L'UMP souhaite ne plus étaler ses dissensions sur la place publique

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Eh oui, on imagine bien le truc... Sarkozy tançant tout le monde au nom de l'unité pour tirer encore davantage à lui la couverture. Personne n'est dupe. Et c'est trahir la France et les Français que de donner tous les pouvoirs à Sarkozy. Il ne représente en rien la France et son Peuple...

L'UMP souhaite ne plus étaler ses dissensions sur la place publique

L'UMP a pris la résolution mardi de ne plus étaler ses dissensions internes sur la place publique après les déclarations du chiraquien Jean-Louis Debré contre Nicolas Sarkozy, réalisant qu'à six mois de la présidentielle, une guerre fraticide ne servirait que la gauche.

"On ne va pas se livrer à un combat de rue. Nos électeurs ne nous le pardonneraient pas et ce serait la défaite assurée", résumait un député UMP sous couvert de l'anonymat.

De fait, tour à tour, le chef de file des députés UMP, Bernard Accoyer, Dominique de Villepin, et Nicolas Sarkozy, ont plaidé devant les députés UMP pour "le rassemblement" et "l'unité", en expliquant que les échanges "de petites phrases ne profitaient" en définitive qu'à la gauche.

"Notre pire ennemi, c'est nous. Tournons la page des chamailleries", a lancé M. Accoyer, réclamant "calme et sang-froid".

"Nous ne devons pas nous diviser à travers nos propos", a renchéri le Premier ministre, tandis que le président de l'UMP jugeait qu'il fallait "être unitaire pour tout le monde".

Et pourtant, de retour de leur circoncription, nombre d'élus ne cachaient pas leur envie de dire tout le mal qu'ils pensaient des propos dimanche du président de l'Assemblée nationale.

M. Debré avait fustigé "les attaques incessantes" de M. Sarkozy contre le gouvernement et Jacques Chirac. Mais, pire, aux yeux des députés, il avait adressé "ses voeux chaleureux à Ségolène Royal".

Une phrase qui est restée en travers de la gorge des députés, qu'ils soient chiraquiens, comme Philippe Briand, centristes, sarkozystes ou proches de Jean-Pierre Raffarin. D'autant que la semaine dernière, la publication dans la presse d'une déclaration d'un ministre affirmant préférer voter pour Mme Royal que pour M. Sarkozy avait provoqué leur colère. S'en était suivi un appel, tout à fait inédit, de M. Accoyer au Premier ministre lui demandant "solennellement" de faire respecter "l'unité" au sein gouvernement.

"Moi je suis chiraquien et j'en ai marre de me faire engueuler pour des phrases que je ne partage pas", s'est indigné Philippe Briand, lors de la réunion du bureau du groupe, selon plusieurs participants.

Les deux benjamins, Edouard Courtial et Laurent Wauquiez, ont adressé une lettre à M. Debré pour exprimer "leur inquiétude" devant les "ravages" provoqués par "le jeu des commentaires assassins au sein de la majorité". "Il fallait stopper +le soldat Debré+, ce que nous avons réussi à faire", s'est réjouie Nadine Morano (sarkozyste).

Jean-Louis Debré, qui participe habituellement aux réunions du bureau et du groupe, n'était pas présent. Il n'a pas non plus assisté au traditionnel petit-déjeuner du mardi à Matignon des responsables de l'UMP.

Mardi, les appels à l'unité n'en ont pas pour autant désamorcé les tensions entre sarkozystes et villepinistes, chaque camp campant sur ses positions.

M. de Villepin a souligné que tous étaient "désireux de se rassembler autour de celui ou celle qui sera le mieux placé pour gagner en 2007". Manière de signifier que, pour lui, rien n'était plié s'agissant d'une candidature de M. Sarkozy.

Le président de l'UMP a, quant à lui, stigmatisé "les deux bêtises" de la semaine dernière, à savoir: dire qu'il est possible de se présenter "en dehors du parti" et prodiguer des encouragements à Mme Royal. Nombre de députés exprimaient leur espoir mardi que la paix armée perdurerait au nom du réalisme.

Sources : Marianne 2007

Posté par Adriana Evangelizt

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