Les libéraux poussent Sarkozy à l'audace
Quand les libéraux disent que 50 % des Américains travaillent contre 40 % en France, on se demande où ils vont chercher les infos. Lire Pas de rêve américain pour les pauvres... Diplômés contre Oligarques de Paul Krugman... 447,6 milliards pour faire la guerre au détriment des pauvres... le système de santé US, un cauchemar sans fin... Mortalité infantile aux USA... que les libéraux cessent un peu de prendre exemple sur les Etats-Unis où le Peuple est pressé comme un citron et se voit nié tous ses droits, même les plus fondamentaux. Tout le monde sait qu'entre l'Idéologie et ce qui est appliqué sur le terrain, le fossé est immense. Et ceux qui pondent des idées ne connaissent malheureusement rien aux problèmes humains. Ils sont dans le sidéral, les idées. Non les faits.
Régimes spéciaux, SMIC, fonds de pension :
les libéraux poussent Sarkozy à l'audace
Les « réformateurs » de l'UMP ont présenté hier les propositions qu'ils souhaitent voir défendues dans la campagne. Ils suggèrent notamment que les questions de droit du travail soient décentralisées au niveau de l'entreprise.
Dans le jeu de balancier auquel Nicolas Sarkozy se livre depuis six mois, entre appels à la « rupture » et discours rassembleurs (il doit en prononcer un aujourd'hui consacré à la République), les libéraux de l'UMP choisissent sans ciller la première formule et invitent même le président du parti à l'audace et au courage. Hervé Novelli et Gérard Longuet, qui animent le club des « réformateurs », ont présenté hier une série de propositions qu'ils espèrent voir reprises par Nicolas Sarkozy, leur candidat pour 2007, dans la campagne présidentielle.
Certains thèmes traditionnels des libéraux, à commencer par la réforme de l'Etat et la baisse des impôts (ils ne disent rien sur la suppression des droits de succession qui fait aujourd'hui débat à l'UMP), sont passés sous silence : les libéraux préfèrent désormais mettre l'accent sur la place du travail dans la société, le capital et l'investissement, l'innovation et le dialogue social.
Mais la démarche, elle, n'a pas changé, puisqu'il s'agit de rattraper le retard français (40 % des Français travaillent, 50 % des Américains, regrettent-ils notamment), de réformer sans craindre de s'attaquer aux tabous, et de confier aux corps intermédiaires (organismes paritaires, échelons locaux...) une bonne part des responsabilités qui reviennent aujourd'hui à l'Etat (en matière de droit du travail notamment).
Doper l'innovation
Pour augmenter le nombre d'heures travaillées en France, ils proposent d'inciter les plus jeunes et les plus âgés à occuper un emploi : développement de l'apprentissage, des « études supérieures d'insertion », de la compatibilité entre études et emploi ; réforme des régimes spéciaux, allongement de la durée d'activité (par des « encouragements fiscaux et sociaux ») pour « l'âge mûr » ; et enfin réflexion pour que la solidarité ne pèse plus uniquement par le travail, grâce notamment au développement des « régimes volontaires ». Les réformateurs souhaitent également encourager le capital privé, grâce à la sanctuarisation (y compris lors de sa transmission) du patrimoine personnel et au développement des fonds de pension.
Pour doper l'innovation, ils veulent un crédit d'impôt recherche intégral. Et en matière sociale, ils prônent la généralisation du principe de subsidiarité, afin que le plus de sujets possibles soient traités « au niveau de la base » - l'entreprise - et non au niveau interprofessionnel. A commencer par la durée du travail (« qui ne devrait plus figurer dans la loi ») et le SMIC qui devrait être fixé par un organisme indépendant et non plus par l'Etat.
Sources : Les Echos
Posté par Adriana Evangelizt