Des mots prononcé par Sarkozy "pas dignes d'un représentant de l'Etat" selon un policier anonyme

Publié le par Adriana EVANGELIZT

COLERE DE SARKOZY DANS LE 93

On en apprend un peu plus sur la fameuse "engueulade". Et les policiers sont loin d'être contents. La situation de la délinquance a donc empiré, les moyens manquent malgré les promesses de Sarkozy...  qui est persuadé qu'il sera président. Pourquoi en est-il persuadé ? En attendant, comme le souligne le "monsieur", ils ne sont pas tous derrière lui, loin s'en faut...

"C'est le préfet qui a dérouillé"

Par un leader du syndicat UNSA-Police,
désirant garder l'anonymat

Nicolas Sarkozy aurait tenu des propos particulièrement virulents envers les responsables de la police du 93 lors d'une réunion à huis-clos. Que savez-vous de cette rencontre ?

- D'après mes sources présentes à Bobigny ce jour-là, les propos envers les policiers ont été fermes mais pas outrageants. C'est le préfet qui a dérouillé. Les propos, repris par la presse, ont été très violents. Je ne peux les répéter car ils ne font pas parties de mon langage. Ils ne sont pas dignes d'un représentant de l'Etat. Aux policiers, gênés pour le préfet, le ministre de l'Intérieur leur a dit qu'il souhaitait voir ceux qui sont derrière un bureau sur le terrain. Il y a une pression accrue à tous les niveaux de la hiérarchie. Les policiers ne comprennent plus ce qui leur arrive. C'est le ras-le-bol.

Un tel comportement laisse à penser que les attaques envers les magistrats de Bobigny étaient une diversion...

- Certainement. Il fallait s'en prendre à quelqu'un pour faire passer le rapport du préfet. Monsieur Sarkozy ne travaille pas avec les magistrats au jour le jour comme le font les policiers. Est-ce une solution de monter des services de l'Etat qui travaillent main dans la main, l'un contre l'autre ? Comment fonctionnera la police si demain elle a la justice à dos. Et puis, à quoi sert de mettre en prison des gamins qui en sortent caïds ? Les policiers sur le terrain nous rapportent que la justice applique la loi. Il y a, c'est certain, une confusion des genres. Monsieur Sarkozy est-il ministre de l'Intérieur ou de la Justice pour se prononcer ainsi ?

Selon vous, les fonctions de ministre et de présidentiable sont-ils compatibles ?

- Nicolas Sarkozy voudrait que tous pensent comme lui. Il est persuadé qu'il sera président de la République. Moi je me souviens de 1995. Tous à l'UMP ne sont pas derrière lui. Il voudrait que l'on croit que l'insécurité a baissé, qu'il y a moins de violences physiques. Dire en parlant du rapport du préfet: "Ce sont des choses qu'il faut se dire entre nous, mais pas écrire", ça ne sert à rien. Il n'y a rien à cacher, puisqu'il s'agit d'une réalité que policiers et population observent. Sur le terrain, les forces de l'ordre indiquent que la situation s'est même empirée. En 2002, le ministre a promis plus d'effectifs, plus de moyens.
Or, rien n'est venu. Nicolas Sarkozy a peur d'affronter son bilan. Voilà qui peut expliquer son comportement.

Propos recueillis par Bernard Javet


(le mercredi 27 septembre 2006)

Sources : Le Nouvel Observateur

Posté par Adriana Evangelizt

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
C
Quand Dominique de Villepin était ado, son père alors directeur financier d' une filiale de Pont a Mousson, recevait ses invités qui étaient servis par des mâites d' hôtel en gants blancs... Dominique de Villepin, quant à lui, mangeait dans la cuisine. (époque "Vénézuela" de Villepin, avant de rejoindre l' Italie.<br /> mariani.over-blog.com
Répondre
F
Ca balance sur votre Blog, je ne sais pas si nous arriverons à Droite à la même situation qu'au PS. Mais rien n'est impossible et les délires des uns et des autres peuvent pousser les français dans les bras d'un troisième larron, jusqu'au dernier mois aucun scénario n'est à écarter. Pour les scénars on est pas mal sur  http://desirsdereaction.over-blog.com
Répondre