Les députés élisent un nouveau président pour un bref mandat
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Alors qui va être élu ? Vu le nombre de députés sarkozystes, nous penchons pour Bur mais nous préfèrerions Ollier...
Les députés élisent un nouveau président pour un bref mandat

Montage de trois portraits d'archvies de Yves Bur, Claude Gaillard, et Patrick Ollier
Les députés élisent mercredi un nouveau président pour remplacer Jean-Louis Debré, ce qui suscite en coulisses une importante bataille entre trois prétendants UMP, Yves Bur, Claude Gaillard et Patrick Ollier, malgré la brièveté du mandat et son caractère plus symbolique que réel.
Le groupe UMP étant majoritaire, c'est de ses rangs que doit sortir le nouveau président qui siégera jusqu'au 19 juin.
Les autres groupes ont d'ailleurs renoncé à présenter un candidat, estimant que cette élection était une "affaire interne à l'UMP" et qu'elle "n'a pas d'importance car c'est pour une période très courte".
Sauf événement exceptionnel, le nouveau président, n'aura en effet pas l'occasion d'exercer ses prérogatives, les travaux ayant été suspendus le 22 mars en raison des élections. Il bénéficiera par contre d'avantages comme la mise à disposition à vie d'un chauffeur et d'une voiture.
L'élection est prévue mercredi à 15h00 en séance publique, mais le vote décisif aura lieu dans la matinée avec la primaire organisée au groupe UMP pour départager les trois compétiteurs et ne pas donner l'image de la division. Car la bataille pour le "perchoir" est la dernière illustration de la lutte entre sarkozystes et chiraquiens qui a agité le groupe durant toute la législature, même si les chefs de file des deux clans se gardent bien d'intervenir officiellement. Des sources parlementaires font néanmoins état d'une implication de Matignon.
Patrick Ollier, compagnon de Michèle Alliot-Marie, est en effet proche des chiraquiens, tandis qu'Yves Bur, premier vice-président, est sarkozyste. Claude Gaillard, premier questeur, n'a pas lui d'affiliation affichée, même si certains sarkozystes y voient un "cheval de Troie" de la Chiraquie. Le fait que M. Gaillard ne se représente pas comme député semble aussi l'avantager, certains députés craignant en effet que celui qui gagne la présidence cette fois-ci préempte la place pour la prochaine législature si Nicolas Sarkozy l'emporte.
"Je laisserai donc le champ libre" après les élections, écrit à ses collègues M. Gaillard en s'affirmant le candidat d'"une UMP rassemblée autour de son candidat Nicolas Sarkozy, et dans l'indépendance et le respect des sensibilités de chacun". Mais Yves Bur précise également à ses collègues qu'il n'a "aucune prétention de peser sur les choix futurs".
En tant que Premier-vice président et dans un contexte de campagne, il est "essentiel de privilégier la solution qui apparaîtra aux yeux de l'opinion comme la plus logique, tout comme le premier adjoint remplace le maire en cas de vacance", explique le député qui s'est fait connaître pour son combat contre le tabac. Un engagement qui lui a d'ailleurs créé des ennemis, malgré un tempérament débonnaire plutôt apprécié de ses collègues.
Patrick Ollier rassure également ses collègues en précisant que "pour l'avenir, ce sera, bien entendu, le futur président de la République, Nicolas Sarkozy, je le souhaite, qui décidera!". Mais il en appelle à une "présidence active" après une "élection politique" qui "doit être aussi le symbole de notre unité au sein de l'UMP derrière notre candidat Nicolas Sarkozy et autour du président de la République Jacques Chirac".
Sources AFP
Posté par Adriana Evangelizt