Thierry Breton mis en cause dans l'affaire du parachute doré de Noël Forgeard

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Et oui, il vaut mieux donner 8 millions d'euros à quelqu'un qui ne les mérite pas plutôt que de soulager la misère humaine française.

Thierry Breton mis en cause dans l'affaire du parachute doré

de Noël Forgeard

Selon des informations publiées, mercredi 18 avril, par le magazine Challenges, le ministre de l'économie, Thierry Breton, serait personnellement intervenu, contre l'avis du conseil d'administration d'EADS, pour que l'ancien PDG, Noël Forgeard, puisse bénéficier de ses indemnités de départ. D'un montant de 8,5 millions d'euros, celles-ci ont provoqué un tollé, que les candidats à la présidentielle ont largement relayé.

Sur son site Internet, Challenges affirme, sans pour autant citer de sources, que "tant Arnaud Lagardère que Manfred Bischoff, représentant de DaimlerChrysler au conseil d'administration du groupe, souhaitaient que Forgeard fasse place nette sans se prévaloir de son parachute doré". Le conseil aurait opté pour un licenciement pour fautes, ce qui, ajoute le magazine, aurait inévitablement entraîné un recours en justice de M. Forgeard et une exposition des différends franco-allemands au sein du groupe aéronautique européen.

Afin d'arrondir les angles, M. Breton aurait alors imposé "un règlement négocié", avec l'aide du publicitaire Maurice Lévy. "Son rôle a consisté à convaincre Noël de partir et à convaincre les actionnaires d'accepter une séparation à l'amiable", poursuit le magazine, citant un proche du dossier.
 
ARNAUD LAGARDÈRE RECONNAÎT LE POIDS DE L'ÉTAT DANS EADS

Un porte-parole du ministère de l'économie et des finances s'est empressé de qualifier de "totalement infondées et totalement erronées" ces "allégations concernant le rôle supposé de l'Etat", ajoutant que l'Etat français n'est"pas représenté au conseil d'administration d'EADS, conformément au pacte d'actionnaires conclu en 2000 sous le gouvernement de M. Jospin".

S'il est vrai que les intérêts français sont officiellement portés au sein du conseil par le groupe Lagardère, l'Etat français n'est pas pour autant absent des décisions importantes. C'est ce qu'affirme pour sa part Arnaud Lagardère, autre acteur du feuilleton EADS, dans un entretien au Point à paraître jeudi 19 avril. En évoquant la déconfiture de l'industrialisation de l'Airbus A380 et l'éviction de M. Forgeard, M. Lagardère estime que l'"on passe un peu vite sur d'autres facteurs, comme (...) le rôle de l'Etat".

"Toutes les décisions majeures étaient préalablement soumises et présentées depuis 2000 à l'Etat au sein de la holding Sogeade", explique-t-il, faisant référence à cette société qui détient l'ensemble des parts françaises : les 15 % de l'Etat et les 15 % de Lagardère, dont 7,5 % en cours de cession. Cette "horlogerie fine", selon l'expression du Point, fait l'objet de différences d'interprétation. Pour M. Lagardère, "l'Etat est représenté au conseil d'EADS", puisque "nous, les actionnaires privés, n'avons pas un mandat de gestion sans contrôle de l'Etat".

LE PS DEMANDE LES EXPLICATIONS DE M. BRETON

Le premier secrétaire du PS, François Hollande, qui avait déjà émis, lundi, l'hypothèse de l'existence d'"un accord formel ou informel, écrit ou verbal, de la part du ministère de l''économie", a demandé la démission de Thierry Breton"s'il était avéré" qu'il "avait bien donné son accord" aux indemnisations de Noël Forgeard.

"S'il est en effet confirmé que, comme nous le pensons, il y a bien eu accord du gouvernement et notamment de M. Breton, c'est une responsabilité très grave qui aurait été prise par le gouvernement UMP", a-t-il poursuivi, demandant "une nouvelle fois que M. Breton fournisse toutes les explications".

Sources Le Monde

Posté par Adriana Evangelizt

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M
A l'UMP, c'est vraiment à de la racaille politicienne que l'on a affaire et dire qu'avec leur président hongrois, ils comptent corrompre toute la république ... on est vraiment mal parti ... mais heureusement il reste encore des gens honnêtes avec françois Bayrou !
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