Deux mosquées profanées en France
Voilà en quoi se transforme la France peu à peu. En un pays raciste. Les uluberlus qui ont fait leurs grigris sur les murs des mosquées n'ont sûrement rien de mieux à faire. C'est tellement plus marrant de chercher à nuire que de se prêter aux bonnes actions.
Deux mosquées profanées en France
pour l'ouverture du Ramadan
Six croix gammées ont été peintes sur le mur d'une mosquée de Quimper endommagée par un début d'incendie volontaire dimanche matin, tandis qu'une cinquantaine de croix gammées et des slogans racistes ont été inscrits tôt dimanche sur les murs de la mosquée de Carcassonne (Aude).
"Il y a eu quatre départs de feu, mais les dégâts ne sont pas importants", a précisé à l'AFP Philippe Paolantoni, sous-préfet de Brest.
"Les traces d'effraction, le nombre de départs de feu et l'inscription de six croix gammées sur le mur extérieur confirment qu'il s'agit d'un incendie volontaire pour lequel une enquête est ouverte", a-t-il ajouté.
"Il n'y a pas de revendications, il est encore trop tôt pour ouvrir une information judiciaire", a précisé à l'AFP Jean-Yves Goueffon, procureur de permanence au parquet de Quimper.
Alertés par un riverain qui avait aperçu des lueurs dans le bâtiment et des croix gammées sur un mur, les pompiers sont intervenus vers 04h00 dans le quartier de Penhars et ont rapidement éteint les flammes.
"Je suis choqué et nous avons aussitôt porté plainte", a indiqué Mohammed El Bouazzati, président de l'Association culturelle et cultuelle des musulmans de Quimper, qui regroupe environ 200 adhérents.
En fin d'après-midi, le maire de Quimper et le préfet du Finistère ont rencontré les responsables de la communauté musulmane devant le mosquée qui avait rouvert ses portes à une cinquantaine de fidèles dès le milieu de la matinée.
Selon M. El Bouazzati, c'est la quatrième fois que cette salle de prière est victime de dégradations: "Il y a déjà eu le feu et deux fois des tags".
En février 2003, alors que la mosquée était en construction, des croix chrétiennes avaient été dessinées sur le bâtiment, quelques semaines après un début d'incendie.
A l'époque, l'enquête n'avait pas aboutie. Un tract anonyme affirmant "l'islam ne règnera pas" avait été faxé à la presse.
"Nous voulons savoir pourquoi cet acte", a souligné M. El Bouazzati. "On est bien intégré, la mosquée se trouve à côté d'une église et d'une maison de retraite. On n'a pas de problèmes avec nos voisins".