Hollande accuse Sarkozy d'attiser la colère du Peuple

Publié le par Adriana EVANGELIZT

François Hollande accuse Nicolas Sarkozy "d'utiliser la colère du peuple"

 

S'il y a aujourd'hui une montée de la violence, une expression insupportable des Français par rapport à l'augmentation de la délinquance, il n'y a qu'un responsable, c'est le ministre de l'Intérieur et il doit l'assumer", a déclaré samedi François Hollande.


Le premier secrétaire du Parti socialiste, en déplacement à Toulouse, réagissait aux récents sondages d'opinion montrant un soutien à Nicolas Sarkozy dans sa diatribe contre la magistrature, accusée de laxisme.

"Cette méthode qui consiste à fuir devant sa responsabilité et à prendre à témoin l'opinion n'est pas digne d'un homme d'Etat", a dénoncé François Hollande "On ne peut pas simplement utiliser la colère du peuple pour s'exonérer de ses propres choix".

 

GUIGOU ET FABIUS DE CONCERT

Selon un sondage CSA publié par Le Parisien, 65 % des Français pensent que les juges ne sont pas assez sévères et 54 % que Nicolas Sarkozy a eu raison de critiquer certains magistrats. Un autre publié par Le Figaro-LCI va dans le même sens.

Françcois Hollande a également demandé à Jacques Chirac, qui a rappelé à l'ordre son ministre sur le respect de la séparation des pouvoirs, de "faire davantage". Sa charge contre Nicolas Sarkozy a été relayée samedi par Elisabeth Guigou, députée PS de Seine-Saint-Denis. "Nicolas Sarkozy trompe les Français en leur laissant croire qu'en attaquant la justice on obtiendra de meilleurs résultats", a dit l'ancienne ministre de la justice, qui prône, pour faire baisser la délinquance, un "front uni de tous les services publics et de tous les citoyens". M. Sarkozy "veut faire des juges les boucs émissaires de son propre échec".

Laurent Fabius poursuit l'offensive, dans le Journal du dimanche, à paraître le 24 septembre. Le socialistes estime que, pour exercer les plus hautes fonctions de l'Etat, comme y aspire le président de l'UMP, "il est préférable de ne pas être trop agité". "Nicolas Sarkozy à Bercy, c'est un endettement français qui a augmenté comme jamais. Nicolas Sarkozy place Beauvau, c'est une insécurité des personnes accrue. A cela, s'ajoutent ses provocations contre les banlieues, les jeunes, les magistrats, la laïcité", a résumé l'ex-ministre des finances, candidat à l'investiture du PS pour la présidentielle.

Sources : Le Monde

Posté par Adriana Evangelizt

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