Sarkozy pris à son propre piège

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Et oui, c'est bien ce qui nous attend... de nombreux électeurs voteront plutôt pour l'original que pour la copie. D'autant qu'il y a quelque chose d'important -dont nombre de français tiendront compte- c'est une différence qui sépare malgré tout les deux hommes. Le Pen est antisioniste et antibush, pas Sarko.

Sarkozy pris à son propre piège


La « lepénisation » du président de l’UMP sert l’extrême droite.



Les électeurs préfèrent « l’original à la copie ». Cherchant à contrer « l’effet Sarkozy » sur ses électeurs, le président du Front national, Jean-Marie Le Pen, répète cette formule à l’envi. Mais le temps travaille pour lui : Le séisme électoral du 21 avril a démontré que la reprise des thèses du FN par la droite dite républicaine ne fait que renforcer le parti d’extrême droite. « Ce que dit et fait monsieur Sarkozy conduit les gens à penser que Le Pen avait raison », jubilait le vieux chef de parti en novembre 2005, peu après la révolte des banlieues.

Jean-Marie Le Pen a beau clamer que « si Nicolas Sarkozy n’hésite pas à se réapproprier certaines de mes thèses, il ne va jamais jusqu’au bout », ses idées, dans la bouche du ministre de l’Intérieur, progressent. Reprenant les idées et les procédés du FN, Nicolas Sarkozy respectabilise ses thèses, induit auprès des électeurs l’idée que puisqu’elles sont défendues par un républicain, elles sont acceptables. Marine Le Pen, directrice de campagne du président du FN, souligne souvent l’idée que « les Français condamnent de moins en moins » les thèses de son parti. La droite se « décomplexe », avance Nicolas Sarkozy. En avril 1998, il estimait même que « dans le discours des dirigeants du FN, tout n’est pas inacceptable ». L’UMP digère donc les thèses du FN, et Marine Le Pen jubile, dans le Nouvel observateur du 9 janvier : « la dédiabolisation (du FN) que nous appelions de nos voeux est en train de s’imprimer dans les esprits. (...) Merci Nicolas Sarkozy de contribuer à rapprocher les électeurs du Front national ».

Nicolas Sarkozy, lors de la dernière journée parlementaire de l’UMP, le 2 octobre, expliquait que la droite ne devait pas craindre d’affirmer ses « valeurs », son « identité ». « Pourquoi voudriez-vous que je m’empêche de parler à un électorat qui était le nôtre ? », se demande-t-il. L’écueil de cette nouvelle politique de la main tendue ? Les électeurs, loin de se rapprocher d’un candidat qui pour les amadouer, n’hésite pas à brader ses idées, pourraient bien se tourner plus nombreux vers celui-là même qui les a mises sur le marché.


Sources L'Humanité

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans FRONT NATIONAL

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