Algérie : Sarkozy refuse que les Français s'excusent

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Alors là, nous sommes absolument d'accord avec Sarkozy lorsqu'il dit, "on ne peut pas demander aux fils de s'excuser des fautes qu'auraient pu commettre leurs pères"... seulement, une fois encore, on voit le deux poids deux mesures de ce cher ministre. On voit toutes les lois mémorielles qui ont été votées depuis qu'il est au gouvernement. Comme si ça allait faire ressusciter les morts. On voit aussi que la France a du s'excuser pour certains génocides mais pas pour tous et on voit enfin que de l'argent est sans cesse demandé en réparation, alors que nous estimons que ce n'est pas à nous de payer. Pour dire la vérité et aller jusqu'au bout de notre pensée... comme nous l'avons déjà dit dans notre famille, il y a eu de nombreux résistants. Certains ont été fusillés par les Allemands, d'autres ont été déportés à Buchenwald, Auschwitz,  et même au camp de Dora. Deux de nos grands oncles ont été faits prisonniers de guerre et nous n'avons jamais demandé un centime, nous les descendants. Est-ce que la mémoire de ceux qui nous sont chers se monnayent ? Nous sommes pourtant du côté de notre mère d'ascendance judaïque -ce qui n'a aucune importance pour nous- mais quand on lit le livre de Jean Robin, La judéomanie a créé une distinction entre les Français, il y explique bien le problème, justement... à savoir qu'un de ses grand-père qui était juif a touché compensation mais pas celui qui était non juif mais résistant. Alors les propos de Sarkozy en Algérie, c'est du vent.

Sarkozy, en Algérie, refuse que les Français

s'excusent pour la colonisation




Le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy a estimé lundi à Alger, où il est en visite officielle jusqu'à mardi après-midi, qu'on ne pouvait "pas demander aux fils de s'excuser des fautes qu'auraient pu commettre leurs pères".

"J'ai dit au Premier ministre Abdelaziz Belkhadem qu'on ne peut pas demander aux fils de s'excuser des fautes de leurs pères", a révélé le ministre devant les Français d'Algérie qu'il a rencontrés lundi soir à la résidence de France d'Alger.

Un an après le vote d'une loi, en 2005, dont l'article 4, abrogé depuis, célébrait les "aspects positifs" de la colonisation française, "le contexte est extrêmement difficile, entre l'Algérie et la France", a relevé M. Sarkozy en s'exprimant devant des journalistes français.

"C'est même ce qui justifie ce voyage", a-t-il estimé, voyage "qui a été préparé en plein accord avec le président de la République", a-t-il réitéré pour la cinquième fois de la journée.

"C'est lui qui m'a demandé de venir, le président essaye qu'on apaise les choses entre les deux pays, cette première journée a permis de le faire", a jugé M. Sarkozy, y voyant la preuve dans le fait qu'il avait, l'après-midi même, déposé des gerbes au cimetière chrétien et au carré juif "avec le ministre (algérien) délégué aux Collectivités locales", M. Dahou Ould Kablia.

Dans ce contexte "extrêmement difficile", il "faut du temps (et) il y a eu assez d'humiliations pour chacun des deux pays", a estimé le numéro 2 du gouvernement français.

Si M. Sarkozy est venu "pour apaiser", il ne l'a pas fait "pour signer un traité d'amitié". Un tel acte, a-t-il poursuivi, "c'est une histoire entre le président de la République et M. Bouteflika, c'est entre les deux chefs d'Etat, je ne suis pas là pour signer un traité d'amitié", a-t-il répété.

Et ce "traité d'amitié", justement, "si vous voulez mon avis personnel, compte tenu d'un certain nombre de contingences qui traînent, de réalités, le moment n'(y) est pas favorable", avait pour sa part indiqué le ministre algérien de l'Intérieur Yazid Zerhouni, à l'issue des entretiens que M. Sarkozy avait eu avec lui et avec le Premier ministre.

"Il y a encore des efforts à faire pour créer un consensus, il vaut mieux encore construire l'amitié", avait ajouté M. Zerhouni, considéré comme proche de M. Abdelaziz Bouteflika.

Le président algérien recevra Nicolas Sarkozy, mardi en fin de matinée, après que le ministre français de l'Intérieur se sera rendu au monastère de Tibhérine, dont sept des moines trappistes avaient été enlevés de nuit en mars 1996 par le GIA de Djamel Zitouni.

Ils avaient été exécutés ensuite. Seules leurs têtes devaient être retrouvées neuf jours plus tard près de Médéa, et inhumées, selon le désir des moines, sur le site de Tibhérine.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans COLONISATION

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