2007 : Villepin compte bien s'en mêler

Publié le par Adriana EVANGELIZT

2007: Villepin compte bien s'en mêler

Par Vanessa SCHNEIDER



Le Premier ministre a expliqué hier quels devaient être selon lui les axes de la campagne et a étrillé Sarkozy sur l'affaire de Cachan.

Pas candidat mais toujours prêt. Le Premier ministre, qui a affirmé à plusieurs reprises ces derniers mois n'avoir pas d'ambitions présidentielles, ne semble en rien avoir lâché l'affaire. Hier, lors de sa conférence de presse mensuelle, il s'est longuement exprimé sur la campagne de 2007 et n'a pas ménagé son numéro 2, Nicolas Sarkozy.

Alors que personne ne lui posait la question, il a expliqué sur quels thèmes devait se dérouler l'affrontement entre la droite et la gauche : l'emploi, l'Europe et l'innovation. «Je souhaite que le débat, indispensable dans une grande démocratie, (...) puisse se nouer autour des grands sujets qui intéressent la vie quotidienne des Français et l'avenir des Français», a-t-il insisté. Plus pugnace qu'à l'accoutumé, il s'en est pris à la gauche : «Je vous l'avoue, je suis un peu inquiet quand je vois que le débat chez les socialistes et la gauche en général ne dépasse pas aujourd'hui la querelle des hommes.» Et d'ajouter, visant aussi bien les socialistes que le futur candidat de l'UMP, Nicolas Sarkozy avec lequel il est censé être en bons termes : «Je me refuse à considérer qu'il y a une fatalité à ce que l'emportent la démagogie, le populisme, l'image.»


Arrière-pensées. Interrogé sur la polémique autour des expulsés de Cachan, il a placé son ministre de l'Intérieur face à ses responsabilités en affirmant qu' «il est temps de trouver une issue rapide» à cette situation car «ce n'est pas acceptable dans un pays comme le nôtre» . Pour bien montrer qu'il ne laisse pas seul Sarkozy sur le dossier, il a indiqué : «Je suis personnellement la situation, tout comme le président de la République.» Selon Villepin, «dans un dossier comme celui-ci, la politisation, l'idéologie et les arrière-pensées sont des combats stériles puisqu'ils se font sur le dos d'hommes et de femmes qui sont dans des situations manifestement inacceptables».


Sondage. Que ce soit en développant ses propositions sur l'environnement ou en se fixant pour objectif de «viser un taux de chômage autour de 5-6 %», Villepin veut montrer qu'il entend exercer ses fonctions jusqu'au bout. Mis en confiance par sa remontée dans les sondages ­ selon le dernier baromètre BVA pour l'Express, il a gagné six points en quatre mois et recueille 32 % d'opinions favorables ­, il considère comme une victoire politique l'adoption, mardi, à l'Assemblée du texte permettant la fusion GDF-Suez.


Comme Villepin le confiait récemment, il estime que «la politique est faite de rythmes, de séquences, de périodes» : «Des difficultés, il y en a eu ces derniers mois, nous les avons surmontées.» Selon lui, peu importent les calendriers de désignation des candidats à la présidentielle : «La réalité c'est que tout se cristallisera courant février-mars.» En sa faveur ?

Sources : Liberation




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Publié dans Villepin Sarkhozy

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