Forte tension à l'UMP avant la réunion de mercredi

Publié le par Adriana EVANGELIZT

C'est bien ce que nous disions ICI... Sarkozy a le droit de dénigrer le Président Chirac, de le désavouer sur sa politique étrangère lorsqu'il se trouve aux Etats-Unis, tout comme il a le droit de ridiculiser Dominique de Villepin à satiété comme il le fait depuis des mois mais dès que quelqu'un ose dire ce qu'il pense de son comportement -tel François Goulard- vous avez toute la meute hurlante sarkozyste qui monte au créneau pour l'accuser "de faire perdre leur camp." Ils sont "ulcérés"... les pauvres chochottes ! Ulcérés parce que Sarkozy c'est leur "candidat naturel". Nous, nous dirons plutôt que c'est un candidat qui s'est imposé en monopolisant la machine UMP de façon à ce qu'il n'y est que lui. D'embrouilles en coups foireux, il est arrivé à ce qu'il voulait : être tout seul. On a rarement vu ça en France. Ca prouve la mentalité du dictateur en puissance qui s'accapare du pouvoir dans notre pays même contre l'avis des citoyens. Et si vous vous demandez pourquoi il ne veut pas quitter le gouvernement, on peut vous le dire. C'est simple comme bonjour. Tant qu'il est ministre de l'intérieur, il y a tout son "appareil" bien installé qui va dans son sens. Et croyez bien que dans le mot "appareil", il y a du monde. S'il s'en va, bien sûr, il va y avoir un remaniement. Chirac ne va sûrement pas le remplacer par quelqu'un qui lui ressemble ou qui fait parti de son entourage. Alors il s'accroche et profite des avantages parce qu'il est ministre. S'il quitte le gouvernement, il est clair qu'il n'aura pas des centaines de policiers à son service comme c'est le cas actuellement. Idem pour ceux qui sont avec lui. Notez comme il se dépèche pour faire voter les lois répressives...

 

 

Présidentielle: forte tension à l'UMP

avant le bureau politique de mercredi

 

 

Par Emmanuel Georges-Picot





PARIS (AP) -- La tension est à son comble entre Nicolas Sarkozy et les chiraquiens avant le bureau politique de l'UMP qui doit préciser mercredi la procédure de désignation du candidat soutenu par le parti à l'élection présidentielle.


Dernier épisode en date, la charge du villepiniste François Goulard contre Nicolas Sarkozy a ulcéré lundi les partisans du président de l'UMP.


Alors que les socialistes se mettent en ordre de bataille derrière Ségolène Royal, rien n'est réglé à l'UMP. Candidat "naturel" selon ses partisans, Nicolas Sarkozy -qui prépare sa déclaration de candidature- est plus que jamais contesté par les chiraquiens.


Jacques Chirac, qui annoncera sa décision au premier trimestre, entretient le suspense sur une éventuelle candidature à un troisième mandat. Le chef de l'Etat est sur tous les fronts: il ouvrira mardi le congrès annuel des maires pour la première fois depuis 2001. Michèle Alliot-Marie envisage de se présenter sans le soutien de l'UMP. Dominique de Villepin n'a pas renoncé à être candidat malgré une cote de popularité toujours faible.


Faute de pouvoir empêcher la désignation de Nicolas Sarkozy par les adhérents de l'UMP, programmée le 14 janvier en vertu de la décision prise à l'unanimité il y a un an par le bureau politique, réuni en présence de Dominique de Villepin et Michèle Alliot-Marie, les chiraquiens tentent de le déstabiliser par une stratégie de harcèlement.


"Rien n'est joué", a ainsi affirmé Dominique de Villepin dimanche sur France-5, rappelant que ceux qui sont donnés gagnants en octobre-novembre ne l'emportent pas forcément au printemps. "Nous ne sommes pas au bout du débat politique en ce qui concerne l'éventuel candidat de notre famille".


La réunion jeudi du conseil national de l'UMP, marquée par les huées d'une partie de la salle contre Michèle Alliot-Marie et la réplique sèche de Nicolas Sarkozy à la ministre de la Défense, a donné de nouveaux arguments aux chiraquiens, qui y voient "une preuve supplémentaire de son refus du débat interne".


"Sarkozy est incapable d'admettre un avis différent du sien. Il se bloque dès qu'une autre voix se fait entendre", accuse François Goulard dans un entretien publié lundi par "Le Parisien/Aujourd'hui". "S'il y a une autre candidature, elle sera forcément à l'extérieur de l'UMP."


Mettant les pieds dans le plat, le ministre délégué à la Recherche, un proche de Dominique de Villepin, qualifie par ailleurs "d'attrape-nigaud" le projet de l'UMP, qui "propose à peu près tout et son contraire".


L'UMP a immédiatement réagi à la charge de M. Goulard, accusé de vouloir faire perdre son camp. "Ceux qui ne peuvent pas gagner ne doivent pas nous faire perdre", a répliqué Luc Chatel.


Les proches de Nicolas Sarkozy notent que le ministre délégué à la Recherche critique le projet de l'UMP alors qu'il n'a pas participé à son élaboration. "Vingt-et-un ministres sont venus à nos conventions. Un seul n'est jamais venu: François Goulard", glissait-on lundi dans l'entourage du président de l'UMP. M. Goulard s'était plaint début octobre de ne pas avoir été invité à la convention de l'UMP sur la recherche.


Dans ces conditions, la réunion mercredi soir du bureau politique de l'UMP, destinée à arrêter les modalités de la campagne interne, s'annonce tendue. Les dirigeants de l'UMP doivent notamment s'entendre sur une date-limite pour le dépôt des candidatures. Pressé par une partie de ses proches d'entrer rapidement en campagne pour contrer l'effet Royal, Nicolas Sarkozy pourrait proposer la date du 5 décembre.

 
Au PS, on observe avec gourmandise la fébrilité qui agite le parti majoritaire. L'UMP, c'est "fouillis, pagaille et coups bas", a ironisé lundi Julien Dray, constatant que la droite "n'a pas de projet adopté", "pas de candidat", "pas d'unité" et "pas de transparence démocratique", contrairement aux socialistes.

 

Sources Nouvel Observateur

 

Posté par Adriana Evangelizt

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article