Le retour du compte japonais de Chirac

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Le rôle de la plupart des medias traditionnels se résume à celui de concierge ou de commère, c'est selon. Le mot "fouille-merde" va comme un gant à certains. Ainsi, il est plus facile, c'est sûr, de s'attarder sur les hypothétiques comptes de Jacques Chirac plutôt que de dénoncer les crimes qui se perpètrent en Irak ou en Palestine et de pointer du doigt ceux qui les commettent. Ces tristes sires gagnent leur pain non pas en dénonçant des évènements qui pourraient changer le cours des choses ou rendre le monde meilleur mais en fourrant leur nez là où ça sent mauvais, juste pour décribiliser certaines personnes au moment de la Présidentielle, cela va de soi.

Le retour du compte japonais de Chirac


par Alice Pouyat


Le Canard enchaîné remet à la une l'affaire du compte japonais de Jacques Chirac en publiant aujourd'hui une note des services secrets français. L'Elysée oppose "un démenti catégorique" à ces "allégations mensongères"

L'hebdomadaire satirique Le Canard Enchaîné remet à la une l'affaire du compte japonais de Jacques Chirac en publiant ce mercredi des extraits d'une note des services secrets français faisant état en novembre 1996 d'un compte ouvert à la Tokyo Sowa Bank en 1992. Cette note figure, selon l'hebdomadaire, au scellé 8 de l'instruction Clearstream. Sur ce message expédié par le représentant de la DGSE à l'ambassade de France à Tokyo à l'époque, on peut lire: "le montant des sommes versées sur le compte ouvert par Sowa au nom de M. Chirac serait de soixante-dix oku-yens, soit sept milliards de yens, soit environ 300 millions de francs". Dans un livre intitulé Machinations, à paraître demain, les journalistes Karl Laske et Laurent Valdiguié évoquent également cette affaire, en citant la note de la DGSE envoyée de Tokyo le 11 novembre 1996.

"Vague rumeur"


Selon Le Canard Enchaîné et l'ouvrage des journalistes, une "taupe" de la DGSE dont le pseudonyme est "Jambage" aurait eu accès à des documents internes de la banque japonaise dirigée par Shoichi Osada, un ami de Jacques Chirac. Selon les mêmes sources, le président, qui aurait découvert le message en septembre 2001, peu de temps avant la campagne présidentielle de 2002, aurait ensuite sommé la DGSE de s'expliquer sur une enquête qui aurait été conduite contre lui par ses services.

En janvier 2002, le patron de la DGSE, Jean-Claude Cousseran, affirme alors dans un rapport que le document a été "rédigé à partir de vagues rumeurs" issues d'un article dans le Shunkan Post, un magazine populaire japonais, écrit Le Canard Enchaîné. Or, cet article est introuvable... Après la réélection du président, un magistrat détaché à la DGSE, Gilbert Flam, qui a traité ce dossier, est remercié. En juillet 2002, c'est au tour de Jean-Claude Cousseran d'être débarqué.

Démenti de l'Elysée, silence de la banque

Selon Le Canard Enchaîné et l'ouvrage des journalistes. Selon les mêmes sources, le président, qui aurait, peu de temps avant la campagne présidentielle de 2002, aurait ensuite par ses services. En janvier 2002, le patron de la DGSE, Jean-Claude Cousseran, affirme alors dans un rapport que le document a été issues d'un article dans le Shunkan Post, un magazine populaire japonais, écrit Le Canard Enchaîné. Après la réélection du président, un magistrat détaché à la DGSE, qui a traité ce dossier, est remercié. En juillet 2002, c'est au tour de d'être débarqué.


Les services de Jacques Chirac ont de nouveau opposé "un démenti catégorique" à ces "allégations mensongères" hier soir.

L'existence de ce compte et de l'implication de la DGSE a refait surface au printemps 2006 avec l'audition devant les juges de l'affaire Clearstream de Philippe Rondot, l'un personnages clés du dossier. Le Canard Enchaîné affirmait alors que le général Rondot avait déclaré au cours de sa déposition le 28 mars devant les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons que Jacques Chirac possédait un compte garni de l'équivalent de 300 millions de francs au Japon.

Longtemps dirigée par un financier à la réputation sulfureuse, Shoichi Osada, 83 ans, qui se flattait dans les années 1990 d'être un ami du président Chirac, la Tokyo Sowa Bank a été liquidée après une faillite frauduleuse en juin 1999. Elle a été reprise par un fonds d'investissement américain, Lone Star, qui l'a rebaptisée Tokyo Star Bank en juin 2001. La Tokyo Star Bank s'est refusée à tout commentaire sur l'affaire.

Sources L'Express

Posté par Adriana Evangelizt



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Publié dans JACQUES CHIRAC

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