bien ? Qu'il adhère aux idéologies fascistes et injustes, c'est son problème mais il serait bien avisé de ne pas parler en notre nom, notamment en ce qui concerne l'Iran ou Israël. D'abord parce qu'il contredit Chirac sur l'Iran. A ce qu'on sache, il est ministre de l'Intérieur, pas Chef d'Etat. "A un moment où même Washington ne met plus en avant d'autre option que des sanctions graduelles, M. Sarkozy a insisté sur le fait que "toutes les options sont ouvertes". On sait très bien pour qui il travaille Sarko. Ses discours sont sans ambiguité... "Je veux dire combien je me sens proche d'Israël, a dit M. Sarkozy. Israël est la victime. Il doit tout faire pour éviter de passer pour l'agresseur." Non, vraiment, nous n'avons pas le même sens des valeurs ni le même sens de l'honneur d'ailleurs. Quand on traite les agresseurs de victimes et les agressés d'agresseurs, c'est qu'il y a un gros décalage entre la pensée et la réalité. La France est vraiment en danger avec Sarko. Nous lui conseillons fortement d'aller vivre à Washinton, au fin fond du Colorardo ou en Israël mais d'éviter de nous convertir à ses thèses nauséeuses...
Nicolas Sarkozy s'aligne sur George Bush sur le Moyen-Orient
L'entretien n'a pas eu lieu dans le bureau Ovale, mais peu importe : Nicolas Sarkozy a rencontré, mardi 12 septembre à Washington, le président George Bush pendant "près de quarante minutes", selon la partie française... mais vingt-cinq minutes selon la partie américaine, citée dans le New York Times.
L'échange a eu lieu dans le bureau du conseiller à la sécurité nationale, Stephen Hadley. Cécilia Sarkozy était présente ainsi que le député (UMP) Pierre Lellouche, ancien conseiller diplomatique de Jacques Chirac. A la satisfaction de l'entourage du ministre, la Maison Blanche a diffusé la photo. Et, comme l'a dit un membre de la délégation, "l'important, c'était de voir le président, pas le bureau".
Selon l'entourage du ministre français, le président Bush avait pris connaissance du discours prononcé, le matin, par M. Sarkozy devant la French American Foundation. Une intervention aimable pour les Etats-Unis, mais moins pour le Quai d'Orsay, qui a paru visé. Après avoir rappelé le contentieux transatlantique de 2003 sur l'Irak, M. Sarkozy a plaidé pour "l'efficacité de la modestie" face à une "France arrogante". "Plus jamais nous ne devons faire de nos désaccords une crise", a-t-il dit.
"Il n'est pas convenable de chercher à mettre ses alliés dans l'embarras, ou de donner l'impression de se réjouir de leurs difficultés" : au-delà des relations franco-américaines, M. Sarkozy a abordé de nombreux sujets, tels que l'Iran, Israël, la Russie ou le Darfour (mais il n'a rien dit sur l'Irak). Son entourage a réfuté le terme de "rupture", sans nier que la tonalité soit différente.
Sur l'Iran, le ministre de l'intérieur a été très ferme. A un moment où même Washington ne met plus en avant d'autre option que des sanctions graduelles, M. Sarkozy a insisté sur le fait que "toutes les options sont ouvertes".
Interrogé sur l'hypothèse de sanctions contre le régime de Téhéran, il a indiqué qu'il ne se faisait "pas beaucoup d'illusions sur leur efficacité", avant d'ajouter : "Il ne faut fermer aucune porte. Je crois avoir été le plus clair possible. Dans les années 1980, au moment de la crise des otages, la fermeté avait payé." Alors que le ministre des affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, avait qualifié, en juillet, l'Iran de "facteur de stabilité" au Moyen-Orient, M. Sarkozy a estimé que Téhéran était plutôt "un gage de fébrilité". "L'Histoire nous a montré les conséquences de la complaisance face à l'agression et au fondamentalisme", a-t-il déclaré.
Sur Israël, il a tenu le langage que tout présidentiable américain pourrait adopter. "Je veux dire combien je me sens proche d'Israël, a dit M. Sarkozy. Israël est la victime. Il doit tout faire pour éviter de passer pour l'agresseur." Il a cependant ajouté qu'en tant qu'ami d'Israël il se devait d'appeler les Israéliens à la retenue. "Nous sommes à vos côtés, mais ayez la réaction appropriée, pas la réaction disproportionnée", a-t-il dit.
Sur le Darfour enfin, grand sujet de préoccupation aux Etats-Unis, et que M. Lellouche avait insisté pour voir figurer dans le discours, Nicolas Sarkozy a plaidé pour que "l'indifférence" et le "manque de courage" de la communauté internationale ne permettent pas que se poursuive "le premier crime contre l'humanité du XXIe siècle".
Sources : Le Monde
Posté par Samuel Roth et Adriana Evangelizt